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Note de synthèse : L'école, un défi algérien (Suite et fin)

par Brahim Chahed

Mais il faut admettre qu'en milieu scolaire, la transmission du savoir n'est jamais neutre: certains élèves y sont favorisés et d'autres malheureusement pénalisés.

En effet, l'école impose des normes et exige, pour réussir, un minimum de capital culturel familial de l'élève. Ce capital étant toujours différent d'un élève à l'autre, demande à l'enseignant des efforts d'adaptation colossaux et un travail hors normes, difficile et même parfois en totale contradiction, pour intégrer tous les élèves aux activités scolaires12.

L'activité de l'enseignement, pourtant très structurée, est, par son essence, ouverte et mal dé?nie. Elle est fortement marquée par des interactions humaines difficilement contrôlables et impossibles à cerner.

Au-delà de la formation initiale qui demeure incontestablement inadaptée, l'écart entre les connaissances et les compétences attendues, même après une formation professionnelle du futur enseignant, demeure intact et souvent source de malaise. En effet, c'est lorsque l'enseignant est en plein exercice qu'il a besoin d'aide, d'échange, de partage professionnel. La formation continue doit être une priorité pour contribuer à combler les déficits constatés par la prise en compte des réalités des écoles et des évolutions pédagogiques en cours.

Troisièmement : Penser l'école de demain : C'est incontestablement à l'école que se construit le socle des compétences et des motivations qui servira de base aux apprentissages de toute la vie. C'est cette mission, décisive, qui fait que l'école soit au centre des intérêts des nations et que son avenir fasse l'objet de réflexions au même titre que son présent.

Il serait chaotique que l'école perde la confiance publique

L'école de demain peut être différente - elle le sera selon toute vraisemblance13 - mais devra être perçue par tous comme le berceau de tout progrès. L'attitude du public, le niveau de consensus ou de conflit en son sein, la satisfaction ou l'insatisfaction à son égard et le degré de reconnaissance et d'estime qu'on lui témoigne, sont autant d'éléments qui joueront un rôle déterminant pour l'avenir de l'école.

L'école devra être:

- Une école ouverte ;

- Une école rentable (efficacité, efficience et équité) ;

- Une préparation à la vie (fonctionnalité et pertinence).

Apprendre-enseigner devra être :

- Instruire, éduquer, et qualifier ;

- Intégrer des apprentissages ;

- Mettre en place des conditions pour l'apprentissage ;

- Apprendre activement ;

- Evaluer pour améliorer les meilleurs et faire progresser les plus faibles.

Mais l'école algérienne souffre aussi de:

* la violence scolaire14 : la violence a fini par atteindre même les lieux du savoir que sont les écoles. Qu'elle soit verbale ou physique, la violence reste un fait grave qui fait des victimes. Les avis divergent sur la question en l'absence d'une étude approfondie et de statistiques précises et réelles15 sur le phénomène qui demeure sujet tabou.

La violence dans les écoles algériennes prend de nombreuses formes, y compris :

- la violence contre et entre enseignants, étudiants, personnel administratif et personnel de l'école ;

- la violence des rues qui a investi les écoles et l'environnement des établissements scolaires ;

- les dégâts causés aux installations de l'école, aux biens des élèves et des personnels ;

- le vol et destructions des documents et biens appartenant à l'établissement scolaire.

La violence à l'école, danger grandissant16 et problème de société d'importance croissante, c'est la faute aux professeurs, jugés trop laxistes ? Aux parents jugés démissionnaires ? Aux élèves considérés ingérables ? A l'environnement, aux pouvoirs publics,… ? C'est en tout cas toujours la faute aux autres.

Afin au moins d'atténuer ce phénomène, il est primordial de travailler sur plusieurs mesures qui, conjuguées, pourraient être en adéquation avec les problématiques persistantes.

Parmi les pistes à examiner figure d'abord la formation des formateurs sur l'accompagnement des élèves.

Ensuite, l'assise d'une forme soutenue de collaboration entre les services du ministère de l'Education nationale avec les universités, les centres de recherche et les ministères de la Jeunesse et des Sports, des Affaires religieuses et de la Solidarité et de la Famille afin de cerner le phénomène sous tous ses aspects.

Enfin, ces mesures doivent impérativement être assorties de la promotion du civisme à travers les programmes scolaires et l'implication des parents d'élèves, le recrutement de spécialistes chargés de l'orientation éducative pour soutenir l'encadrement préventif dans les établissements scolaires et enfin l'organisation régulière de campagnes de sensibilisation en coordination avec tous les secteurs concernés et la société civile.

* la précarité des écoles primaires et les surcharges : en moyenne les établissements scolaires, de plusieurs régions du pays, doivent accueillir entre trente-cinq et quarante élèves par classe. Chaque année et de manière générale, les établissements doivent supporter un surplus de 150 000 à 200 000 élèves tous niveaux confondus. Une complication supplémentaire pour offrir un enseignement solide et efficace. De plus, des écoles pleines ne permettent pas d'assurer une sécurité totale pour les enfants.

L'accueil des élèves a toujours été mal calculé. Comme à chaque fois, l'Etat prévoit des solutions avec la création de plusieurs centaines d'établissements mais la livraison de la plupart d'entre eux prend du retard.

Les nouveaux sites de logements publics et les nouveaux îlots créés par des privés perturbent la formule nombre d'élèves/nombre de classes et l'Etat voit sa marge de manœuvre se réduire de plus en plus, faute de politiques publiques globales, de coordination et de planification efficace. La précarité, particulièrement, des écoles primaires qui dépendent des mairies, en manque de moyens, est frappante alors qu'ils doivent recevoir des enfants.

* l'échec scolaire : chaque année, des centaines de milliers d'élèves quittent le système scolaire17. En fait, la notion d'échec scolaire n'est pas simple à cerner. Pour ce faire, il convient paradoxalement d'analyser en quoi consiste la réussite scolaire qui repose sur un système complexe d'interaction qui implique en même temps l'école, la famille, l'élève et l'environnement socioculturel. L'échec18 scolaire demeure une épreuve difficile tant pour l'enfant et ses parents que pour l'enseignant. L'école algérienne, en fait, ne construit pas la réussite19. Même les enfants précoces subissent des échecs alarmants au sein de l'école algérienne qui se trouve, malheureusement, inadaptés aux rythmes de ces élèves.

* le pseudo-recrutement des maîtres : l'école algérienne souffre d'une pénurie de professeurs. Les années scolaires se suivent et se ressemblent au grand regret de toutes les parties prenantes de l'enseignement et surtout des parents.

Pourtant, la pénurie de professeurs devrait être moindre d'année en année. En effet, le recrutement d'enseignants a été accéléré ces dernières années pour éviter les débordements à l'école et les classes surchargées. Ce manque de professeurs affecte non seulement la scolarité des élèves de tous les cycles confondus, mais également tout le système scolaire algérien.

Ainsi, pour l'année scolaire 2014-2015, le ministère de l'Education a recruté 23 931 enseignants20 pour les trois paliers (primaire 14 694, moyen 6 256 et le secondaire 2 981).

Toutefois, le recours, d'une part, au recrutement direct, qui dure depuis des années, sans formation appropriée préalable21, à la mise en œuvre de formations rapides, intensives et de courte durée et à la perversion des finalités de la formation en cours d'emploi qui, loin d'assurer une véritable amélioration des qualifications et un perfectionnement des compétences, a été transformée en moyen de promotion administrative, d'autre part, est de plus en plus problématique pour l'éducation nationale.

* les grèves à répétition : alors que l'Algérien est connu pour s'émouvoir d'un rien, l'école peut enchaîner plusieurs semaines de grève sans que cela suscite le moindre mouvement d'humeur dans la société22. Grève sur grève et une autre grève à l'horizon devient une constante malheureuse dans notre pays. Nous ne disposons pas de statistiques sur les millions d'heures perdues par nos enfants à cause des grèves à répétition, mais aussi à cause du fort taux d'absentéisme que tout le monde évite soigneusement d'auditer, sujet tabou.

* le redoublement23 : le redoublement devrait avoir pour but la favorisation de l'apprentissage de notions non acquises. Il semblerait, les constats s'imposent, que les effets escomptés ne soient pas réalisés dans la majorité des cas. On observe peu d'amélioration du rendement scolaire et rares sont les élèves qui après un redoublement deviennent de bons élèves24. Le redoublement devrait être objet d'études, d'analyses et surtout d'évaluation par les pouvoirs publics.

Finalement, tout n'est pas encore dit. Je prends conscience que le sujet ne s'épuisera jamais. Permettez-moi de finir sur ces questionnements :

Qu'est-ce qu'apprendre-enseigner ?

- S'instruire? S'éduquer? Ou se qualifier?

- Cumuler des apprentissages ou intégrer des apprentissages ?

- Un enseignant transmetteur de savoir ? Ou un enseignant mettant en place les conditions de l'apprentissage ?

- Un apprenant qui reçoit ? Ou qui est actif?

- Un enseignant qui note la restitution des connaissances ? Ou un enseignant qui mobilise les connaissances ?

- Un enseignant qui évalue pour écarter les mauvais élèves ? Ou un enseignant qui évalue pour améliorer les résultats des élèves ou encore pour faire progresser les plus faibles d'entre eux ?

Doit-on améliorer la rentabilité de l'école (efficacité, efficience et équité)25 ?

Prenons tous conscience que l'école n'est pas juste une préparation aux études longues, c'est au contraire une préparation à la vie pour tous26.

Références bibliographiques

Mémoires et travaux de recherche :

- Denis BAUCAHRD «Le nouveau monde arabe, enjeux et instabilités », André VERSAILLE Editeur ;

- Philippe MEIRIEU « Faut-il adapter l'école aux élèves ? Un vieux débat… toujours d'actualité ! », Présentation, Université lumière Lyon 2 ;

- Sid Ahmed BARA « Un seul monde, une seule école, explorer et évaluer les facteurs qui gênent la réussite scolaire dans les systèmes éducatifs d'Afrique du Nord et du Maghreb ». Le cas de l'Algérie, Facultés des sciences humaines et sociales, UMMTO, Algérie ;

- Philippe MEIRIEU « La pédagogie au cœur des contradictions… Pour comprendre les débats éducatifs d'aujourd'hui » ;

- Kouider BOUTALEB « La problématique de la gouvernance d'entreprise en Algérie », Université de Tlemcen ;

- Etude prospective OCDE 2001 «Quel avenir pour l'école», Chapitre 5 ;

- Dr KHELFANE Rachid, Maître de conférences, Dr Louisa MAROUF, Maître de conférences, Université Mouloud Mammeri Tizi-Ouzou Algérie « Etude des Rythmes scolaires en Algérie »

- Imène BENHARKAT, Maître assistante, Laboratoire d'Analyse des Processus Sociaux et Institutionnels, Université Mentouri Constantine « Le système éducatif algérien ».

Revue et rapports :

- Said IGHILAHRIZ « Les Algériens et l'école : entre opinion qualifiée et opinion de citoyen », sondage d'opinions, ECOtechnics ;

- Dr. Tarek Saker; Dr : Said Mezroua « Les différentes sortes de pédagogie », Revue des sciences de l'homme et de la société, Université de Alger -3- Biskra, Algérie;

- Rapport intitulé « La refonte de la pédagogie en Algérie : défis et enjeux d'une société en mutation », Programme d'appui de l'UNESCO à la réforme du système éducatif (PARE), 2005;

- Rapport intitulé « Réforme de l'éducation et innovation pédagogique en Algérie », Programme d'appui de l'UNESCO à la réforme du système éducatif (PARE), 2006 ;

- Revue de la recherche en éducation éditée par l'INRE Algérie « Educ Recherche », le N°1 (Jui- Août- Sep 2011) ;

- Etude N° 470/2008 du 08 Avril 2011, de la Commission européenne pour la démocratie par le droit (commission de Venise), « bilan sur les notions de bonne gouvernance et bonne administration » ;

- Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture, bureau international d'éducation « Données mondiales d'éducation 2010/2011 », Algérie, version révisée, Mai 2012 ;

- Revue des sciences de l'éducation, Vol. XXVIII, N° 1, 2002, p. 125 à 146 « Le rôle du personnel enseignant dans le processus de reproduction linguistique et culturelle en milieu scolaire francophone en Ontario ».

Lois et Règlements :

- Loi d'orientation sur l'éducation nationale N° 08-04 du 23 Janvier 2008;

NB/ Divers sites internet nationaux et étrangers et nombre d'entretiens sur le sujet.

Notes :

12- Eduquer, c'est assumer la volonté de transmettre ET l'impossibilité de transmettre disait Philippe Meirieu dans : " La pédagogie au cœur des contradictions… Pour comprendre les débats éducatifs d'aujourd'hui ".

13- Le développement des TIC pourrait conduire au démantèlement progressif des institutions de scolarisation sous l'organisation que nous connaissons. Les écoles peuvent souffrir de crise d'enseignants à la hauteur de leur mission ou tout au moins à un désintérêt totale de ces derniers. L'école pourrait aussi devenir une organisation apprenante ambitieuse et flexible ou encore un centre d'excellence, de dynamisme et d'innovation pour les entreprises. Voir, à ce sujet, une étude prospective réalisée en 2001 par le Centre de l'OCDE pour la recherche etl'innovation dans l'enseignement, chapitre cinq " Quel avenir pour l'école ". Il est question dans cette étude de scenarios, construits à partir de données et de tendances existantes ainsi que d'évolutions possibles, loin de tout exercice de prédiction.

14- Selon une étude élaborée par le ministère de l'Education nationale sur le phénomène de la violence scolaire, il a été enregistré durant la période 2001 à 2007 plus de 50 000 cas de violence dont 12 000 de violence physique et matérielle et 342 de possession d'armes dans les trois cycles de l'enseignement. En 2008, les taux de violence ont atteint 0,58% des 6,5 millions d'élèves scolarisés (37 700 cas de violence) pour passer en 2014 (selon le Ministre en exercice , Monsieur BABA Ahmed) à 1% des 8 millions d'élèves (ce qui donne 80 000 cas de violence), répartis entre les 25 000 établissements que compte le pays.

15- Selon Monsieur HAKEM Bachir, porte-parole du CLA, L'année 2010-2011 a vu :

- 3500 cas de violence dans le primaire entre élèves, plus de 13000 dans le moyen et plus de 3000 cas dans le secondaire ;

- 201 cas de violences des élèves contre leurs enseignants dans le primaire, 2899 cas dans le moyen et 1455 cas dans le secondaire ;

- 1942 cas de violences des enseignants contre leurs élèves dans les trois paliers ;

- 501 cas de violences entre enseignants.

16- Et pour preuve, cette augmentation continue, sur l'ensemble des segments incidents graves, entre 2011 et 2013:

- Atteintes aux personnes 80,5% (2011), 82,6% (2012) et 83,9% (2013) - Atteintes aux biens 22,6% (2011), 33,4% (2012) et 40,2% (2013) ;

- Violences physiques 46,4% (2011), 47,5% (2012) et 57,9% (2013) -Violences verbales 58,2% (2011), 69,5% (2012) et 70,3% (2013) ;

- Atteinte à la vie privée 3,6% (2011), 4,1% (2012) et 5,3% (2013) -Filmer des actes 10,2% (2011), 12,2% (2012) et 12,5% (2013) ;

- Violence sexuelle 2,3% (2011), 2,5% (2012) et 2,6% (2013)- Consommation d'alcool 3,6% (2011), 3,8% (2012) et 4,1% (2013) ;

- Racket 20,8% (2011), 21,9% (2012) et32, 0%(2013) - Atteintes à la sécurité 7,2%(2011), 9,1% (2012) et10,2% (2013)

- Dommage locaux ou au matériel 15,2% (11), 16,4%(12) et 16,5% - Dommage biens personnels 13,1% (11), 23,3% (12) et 23,5% (13) ;

- Consommation stupéfiants 3,5% (2011), 3,8% (2012) et 4,9% (2013) -Trafic stupéfiants 1,2% (11), 1,5%(2012) et 1,8% (2013) ;

-Port d'arme (sans violence) 3,2% (11), 3,5% (2012) et 5,6% (2013) -Port d'arme (avec violence) 3,0% (11), 3,2% (2012) et 3,4% (2013).

17- Les chiffres sont effarent, tandis qu'on parle de 200 000, le nombre d'élèves qui quittent le système scolaire, d'autres voix s'élèvent pour dire que c'est beaucoup plus que ça, prés 500 000 élèves quitteraient l'école chaque année.

18- L'échec est un sentiment qui résulte de déceptions et il n y'a pas de déceptions sans attentes préalables. Attentes aussi bien de l'enfant et des parents que celles des enseignants.

19- Voir sur ce sujet le travail intitulé " Un seul monde, une seule école ", sur les facteurs qui gênent la réussite scolaire dans les systèmes éducatifs d'Afrique du nord et du Maghreb, le cas de l'Algérie, de M. Bara Sid ahmed, Maitre de conférences au département de psychologie, Facultés des sciences Humaine et sociale UMMTO, Algérie.

20- Même si le but recherche n'est que de répondre quantitativement (but jamais atteint somme toute), la qualité des professeurs reste sujette à débats. Pourtant, contrairement aux années précédentes, les nouveaux enseignants ont été formés. Les pouvoirs publics ne Même si le but recherche n'est que de répondre quantitativement (but jamais atteint somme toute), la qualité des professeurs reste sujette à débats. Pourtant, contrairement aux années précédentes, les nouveaux enseignants ont été formés. Les pouvoirs publics ne veulent pas reproduire les erreurs du passé, et c'est pourquoi les candidats retenus ont fait un séminaire de 15 jours avant d'enseigner : quelle performance !).

21- L'article 77 de la loi n° 08-04 de 23 janvier 2008 portant loi d'orientation sur l'éducation nationale précise que la formation initiale des différents corps d'enseignements est une formation de niveau universitaire. Cette formation - de trois à cinq ans en fonction des cycles d'enseignement à encadrer - est désormaisassurée par l'université dans les ENS, avec des programmes spécifiques conjuguant la formation académique et le savoir-faire professionnel.

22- L'école est devenue depuis quelques années déjà un terrain d'affrontement entre les pouvoirs publics et le personnel de l'éducation. L'avenir de nos enfants est pris en otage. Il n'est plus question de l'essentiel : l'organisation de l'année scolaire et des aspects quantitatifs des programmes scolaires, il n'a jamais été question de l'École dans sa finalité et, donc, de son contenu et de ses méthodes. Il est tout le temps question de demandes sociales, légitimes certes. Mais aussi et surtout de manipulation.

23- Les taux d'autorisation de redoublement de l'année notamment dans les deuxième et troisième cycles a nettement augmenté, passant de 6% en 1971-1972 à 16,7 % en 2011.

24- Le redoublement n'est, malheureusement, jamais accompagné de suivi psychologique pour que l'enfant ne perde pas l'estime de soi, ne doute pas de ses capacités. Le redoublement est perçu par l'enfant et sa famille comme un échec qui conduit, in fine, à la démotivation et aggrave le risque d'abandon scolaire.

25- Efficacité: relation entre les objectifs visés par le système et les résultats obtenus à la fin d'un cycle.

Efficience : relation entre, d'une part, les objectifs visés par le système et l'investissement prévu et, d'autre part, entre les résultats obtenus et le coût effectif. Equité : garantir le droit à la réussite de tous.

26- Pour retrouver les notions de fonctionnalité et pertinence déjà citées.