![]() ![]() ![]() Aide humanitaire pour Ghaza: Propagande sioniste relayée par des médias arabes
par Mohamed Mehdi ![]() Dimanche 674e jour de
l'agression sioniste contre la population civile de Ghaza
et plus de 5 mois (161 jours) de siège total de l'enclave, l'armée génocidaire
d'Israël poursuit ses massacres contre les femmes, les enfants, et les
personnes à la recherche d'aide alimentaire.
Le rapport statistique publié, hier, par le ministère de la Santé, fait état de 426 victimes lors des précédentes 24h (samedi), dont 63 martyrs et 363 blessés transférés vers les hôpitaux de Ghaza, soit au total 61.430 martyrs et 153.213 blessés, depuis le 7 octobre 2023. Le bilan des victimes depuis la reprise des bombardements, le 18 mars 2025, s'élève quant à lui à 9.921 martyrs et 41.172 blessés. Le ministère de la Santé ajoute que 35 martyrs et 304 blessés par les tirs des soldats de l'occupation et des agents de la fondation américaine «GHF», dans les «centres d'aide» israélo-américains, ont été enregistrés lors de la même période, portant le nombre total des victimes parmi les demandeurs d'aide alimentaire à 1.778 martyrs et 12.894 blessés. Par ailleurs, la même source affirme que les hôpitaux de la bande de Ghaza ont enregistré, 5 nouveaux cas de décès de personnes affamées, dont 2 enfants, ce qui porte le nombre total de victimes de la famine et de la malnutrition, imposée par Israël et les Etats-Unis, à 217 martyrs, dont 100 enfants. Pillés pour la plupart : 1.210 camions d'aide entrés à Ghaza en 14 jours A propos de l'entrée, depuis deux semaines, des aides humanitaire via Rafah ou d'autres points passages, le Bureau des médias du gouvernement de Ghaza a tenu à publier les statistiques portant sur le nombre de camions arrivés entre le 27 juillet et le 9 août pour couper court avec la propagande sioniste, relayée par certains médias arabes, laissant entendre que les aides coulent à flot sur l'enclave. Ainsi, selon le document du Bureau des médias, «le nombre de camions entrés dans la bande de Ghaza en 14 jours, depuis que l'occupant a autorisé l'entrée de l'aide humanitaire à partir du dimanche 27 juillet 2025» a atteint l'équivalent de deux journées seulement selon les besoins réels pour une population de plus de 2,3 millions affamée depuis plus de 5 mois. Ainsi, selon les chiffres publiés, le nombre de camions entrés est très irrégulier. Il varie de 36 à 112, soit une moyenne quotidienne de 86 camions, atteignant un total de 1.210 camions sur 14 jours. «Au total, seuls 1.210 camions d'aide humanitaire sont entrés dans la bande de Ghaza sur les 8.400 camions prévus, soit 14% des besoins réels», affirme le communiqué du Gouvernement, notant que «la plupart d'entre eux ont été pillés et volés dans le chaos sécuritaire provoqué par l'occupation israélienne dans le cadre d'une politique systématique visant à briser la volonté de notre peuple palestinien et de saper sa résistance». Le communiqué précise aussi que «Ghaza a besoin chaque jour de plus de 600 camions d'aide humanitaire pour répondre aux besoins minimaux de 2,4 millions de personnes, alors que les infrastructures sont presque entièrement détruites par la guerre et les massacres incessants». Les massacres se poursuivent Dimanche, le bilan des tueries sionistes depuis l'aube jusqu'à 13h (localement), avait atteint 39 martyrs dans plusieurs zones de la bande de Ghaza, 18 demandeurs d'aide alimentaire, selon des sources hospitalières citées par Al Jazeera. Une source à l'hôpital baptiste a signalé le martyr de l'enfant Saif Mohamed Halas pour cause de famine imposée par l'entité sioniste dans la bande de Gaza. La même source a également fait état de «7 martyrs dans les bombardements israéliens sur le quartier d'al-Shuja'iya, à l'est de la ville de Ghaza. L'hôpital des Martyrs d'Al-Aqsa a signalé un martyr et plusieurs blessés dans une attaque israélienne contre des travailleurs humanitaires près du point de passage de Kissufim, dans le centre de la bande de Ghaza. L'hôpital Al-Awda a, de son côté, fait état de 3 martyrs et de plusieurs blessés dans des bombardements des forces d'occupation sur le camp de réfugiés de Nuseirat, dans le centre de la bande de Ghaza. Dans le sud de l'enclave, le complexe médical Nasser a annoncé avoir réceptionné les corps de 5 martyrs et de plusieurs autres blessés parmi les demandeurs d'aide affamés près de l'axe Morage, au sud de Khan Younes. L'hôpital du Croissant-Rouge à Khan Younes a signalé aussi une attaque de drone israélien qui a fait un martyr et un blessé dans une tente de personnes déplacées dans le quartier d'Al-Mawasi. Témoignage d'un ambulancier britannique : des enfants dans des sacs mortuaires Al Jazeera English (AJE) a rapporté hier, citant PA Media, un bouleversant témoignage d'un ambulancier britannique qui a raconté le moment où il a placé les corps inanimés de deux enfants dans des sacs mortuaires peu après son arrivée à Ghaza, décrivant des hôpitaux débordés par le nombre important de victimes causées par les massacres israéliens en cours. «Sam Sears, 44 ans, originaire de Kettering en Angleterre, a passé trois semaines avec l'organisation caritative médicale britannique UK-Med, qui opère à Ghaza avec le soutien du gouvernement britannique, a déclaré que la situation était un «véritable carnage», avec un flux constant de patients souffrant de blessures causées par des explosions, des éclats d'obus et des balles», écrit AJE. Dès sa première nuit passée à Ghaza, M. Sears a fait partie d'une équipe de sauvetage intervenue suite à une explosion ayant fait de nombreuses victimes, dont «deux enfants âgés de 9 et 11 ans sont morts des suites de leurs blessures», ajoute la même source. «C'était particulièrement déchirant de mettre un enfant dans un sac mortuaire, de voir son visage pour la dernière fois, puis de le déplacer pour pouvoir soigner d'autres personnes», a déclaré M. Sears, qui est rentré au Royaume-Uni le 31 juillet, rapporte AJE. Sam Sears a également raconté «avoir soigné des enfants qui avaient perdu toutes leurs familles, des adolescents souffrant de blessures qui allaient changer leur vie et des nouveau-nés souffrant de malnutrition sévère parce que leurs mères ne pouvaient pas produire suffisamment de lait». |
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