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Constantine - Selon le président du CSLA: « La langue arabe occupe la 6ème place sur la Toile »

par A.Mallem

  Organisé conjointement et pour deux jours, les 17 et 18 mai en cours, par l'université ‘1' des Frères Mentouri de Constantine (UMC) et le Conseil supérieur de la langue arabe, un colloque national sur le thème des « nouvelles technologies et leur impact sur l'utilisation de la langue arabe », s'est ouvert hier au bloc des lettres de l'Université avec la participation d'experts de la question venus de plusieurs universités du pays. Il s'agit dans le fond, lit-on dans l'exposé des motifs élaboré par les organisateurs, de déterminer les véritables problèmes liés à l'impact des nouvelles technologies sur l'utilisation de la langue arabe et son enseignement, de valoriser aussi les nouvelles mutations qui ont contribué à faire naître des flux positifs entre la langue arabe et les nouvelles technologies. Et enfin de permettre aux consommateurs de culture numérique en Algérie de choisir les voies saines qui les conduiront à une plus grande adhésion à la Toile.

Et c'est ainsi que le Dr Salah Belaid, président du Conseil supérieur de la langue arabe (CSLA), a été conduit à déclarer, à l'ouverture du colloque, que « la langue arabe occupe aujourd'hui sur la Toile une enviable 6ème place aux côtés des autres langues internationales ». Selon lui, la question du numérique dans la langue arabe ne pose aucun problème particulier. « Le contenu de la programmatique peut convenir à n'importe quelle langue, a-t-il dit. C'est pourquoi nous pouvons ambitionner de lancer, à partir de l'université des Frères Mentouri, les études pour un doctorat portant le titre de « la langue arabe et le numérique ». « Pour cela, a poursuivi M. Belaid, nous constatons que le potentiel scientifique et pédagogique existe dans le pôle universitaire constantinois dont les universités sont bien classées au niveau national. Et avec la maîtrise des nouvelles technologies en langue arabe, elles feront un bond en avant et pourront prétendre à un bon classement au niveau maghrébin et international ». L'orateur a soutenu aussi que la langue arabe renferme « un contenu numérique incontestable ». Et puis, à l'heure du numérique, fera-t-il observer, les barrières entre les langues soi-disant « faibles » et les langues dites « fortes » sont abolies tant la communication sociale est devenue transcontinentale. Nous ne disons pas qu'il n'y a aucune difficulté à introduire le numérique dans la langue arabe, tant il est vrai que la langue mère du système elle-même, l'anglais, rencontre beaucoup de difficultés dans ce domaine, mais il suffit de faire les premiers pas car « le défi réside dans notre volonté et nos capacités à trouver les solutions aux difficultés ». D'après M. Belaid, « le problème ne se situe pas au niveau de la langue elle-même mais dans la volonté de ses utilisateurs de travailler pour lever les obstacles afin d'élever son niveau ». Et de conclure en affirmant qu'il n'y a pas de problème sans solution.

Pour leur part, les intervenants qui ont présenté des communications au cours de la première journée du colloque ont soulevé les obstacles que rencontrent l'Algérie et les pays arabes dans leurs démarches pour faire de la langue arabe une langue « réceptive » aux nouvelles technologies et pour promouvoir la société de l'informatique et de la communication. Ainsi, l'un des communicants a considéré que les difficultés résident dans la faiblesse de l'édition électronique et de la traduction. Une autre communicatrice a traité du thème de la faiblesse de l'utilisation et de la présence de la langue arabe dans la programmatique et les technologies nouvelles.

Et selon le programme, c'est dans le même sillage que seront puisées les communications de la seconde journée.