![]() ![]() ![]() ![]() Mercredi 663e jour d'agression
sioniste et 151e jour de siège total de Ghaza,
l'armée génocidaire d'Israël augmente la cadence de ses massacres contre la
population civile, femmes et enfants, et les personnes à la recherche d'aides
alimentaires.
Le nouveau rapport statistique du ministère de la Santé, publié hier, annonce un bilan de 503 victimes, dont 104 martyrs et 399 blessés transférés dans les hôpitaux de Ghaza lors des précédentes 24h (mardi), soit au total 60.138 martyrs et 146.269 blessés, depuis le 7 octobre 2023. En outre, le nombre de victimes depuis la reprise des bombardements, le 18 mars 2025, s'élève à 8.970 martyrs et 34.228 blessés. Par ailleurs, ajoute la même source, les massacres israéliens dans les «centres d'aide» israélo-américains ont fait, durant la même journée, 60 martyrs et 195 blessés par les tirs des soldats de l'occupation et des agents de la fondation américaine «GHF», portant à 1.239 martyrs et 8.152 blessés le nombre total des victimes parmi les demandeurs d'aide alimentaire. «Les hôpitaux de la bande de Ghaza ont enregistré 7 décès au cours des dernières 24 heures en raison de la famine et de la malnutrition. Cela porte le nombre de victimes de la famine à 154, dont 89 enfants», a indiqué le ministère de la Santé dans un autre communiqué. De son côté, le directeur de l'hôpital Al-Shifa a déclaré à Al Jazeera que «20.000 enfants de la bande de Ghaza sont en danger après avoir atteint un stade avancé de malnutrition». Hier, les bombardements sur Ghaza ont fait au moins 22 martyrs, dont 15 demandeurs d'aide alimentaire, tués par des tirs de soldats israéliens, depuis l'aube jusqu'aux environs de 15h (localement), selon un bilan provisoire rapporté par Al Jazeera citant des sources hospitalières. Le Comité d'urgence de Ghaza dément l'entrée de «centaines de camions» via Rafah Le Comité central d'urgence de la bande de Ghaza a démenti, hier, les «allégations faisant état de l'entrée de centaines de camions via le terminal de Rafah», a rapporté Al Jazeera. «Les déclarations de certains organismes officiels égyptiens concernant l'entrée massive d'aide humanitaire ne reflètent pas la réalité. Les annonces faisant état de centaines de camions entrant chaque jour par le point de passage de Rafah ne correspondent pas aux observations de nos municipalités», affirme le Comité. La même source demande clairement aux autorités égyptiennes d'ouvrir «immédiatement et sans condition» le point de passage de Rafah pour acheminer l'aide humanitaire. Le Comité centrale des urgences de Ghaza a appelé à l'Égypte à «mettre fin à la coordination humiliante (avec Israël, ndlr) qui entrave l'entrée de fournitures médicales et de carburant» et à «révéler le nombre réel de personnes entrant et sortant via Rafah au lieu de créer l'illusion de solidarité». Rejet des largages aériens et demande d'ouverture des points de passage Les représentants des tribus palestiniennes de Khan Younes et de Rafah, dans le sud de la bande de Ghaza, ont appelé, mercredi, à «cesser les largages aériens des aides alimentaires» qui «menacent d'accroître la mortalité» parmi la population affamée. «Nous rejetons les largages aériens», affirment les tribus du sud de l'enclave, soulignent leur «rôle dans la protection de l'aide contre toute atteinte», et demandent «aux pays arabes de faire pression pour l'ouverture des points de passage». De son côté, le Conseiller média de l'UNRWA a évoqué dans une déclaration sur Al Jazeera l'ouverture de «couloirs humanitaires sûrs dans la bande de Ghaza» afin d'acheminer en urgence l'aide nécessaire. «Une véritable famine sévit dans la bande de Ghaza. Cette famine est une catastrophe d'origine humaine, Israël doit garantir des voies d'entrée sûres pour acheminer l'aide humanitaire», a-t-il déclaré, ajoutant que l'UNRWA est «en mesure de gérer 400 points de distribution». L'intervenant a également souligné que le peu d'aide qui est largué actuellement «n'atteint pas la majorité de la population». Sur le même sujet, le Directeur général de l'OMS a exigé «un accès sûr, durable et sans entrave de l'aide médicale à la bande de Ghaza» dont les «besoins sanitaires sont énormes». Par ailleurs, selon le journal israélien Haaretz, l'entité sioniste «menace de suspendre les largages aériens de l'aide alimentaire par crainte de documenter les destructions à Ghaza». Selon le quotidien, «Israël menace de suspendre les largages d'aide si des vidéos documentant les destructions dans la bande de Gaza sont publiées» et demande aux forces aériennes participant aux largages d'aide d'empêcher les journalistes de filmer les destructions massives à Ghaza». Martyre d'un prisonnier palestinien dans les prisons israéliennes Le Bureau d'information des prisonniers a annoncé, hier, le martyre du prisonnier Sayel Abu Nasr, originaire de la bande de Ghaza, portant à 75 le nombre de détenus palestiniens morts dans les prisons de l'occupation israélienne depuis le début la guerre d'extermination en cours. En outre, la Commission des affaires des prisonniers et le Club des prisonniers palestiniens, ont indiqué, dans un communiqué, qu'au début juillet 2025, «le nombre total de prisonniers dans les prisons de l'occupation dépassait les 10.800», précisant que ce chiffre «n'inclut pas les détenus dans les camps gérés par l'armée israélienne». Les deux organismes précisent que «parmi les prisonniers palestiniens figurent 48 femmes, plus de 440 enfants, plus de 3600 détenus administratifs et 2454 détenus de Ghaza, que l'administration pénitentiaire israélienne qualifie de «combattants illégaux»». |
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