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Les défis de la qualité

par El-Houari Dilmi

Plus de 341.000 nouveaux bacheliers vont frapper à la porte de l'université dès la prochaine rentrée. Avec une population scolaire de près de 12 millions, l'équivalent des habitants d'un pays comme la Tunisie, les secteurs de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur apparaissent comme le plus grand chantier herculéen dont les travaux sont toujours en cours, 63 ans après le recouvrement du soleil de la liberté. Tout comme le projet de société dont les contours généraux commencent à se dessiner, l'école publique algérienne est toujours à la recherche de la bonne recette, pour préparer les générations de demain à un avenir porteur de défis d'un autre temps et d'une autre nature.

Motif de fierté nationale : l'Algérie a décroché la 1ère place aux niveaux maghrébin et africain, avec 53 universités, dans le classement mondial du Times Higher Education Impact Rankings 2025. Dans ce classement des 400 meilleures universités mondiales, l'université d'El-Oued occupe la première place au niveau national, suivie des universités de Khenchela et d'Oum El-Bouaghi, puis de celle de M'sila à la troisième place. L'université de Souk Ahras décroche, pour la première fois, la quatrième place au niveau national. Ce classement qui s'appuie sur l'évaluation de l'impact socio-économique des universités sur la base de leur contribution à la réalisation des objectifs du développement durable des Nations Unies, place les universités algériennes en pole position pour faire face aux défis mondiaux, tels que la pauvreté, le changement climatique et l'égalité sociale. Faire des établissements universitaires et des laboratoires d'excellence une locomotive du développement économique, est la voie salutaire vers l'émergence d'une Algérie qui aura sa place dans la cour des grands. Une plus grande ouverture des universités algériennes à leurs homologues internationales est aussi la bienvenue.