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«L'espace public, l'urbanisme et l'embellissement de nos villes»

par Berkane Larbi*

L'espace public représente dans les sociétés humaines, en particulier urbaines, l'ensemble des espaces de passage et de rassemblement qui est à l'usage de tous, soit qui n'appartient à personne (en droit par ex.), soit qui relève du domaine public ou, exceptionnellement, du domaine privé.

La définition juridique ou partagée de l'espace public a beaucoup évolué dans l'espace et dans le temps, et continuera d'évoluer. La définition générale implique aussi que soient définis le domaine public, les autorités qui le gèrent et les réglementations ou restrictions qui encadrent le statut ouvert et anonyme de l'espace public.

Par exemple, les fleuves et rivières, bois et forets, parcs et squares, rues et places.... parfois le domaine public n'est pas cadastré et trouve son fondement dans un levé topographique qui en définit les contours, parcelles et constructions riveraines.

Il définit les voiries qui relèvent du domaine public et sont placés sous la responsabilité des autorités communales.

L'espace public urbain est aussi un champ d'action régalien : organisation générale de la ville, interventions symboliques ou monumentales, planification, équipements urbains (ponts, rues, égouts, etc.), police, etc. Le terme urbanisme, même s'il est tardif, est étroitement lié à l'expression du droit régalien sur la ville et à l'exercice de la transformation de l'espace public.

Simultanément, il est « champ de libertés » beaucoup plus larges que la liberté de circuler : liberté de manifestation, de parole, d'expression (musicale par exemple), de commercer... Ce champ se définit constitutionnellement, est restreint par les corps des lois, règlements et pratiques (policières par ex.) et forme le théâtre, de la plupart des conflits politiques et sociaux (sit-in, occupations de carrefours, dérives de fêtes collectives, volontés de s'identifier -repli identitaire par ex.-), de s'approprier (contrôle mafieux par ex.) les espaces publics d'une ville ou d'une zone.

Enfin, l'espace public constitue l'espace de vie collective de ses riverains (habitants, commerçants, artisans, etc.) et les formes locales de la vie collective le marquent de manière multiforme : l'aménagement, l'ambiance, la couleur et les décorations de la rue, les marchés, les activités économiques (vendeurs ambulants, étals...) ou collectives (terrasses, jeux, processions, carnavals, etc.) préservent plus ou moins le statut social et l'anonymat de chacun, avec dans les villes une très grande variétés de situations (des ghettos homogènes aux zones les plus diversifiées).

Le développement extrêmement rapide des villes et la croissance de la circulation automobile ont longtemps cantonné la conception des espaces publics à une approche essentiellement fonctionnelle, au détriment de la vie locale et du cadre urbain.

L'espace public fait aujourd'hui l'objet de sollicitations nombreuses et pressantes. C'est le lieu des innombrables pratiques de la vie urbaine : commerce, détente, rencontre…où l'espace public exprime son rôle social et économique. C'est aussi une vitrine où la ville forge son image et son identité.

Il existe différentes formes d'espace public : place ou esplanade, rue, boulevard ou avenue, mais aussi voie périurbaine ou voie rapide. Il prend la forme de parking ou d'abord de zone industrielle, de centre commercial ou de grand ensemble.

Il peut être jardin, square, grand parc urbain ou bord de rivière, mais peut prendre aussi les formes les plus simples ou les plus saugrenues telles que talus planté, délaissé, végétalisé, îlot directionnel, îlot central de giratoire, terre-plein…

Tous ces espaces, aussi différents soient-ils, participent de façon importante à l'image de la ville. C'est encore le lieu où s'exercent les fonctionnalités de la ville : déplacements, réseaux techniques... Au regard de ces enjeux extrêmement divers et importants, les difficultés des villes sont multiples puisqu'elles doivent faire face :

- à la multiplicité des intervenants –maîtrise d'ouvrage partagée, services communaux, concessionnaires de réseaux, propriétaires riverains, afficheurs… ;

- à la diversité des sites –centres anciens, secteurs périurbains, grands ensembles… ;

- aux conflits entre les différents usages dont l'espace public est la scène –déplacements, stationnement, commerce, emploi, détente… ;

- à la diversité des matériaux disponibles pour les revêtements de sols et les équipements et à la prolifération de la signalisation, des enseignes, des affiches et du mobilier urbain.

Aujourd'hui, l'évolution plus citoyenne des esprits et la prise de conscience des citadins en matière de qualité du cadre de vie incitent à des démarches plus qualitatives et à une plus grande exigence. La conception des espaces publics se doit maintenant de concilier fonctionnalité, sécurité, accessibilité, confort, esthétique…

De nombreuses villes ont entrepris des actions efficaces de reconquête de leurs espaces publics et certaines d'entre elles ont maintenant acquis un savoir-faire qu'il importe de faire connaître pour capitaliser ces expériences. Aujourd'hui, la production d'espaces publics de qualité passe nécessairement par :

- une maîtrise d'ouvrage compétente, déterminée sur les objectifs à atteindre pour la ville et organisée en conséquence ;

- des méthodes de travail où la précision de la commande, la coordination d'équipes pluridisciplinaires, le dialogue avec le public et le suivi des réalisations sont des éléments incontournables ;

- une conception et une réalisation qui travaillent sur les liaisons avec le bâti, les quartiers et s'intègrent dans un projet urbain ; qui respectent le lieu et les usages; qui «harmonisent» les matériaux et le mobilier urbain ; qui prennent en compte les exigences de gestion et d'exploitation… Mais ces conditions sont-elles suffisantes?

Ne tombons pas dans l'excès du trop bien conçu, trop bien fait, trop parfait. L'espace public qui constitue la ville peut aussi, nous devrions dire doit aussi, rester imparfait, comme est imparfaite la ville, pour laisser la place à l'adaptation, à l'appropriation…, en fin de compte à l'évolution.

Ces dernières années, le cadre de vie est devenu une valeur reconnue comme prioritaire et, avec la décentralisation, les élus sont responsables de l'aménagement et définissent les Priorités.

En même temps, face au problème de déplacement des populations vers les villes, la ville traditionnelle fait l'objet d'un regain d'attention de la part des pouvoirs publics.

Ceci marque un tournant dans la reconnaissance de l'espace public qui devient porteur d'un rôle social nouveau –les relations entre les individus prennent une place de plus en plus importante, les loisirs et la détente façonnent des lieux propices au jeu et à la promenade–, porteur d'une fonction structurante entre les lieux –espace de liaison entre la ville et la banlieue–, porteur d'une image.

On parle dorénavant de qualité spatiale et de pratiques sociales pour qualifier un espace public.

Le rôle central que joue aujourd'hui l'espace public est encore accentué par l'évolution permanente des modes de déplacement –recherche et développement de modes de déplacement moins polluants, – des outils de communication –usage du téléphone mobile, Internet–, des modes de travail –télé services et travail à domicile–, des nouveaux besoins et de nouveaux services.

Évolution des stations de transports en communs combinant des offres de déplacement, des offres de services et des micro-espaces publics. Toutes ces évolutions modifient les besoins et les attentes des citoyens en espace affecté aux déplacements, en mobilier urbain…, et transforment nos modes d'échanges et de relations sur l'espace public.

Les dépenses d'investissement et d'entretien concernant l'espace public représentent un enjeu important pour les collectivités. De plus, le citoyen-contribuable est de plus en plus exigeant sur la pertinence et la bonne gestion des dépenses publiques.

Il s'agit pour les collectivités de maîtriser les coûts globaux d'investissement et de gestion d'un aménagement et de s'assurer tant dans la phase conception qu'au moment de la réalisation que cette dimension est prise en compte.

Les problèmes de gestion prennent une place de plus en plus importante dans les réflexions que mènent les villes. Il est autant nécessaire pour une collectivité de savoir gérer ses espaces publics que de savoir comment bien les concevoir et les réaliser. Comment assurer au cours du temps le suivi et la gestion des matériaux et des équipements mis en place ? Comment dialoguer ou organiser des partenariats avec les différents intervenants –concessionnaires, afficheurs, propriétaires riverains, usagers– afin de garantir la pérennité des espaces publics ? En fin de compte.

Comment s'organise la gestion d'un espace public ?

Il s'agit, tout d'abord, pour la collectivité de répondre à un besoin du citoyen en évolution permanente et de permettre l'adaptation du lieu à l'activité économique et aux services tout en respectant les autres usages.

La séparation des flux de voitures et de piétons et le surdimensionnement des voies de circulation au détriment des autres espaces génèrent des conflits. L'un des objectifs de l'espace public de demain est de mieux partager l'espace afin de permettre aux autres modes de déplacement –piétons, vélo, transports en commun– et aux autres activités et usages de la ville d'exister et de se développer.

Dans les quartiers en difficulté, l'action sur l'espace public est un moyen d'agir contre les phénomènes de «ghettoïsation». Reconquérir les quartiers en difficulté et l'urbanisation périphérique passe par la requalification de ces quartiers afin de redonner aux habitants une meilleure image d'eux-mêmes au travers de l'espace dans lequel ils évoluent, créer des effets d'entraînement sur d'autres actions privées –rénovation de façades, installation de commerces et de services– et témoigner de l'attention des collectivités envers les habitants –entretien des espaces verts, aménagement répondant à leurs besoins.

Nous l'avons vu, l'espace public est le lieu de multiples usages. Ces usages peuvent générer des conflits dus à des appropriations d'espaces à différentes périodes de la journée ou de l'année, à des déséquilibres entre les espaces affectés ou disponibles, à un manque de lisibilité entre les formes, les usages et les propriétés… : les activités et les spectacles sur l'espace public entraînent des gênes pour les riverains, certains groupes sociaux s'approprient des espaces publics…Il s'agit pour la collectivité de rechercher un meilleur équilibre entre les usages afin de permettre à l'ensemble des usages d'exister de façon harmonieuse et d'éviter d'exacerber les conflits sociaux.

Au-delà des usages, les espaces publics sont des lieux porteurs de valeurs de représentation et de symboles que les diverses pratiques sociales leur ont attribués ; ce sont ces valeurs qui forgent l'identité des lieux. Mettre en valeur l'identité des lieux et favoriser les repérages dans la ville sont des enjeux que toute intervention sur l'espace public doit intégrer. Les enjeux esthétiques : le cadre de vie et le marketing urbain. La qualité des espaces publics contribue fortement à l'embellissement de la ville. L'espace public constitue un élément déterminant du paysage urbain en agissant sur les ambiances, les repères, les perspectives, les couleurs… Il permet de rendre la ville plus belle, plus attractive, plus habitable.

Aussi, les responsables locaux des villes doivent-ils créer un cadre de vie agréable pour les habitants des villes et d'autre part de communiquer et faire connaître les qualités globales de ce cadre de vie au travers des qualités spatiales et esthétiques des espaces publics. L'espace public devient le support privilégié d'une communication sur l'image.

La réflexion sur l'espace public doit s'intégrer dans des objectifs plus généraux qui constituent un cadre de référence pour la ville. Ce cadre donne l'image globale de la ville de demain. A l'échelle de l'agglomération, il définit les enjeux et le devenir de chaque territoire, il précise les liaisons entre les pôles, les quartiers et les modes de déplacements à développer…

Cette réflexion sur le projet urbain et sur l'image de la ville de demain est souvent absente et entraîne des juxtapositions d'espaces publics non articulés, accumulant les éléments décoratifs et ne structurant pas la ville. Elle est pourtant indispensable pour définir le programme, les objectifs à atteindre pour l'espace public : quelle unité avec la ville, comment articuler l'espace avec le ou les quartiers, quels sont les objectifs à atteindre de reconquête des quartiers dégradés au travers de la requalification d'un espace ? L'espace public qui va être réalisé structurera pour longtemps la ville, souvent pour une durée bien plus longue que le bâti.

Cette réflexion prospective sur l'espace public est d'autant plus difficile qu'elle nécessite d'imaginer et d'anticiper les besoins et les usages qui sont en mutation permanente.

Nous avons vu précédemment que l'espace public répond à des besoins très divers : il est à la fois un lieu fonctionnel –circulation, déplacements, réseaux techniques–, un lieu de vie –détente, rencontre, loisir–, un lieu d'activités urbaines –commerce, services…Les besoins sont d'autant plus difficiles à cerner que l'individu est pluriel et change d'exigences et de comportements selon qu'il est habitant, usager, citoyen ou contribuable. De plus le citoyen est de plus en plus exigent sur la qualité, il demande à être informé en amont des projets, veut participer aux décisions et structure ses revendications et son action autour d'associations.

La multiplicité des intervenants et le morcellement des responsabilités

L'action sur l'espace public concerne un nombre important d'acteurs, tous légitimes pour intervenir avec leurs prérogatives, leurs objectifs ou leurs compétences. Par exemple, une requalification de traverse d'agglomération fera l'objet d'un partenariat où l'Etat, le département, la commune… peuvent chacun être maître d'ouvrage d'une partie de l'aménagement. De même, lors du réaménagement d'une place des compétences peuvent être partagées entre une communauté urbaine, une commune et des syndicats intercommunaux.

De plus il est nécessaire d'ajouter à ce partenariat l'intervention des concessionnaires de réseaux ayant chacun leur propre logique financière et gestionnaire, sans vision globale sur l'aménagement.

A cette complexité engendrée par la pluralité des maîtres d'ouvrage, s'ajoute celle occasionnée par la différence entre statut juridique d'un lieu et les usages qu'il supporte. Des lieux publics ont un statut privé –gares, centres commerciaux, espaces de copropriétés– et, à l'inverse, des espaces publics ont, de fait, des usages privatifs –abords des grands ensembles qui n'ont pas d'espaces collectifs et qui sont l'objet d'appropriations temporaires.

Enfin, les afficheurs et les commerçants, au travers des mobiliers urbains, des panneaux publicitaires et des enseignes, participent à la fabrication de l'image de la ville. La réussite d'un aménagement urbain passe avant tout par une bonne maîtrise de l'ensemble des chaînes de décision.

La complexité de l'analyse et les métiers

Toutes ces interrogations montrent qu'aucun métier ne peut à lui seul aujourd'hui apporter une réponse appropriée pour traiter de l'espace public dans son ensemble. Le sujet est ouvert à de nombreuses disciplines et personne ne détient la vérité.

L'approche sur les usages, l'histoire du lieu, l'articulation avec la ville, l'urbanisme ont autant d'importance que la réflexion concernant le bâti, la voirie ou les matériaux. La constitution d'équipes pluridisciplinaires est une part importante de la réussite d'un projet.

Le poids des réglementations

Une somme innombrable de textes réglementaires concourt à fabriquer l'espace public –règlement d'urbanisme à travers les instruments d'urbanisme notamment le P.D.AU et les P.O.S, Codes Civils, de la Voirie routière, de l'Environnement, des Collectivités locales, protection des sites et des abords des monuments, normes en tout genre…

L'excès de règlement transforme petit à petit l'espace public en un espace purement technique. Une bonne compréhension des mécanismes et des articulations entre ces différentes réglementations est fondamentale pour assurer la faisabilité de l'opération et sa pérennité.

De plus, la recherche en responsabilité personnelle des élus à l'occasion d'accidents survenus sur le domaine public est de plus en plus fréquente.

Les problèmes rencontrés proviennent-ils d'outils réglementaires mal adaptés, d'un manque de maîtrise de ces outils de la part des maîtres d'œuvre ou d'un manque de volonté du maître d'ouvrage ?

La diversité des matériaux et la prolifération du mobilier urbain

L'espace public peut facilement devenir une juxtaposition d'éléments fonctionnels ou décoratifs sans cohérence entre eux ni avec le site dans lequel ils se trouvent. Il est courant d'avoir sur un site de l'éclairage, de la signalisation, des émergences de réseaux, des bornes anti-stationnement, une cabine téléphonique, un abribus, de la publicité, des jardinières…

La surabondance de mobilier urbain, de signalisation, d'enseigne et d'affiches entraîne une dégradation du paysage urbain, une perte de lisibilité spatiale et des problèmes d'intégration dans le tissu urbain.

A ce phénomène s'ajoute encore le poids de plus en plus important des catalogues de matériaux et d'équipements des fabricants qui incite à des solutions de facilité conduisant à une banalisation des lieux.

En conclusion tous les partenaires de ce sujet aussi important doivent avoir une culture commune en intervenant sur le territoire communal pour une logique d'aménagement des espaces publics dans le temps afin d'améliorer la qualité urbaine dans toutes ces composantes.

Cependant il est recommandé de réfléchir sur les principes qui structurent la typologie des espaces verts de la ville (jardins de prestige, soignées, traditionnels, espaces naturels/fluviaux) et leurs prescriptions communes ou spécifiques (traitement des allées et de leurs rives, équipement en arrosage, palette végétale et mobilier).

Aussi, faut-il respecter les prescriptions pour la plantation d'arbres d'alignement, d'aires de jeux pour enfants. Également le respect des aspects fonctionnels des différents types de voies urbaines, hiérarchisées selon la fonction des désertes qu'elles assurent «caractéristiques pour la prise en compte des usages et usagers de la voie» et là il y a les principes généraux de traitement des points singuliers tels que: les carrefours, accès riverains, contres-allées, terre-plein, giratoires et carrefours à feux.

De même pour les prescriptions de signalisations horizontales et verticales par le jalonnement directionnel, la signalisation lumineuse (dont les feux tricolores) la signalisation temporaire ainsi que les grandes fonctionnalités de l'éclairage public urbain.

En un mot, il faut dire que les prescriptions supra-mentionnées peuvent changer la situation actuelle des espaces publics, malheureusement la majorité de nos villes ne sont pas dotées de ces espaces publics et/ou ces espaces sont dégradés ou abandonnés. Et pourtant, il existe dans nos villes des sites et des espaces merveilleux qui peuvent donner à nos villes une vie saine et une image de marque en attirant un nombre important de touristes.

Enfin, j'espère que cet article sera lu par tous les acteurs concernés, y compris le citoyen, pour voir un jour «ya rabi inchallah» le rêve de plusieurs Algériens se concrétiser et nos familles passer leurs vacances à l'intérieur du pays. Comme on dit : «zitna fi bitna».

*Directeur de l'urbanisme et de l'équipement de la commune de Saïda

Bibliographie

-Nadine Cattan et Stéphane Leroy, «»La ville négociée».

-Roger Chartier, Les Origines culturelles de la Révolution française, Paris, Seuil.

-Jürgen Habermas, L'Espace public : archéologie de la publicité comme dimension constitutive de la société bourgeoise, Payot, .

-Bernard Miège, La Société conquise par la communication, tomes 1 et 2, Presses universitaires de Grenoble, .

-R. Sennett, Les Tyrannies de l'intimité, Paris, éd. du Seuil, (trad. de The Fall of public.

-Virginie Picon-Lefebvre (sous la direction de), Les espaces publics modernes, situations et propositions.