![]() ![]() ![]() Ciblés délibérément par l'armée sioniste: Nouveau massacre de journalistes à Ghaza
par Mohamed Mehdi ![]() En s'attaquant encore une fois aux
journalistes, en bombardent leur tente installée devant l'entrée principale de
l'hôpital al-Shifa, Israël prépare de nouveaux
massacres dans la ville de Ghaza, certainement d'une
plus grande ampleur que ceux commis jusqu'ici, avant de continuer son «œuvre
civilisatrice» dans le reste de l'enclave.
Cibler ceux qui documentent quotidiennement les crimes de guerre en cours à Ghaza, depuis le 7 octobre 2023, avec le soutien explicite de l'administration américaine, celle de Biden le «Démocrate» comme celle de Trump le «Républicain», et des principales capitales occidentales, l'entité sioniste tente de minimiser l'impact des images diffusées sur les réseaux sociaux et que les manifestants dans le monde entier qualifient déjà, depuis plusieurs mois, de génocide. Dimanche soir, vers 23h (heure de Ghaza), la nouvelle tombe tel un couperet : «le martyre des correspondants d'Al Jazeera Anas Al-Sharif et Mohammed Qreiqea», annonce le directeur du complexe médical Al-Shifa, ciblés dans un bombardement israélien sur leur tente. Moins de dix minutes plus tard, un autre correspondant d'Al Jazeera rapporte le martyre de 6 Palestiniens, dans la même attaque, dont celle des correspondants Anas Al-Sharif et Mohammed Qreiqea, ainsi que les caméramans et photographes Ibrahim Daher et Mohammed Noufal, Moumen Aliwa et Mohammed al-Khaldi. Le massacre de dimanche contre une tente de journalistes fait passer le nombre de martyrs des professionnels de la presse et des médias à 238, indique un communiqué du Gouvernement de Ghaza. Ghaza dit adieu aux six journalistes martyrs Les organisations et institutions de presse palestiniennes ont exprimé leur deuil pour les six journalistes et photographes, dont des correspondants d'Al-Jazeera, tombés en martyrs dimanche soir lors d'une attaque de missiles perpétrée par un drone. «Ce crime s'inscrit dans le cadre des tentatives israéliennes continues à empêcher les images et les témoignages des crimes commis à Ghaza, et de poursuivre le génocide loin des caméras», affirment les organisations de la presse palestiniennes au sein de l'enclave. De son côté, le Syndicat des journalistes palestiniens a fermement condamné, lundi matin, l'assassinat ciblé de Anas Al-Sharif et Mohammed Qreiqea, correspondants d'Al-Jazeera à Ghaza. Le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, Cheikh Mohammed ben Abdelrahman Al Thani, a pour sa part estimé que le «ciblage délibéré des journalistes ne peut pas masquer les atrocités commises par Israël dans la bande de Ghaza», ajoutant que cet acte ignoble «prouve que les crimes commis à Ghaza dépassent l'imagination, face à l'incapacité internationale à mettre un terme à cette tragédie». Condamnant le «crime odieux commis par l'armée d'occupation israélienne» contre des journalistes et photographes, le Syndicat des journalistes égyptiens a déclaré : «Nous pleurons la conscience mondiale qui est enterrée jour après jour, ainsi que les témoins de la vérité et les martyrs du génocide et de la famine à Ghaza. » Dans une déclaration à Al Jazeera, le Secrétaire général adjoint du Syndicat national des journalistes de Grande-Bretagne affirme que l'attaque «est un nouvel acte horrible dans la guerre contre le journalisme, (qui) vise à occulter la vérité sur ce qui se passe à Ghaza». Dénonçant l'«impunité totale» dont jouit Israël, le Syndicat estime que «cette situation est dangereuse et exige que des comptes soient rendus». La Haut-Commissaire des Nations unies aux Droits de l'Homme a condamné le meurtre de six journalistes palestiniens, considérant que cette attaque «constituait une grave violation du Droit international humanitaire», appelant à «un accès immédiat, sûr et sans entrave à la bande de Ghaza pour tous les journalistes». De son côté, la rapporteuse spéciale des Nations unies sur le droit à la liberté d'expression a déclaré, à Al Jazeera, que l'entité sioniste «tente de dissimuler au monde ce qui se passe à Ghaza». «Israël empêche les médias internationaux d'entrer à Ghaza par crainte d'être démasqués», a-t-elle ajouté, appelant «les alliés d'Israël à lui imposer des sanctions pour mettre fin aux massacres». Pour la directrice régionale du Comité pour la protection des journalistes (CPJ), «Israël a systématiquement qualifié les journalistes de terroristes sans fournir de preuves crédibles». «L'approche d'Israël envers les journalistes soulève des questions quant à ses intentions et à son respect de la liberté de la presse», a-t-elle souligné, avant de rappeler que «les journalistes sont des civils et ne devraient pas être pris pour cible» et d'appeler «à ce que les responsables de ces crimes rendent des comptes». L'Association de la presse étrangère en Palestine occupée a exprimé sa «profonde indignation par le ciblage des journalistes palestiniens dans la bande de Ghaza par Israël», appelant l'entité sioniste à «cesser ses attaques». L'organisation Reporters sans frontières' (RSF) a dénoncé «le mépris de la Communauté internationale face aux avertissements concernant les journalistes de Ghaza», estimant que l'attaque délibérée de l'armée israélienne contre la tente des journalistes près de l'hôpital Al-Shifa à Ghaza-ville est comme «une pratique bien connue et avérée, notamment contre les journalistes d'Al Jazeera». L'organisation affirme que la Communauté internationale, menée par l'Union européenne et les États-Unis, «a ignoré les avertissements concernant l'attaque imminente», appelant le monde à prendre des «mesures décisives» pour mettre fin aux «exécutions israéliennes de journalistes», ainsi qu'à une «réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur la protection des journalistes dans les conflits armés». Le Commissaire général de l'UNRWA, Philippe Lazzarini a, lui aussi, réagi au crime contre les six journalistes, appelant à la nécessité que les confrères internationaux puissent aller à Ghaza. «Les journalistes internationaux doivent pouvoir entrer à Ghaza pour soutenir le travail héroïque de leurs collègues palestiniens», a-t-il déclaré, soulignant que «l'armée israélienne continue de faire taire les voix qui dénoncent les atrocités commises» dans l'enclave. |
|