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Pourquoi Maurice Audin est-il mort ?

par Abdelhak Benelhadj

« C'est pas compliqué, en politique, il suffit d'avoir une bonne conscience, et pour ça il faut avoir une mauvaise mémoire » Coluche.

Il est rare qu'une vie entière soit habitée par une obsession, une quête unique. Josette Audin, dans la peau d'une jeune veuve âgée de 26 ans, s'est consacrée pendant plus de 60 ans à la recherche de son mari, convaincue très tôt qu'il avait été exécuté après avoir été torturé.[1]

Quand Maurice est arrêté, le plus jeune de ses enfants a un mois. Son épouse est encore en congé maternité lorsqu'elle le voit pour la dernière fois, s'éloignant de leur HLM de la rue Flaubert, ce 11 juin 1957, à 23 heures, après le couvre-feu, encadré des parachutistes du 1er RCP.

Elle s'en est allée à son tour ce dimanche 3 février 2019.

QUI ? COMMENT ?

Tout commence par un aveu.

Vendredi 14 septembre 2018 le président français a répondu à une question posée dès 1957 et dont tout le monde connaissait la réponse depuis longtemps : qui a tué Maurice Audin ?

Pour la renseigner officiellement sur la mort de son mari, père de trois enfants, le chef de l'Etat s'est déplacé au domicile de Josette Audin, 87 ans, pour lui remettre publiquement une déclaration par laquelle il « reconnaît, au nom de la République française, que Maurice Audin a été torturé puis exécuté, ou torturé à mort (...). Il reconnaît aussi que si sa mort est, en dernier ressort, le fait de quelques-uns, elle a néanmoins été rendue possible par un système légalement institué : le système ‘arrestation-détention', mis en place à la faveur des pouvoirs spéciaux qui avaient été confiés par voie légale aux forces armées à cette période ». (AFP, V. 14/09/2018)

« C'est à moi de vous demander pardon », a dit le président à lorsque Mme Audin celle-ci a voulu le remercier pour cette déclaration faite dans son appartement de Bagnolet (Seine-Saint-Denis).

Quand il a fallu désigner les responsables la disparition à 25 ans de M. Audin, E. Macron a eu recours à une formule emberlificotée : elle avait été « rendue possible par un système dont les gouvernements successifs ont permis le développement ».

Dans ses propos, il n'a jamais été question d'accuser l'Etat français.

En juillet 1995 J. Chirac, tout en résipiscence à propos d'un autre crime qui tâchait l'histoire de France, avait été plus clair.

La démarche du président Macron a déclenché toutes sortes de réactions. De part et d'autre de la Méditerranée.

C'était peut-être ce qu'il voulait. Brouiller les cartes et faire diversion alors que sa politique ne produit pas les résultats attendus et que les sondages lui renvoient des indices d'impopularité qui battaient des records [2]. Le président a épuisé très vite le peu de crédit que lui a ménagé le candidat.

Les « gilets jaunes » achèveront d'en faire une démonstration hebdomadaire un an après.

Un secret de polichinelle.

Seule la reconnaissance de l'exécution son mari, par un président en exercice au nom de la République marque une différence. Mme Audin le savait depuis longtemps. Tout le monde le savait depuis longtemps, avant même 1962.

Le général Massu au reste l'avait confessé dans un entretien au quotidien « Le Monde » du 22 juin 2000. Lui aussi se contorsionnait et se contemplait de profil : « ...je n'étais pas directement dans le coup. Le principe de la torture était accepté mais, personnellement, j'avais autre chose à faire, et je n'y ai jamais été directement mêlé. »

Il finissait par lâcher: « La torture, assurément répréhensible, était couverte, voire ordonnée, par les autorités civiles, qui étaient parfaitement au courant». Et, à propos de Bigeard il ajoutait : « Je sais, en tout cas, qu'il n'était pas content du tout que je reconnaisse qu'on pratiquait la torture en Algérie, mais je ne pouvais pas ne pas le reconnaître. »

En 2001, c'est le pavé dans la mare du général Aussaresses.

« Il était rare que les prisonniers interrogés la nuit se trouvent encore vivants au petit matin. Qu'ils aient parlé ou pas, ils étaient généralement neutralisés. Il était impossible de les remettre dans le circuit judiciaire. Ils étaient trop nombreux et les rouages de la machine se seraient grippés. Beaucoup d'entre eux seraient passés au travers des mailles du filet. »

« Quand il a fallu tuer ces prisonniers, nous n'avons pas douté un instant que nous exécutions les ordres directs de Max Lejeune [Secrétaire d'État aux Forces armées (Terre)], du gouvernement de Guy Mollet et de la République française. » (p. 153)[3]

« L'utilisation de la torture était tolérée, sinon recommandée. François Mitterrand, le ministre de la justice, avait, de fait, un émissaire auprès de Massu en la personne du juge Jean Bérard qui nous couvrait et qui avait une exacte connaissance de ce qui se passait la nuit. J'entretenais les meilleures relations avec lui et je n'avais rien à lui cacher. » (p.155)

Le général Aussaresses tient du moine-soldat.

Rien d'un Torquemada de la gégène assoiffé de sang ou d'un Joseph Darnand (héro en 1918, truand dans la collaboration en 1940 qui pillait après avoir raflé et déporté.

Aussaresses est convaincu d'être un serviteur de l'Etat. Un homme de devoir. Il y a du travail l'entomologiste chez cet intellectuel, cet ingénieur de la contre-guérilla, dans la description des actes abominables qu'il a exécutés aux ordres des dirigeants de son pays. Des techniques et des compétences qu'il mettra plus tard au service des Américains, notamment au Viêt-Nam.

Aussaresses ne reconnaît pas à reculons comme les autres. Il n'a rien à révéler.

Lui, il revendique au grand jour.

Sans état d'âme ni regrets.

Il ne tient pas ce « sale boulot » pour honteux. C'est un travail honorable au service de la nation.

Ce n'est pas pour ces « faits d'armes », mais pour avoir « vendu la mèche » que Aussaresses a été mis au pilori, perdu sa Légion d'honneur, répudié par ses pairs et même menacé d'assassinat.

Evidemment, c'était de la pantalonnade rétrospective à l'abri de ses 83 ans d'alors et du scandale public ingérable qu'il a déclenché, 44 ans après les faits.

De vieux comptes à régler entre compères de mauvais coups.

Ainsi, la nouvelle ne résidait pas dans l'identification et la qualification des faits mais dans le la reconnaissance publique et officielle par le président de la République que c'est l'armée française, couverte par les autorités de l'époque qui en fut coupable.

Le 17 juin 2014 le président F. Hollande avait reconnu -devant sa veuve- que Maurice Audin était mort en détention.[4]

E. Macron s'est déplacé solennellement au domicile de la veuve de M. Audin pour lui « demander pardon ». Et passer à autre chose.

Il coule de source que les amnésiques répugnent à ouvrir ces chapitres difficiles de l'histoire de France. Ecoutons Jean-Marie Le Pen, un « spécialiste » de la question, expliquer sa conception de la rétrospection, dans un entretien qu'il a accordé au Point du V. 14 septembre 2018.

- « Il faut quand même regarder de temps en temps dans le rétroviseur. Mais il faut s'arrêter à un moment. » « Ceux qui sont morts sont morts. » « La France n'a pas à s'excuser en permanence d'avoir été la France. »

La France ? Quelle France ?

Le président E. Macron a répondu, documents à l'appui, aux questions « qui ? » et « comment ».

Restait la question du « pourquoi ? »

Pour servir quelle cause est-il donc mort ce mathématicien, ce communiste algérien ?

Les Français qui s'étaient opposés à cette guerre étaient nombreux. Mais tous ne s'opposaient pas pour les mêmes raisons. De plus, ce refus n'impliquait pas pour tous un engagement aux côtés du peuple algérien et de l'indépendance de leur pays.

On pouvait compter des prêtres de toutes confessions, conformes à leur foi. « Mohamed » Duval était le plus connu, mais il ne fut pas le seul.[5]

Des libres penseurs, des objecteurs de consciences, des familles qui refusaient voir leurs enfants mourir pour une cause lointaine et étrangère... et même des militaires, de simples soldats, des agents de renseignement, officiers supérieurs, des généraux... Deux exemples parmi d'autres :

- le cas du général de Bollardière qui s'est élevé contre la torture. Cela lui a valu d'être relevé de son commandement et une sanction de soixante jours d'arrêt de forteresse, en avril 1957, au Fort de La Courneuve.[6]

- Le rappelé N. Favrelière franchit le Rubicon et passa de l'autre côté du feu pour avoir refusé d'assassiner son prisonnier. Il rejoint les combattants de l'ALN.[7]

Beaucoup de ces hommes ont « porté des valises » ou refusé de combattre non pour avoir épousé la cause algérienne, mais pour l'idée élevée qu'ils avaient de leur foi ou de leur pays. Ils n'ont pas renié ou troqué leur patrie pour une autre. Leur démarche ne procède pas de la félonie, mais du « procès de rupture », pour reprendre un concept cher à Jacques Vergès.

Maurice Audin, lui, était maghrébin avant la lettre. Né en Tunisie (Béja 1932), il disparaît à Alger en tant que combattant pour l'indépendance algérienne.

« Son » Parti communiste n'était pas français mais algérien.[8] Parti interdit dès le 13 septembre 1955.

Le plus ironique en cette affaire est qu'en septembre 2018 E. Macron (a-t-il fait mine ne pas le savoir ?) honore la mémoire d'un communiste dont le parti (PCF) a voté à Paris le 12 mars 1956 les « pouvoirs spéciaux » à l'origine des malheurs de M. Audin et d'autres militants, Henri Alleg, Fernand Iveton, l'aspirant Maillot... ainsi que la mort d'innombrables Algériens, tous ensevelis dans le même drapeau.

Bien plus tard, les révisionnistes de tous bords s'attacheront à faire le tri des sépultures.

Rappelons que les « pouvoirs spéciaux » consistaient à confier les actions de police et de justice à l'armée dont la mission première était de perpétuer le système colonial.

Une controverse opposait le PCF au PCA plus proche des braises algériennes, moins contraint par les jongleries politiques tortueuses de la métropole.

En France, un « programme commun » avant la lettre (entre PC et SFIO[9]) a permis au PCF d'obtenir 150 députés aux élection de janvier 1956.

Des 150 élus de janvier 1956, le PC n'en aura conservé que 10 en 1958. La collaboration rapporte. Mais elle a aussi un coût.

Le PC n'a pas retenu les leçons de l'histoire. F. Mitterrand a obtenu ce qu'il voulait d'une union de la gauche (célébrée en juillet 1972). Alors que ses projets d'amaigrissement du parti communiste, la « victime de l'attentat de l'Observatoire », le ministre de l'intérieur en novembre 1954, il les confiait à qui voulait l'entendre.

On voit dans quel état est réduit le PCF aujourd'hui. Cependant que l'Humanité fait la manche...

Le théâtre algérien.

Qui dit théâtre dit comédie et qui dit comédie dit comédiens.

Si ce n'est le tragique d'une guerre meurtrière qui a commencé non en novembre 1954, mais en juin 1830, l'Algérie a servi de nombreux desseins et fait le lit de nombreux destins.

Elle a recyclé une multitude de colons venus d'un peu partout en néo français (dont le père de Nicolas Sarkozy). Elle a fait la (grande) fortune de bien des familles qui pèsent aujourd'hui de manière décisive sur la souveraineté française.

Depuis 40 ans l'Algérie perd peu à peu ses repères. La facture de la décennie Chadli s'est payée d'une décennie mortifère au cours de laquelle des Algériens ont appris à égorger d'autres Algériens.

Il est vrai qu'il ne restait plus grand monde des 9 millions sortis de la « Guerre d'Algérie ». Aujourd'hui encore moins. Et l'amnésie n'a pas de patrie.

L'économie et la société algériennes sont indigentes et le commerce extérieur à l'état de nature (plus de 90% des exportations, pendant des décennies), inclines sur la pente doucereuse de l'informel, y compris au plus haut niveau de l'Etat.

C'est sur ces tréteaux que s'est jouée la scène de la reconnaissance Macronienne d'une armée assassine. Un président à la recherche d'une diversion. Vaine...

En Algérie on a fait mieux : Un anonyme ministre des moudjahidin a cru participer à l'histoire en tombant dans un piège qui ne lui était pas tendu.

La télévision privée Ennahar TV a recueilli son imaginative communication, dans un style local : « Macron concernant la reconnaissance par la France de l'assassinat de Maurice Audin est une avancée ». Ces crimes « ne peuvent être niés que par un oublieux et un ignorant de l'Histoire », assurant que « le dossier de la mémoire entre la France et l'Algérie » serait « traité avec sagesse par les deux pays ».

Et blablabla et blablabla...

Des âmes charitables n'ont peut-être pas eu le temps de lui expliquer que cette affaire est une affaire strictement franco-française et qu'il avait perdu là une belle occasion de se taire. Et de continuer comme avant (et comme bien de ses collègues) : à faire comme s'il n'était pas là.[10]

Il fut un temps, malheureusement très éloigné, où l'Algérie était dirigée par des hommes plus avisés. Voilà venu celui des bricoleurs et des opportunistes qu'agite la première bise venue, qui tentent de sauter dans le premier wagon qui se présente, comme naguère leurs prédécesseurs du « 19 mars » sans se préoccuper de la destination des trains.

Macron a présenté ses excuses à Mme Audin au nom de la France.

Mais pas aux familles algériennes dont les membres ont connu un sort semblable, torturés et exécutés par une soldatesque aux ordres de leurs généraux et de leur gouvernement.

Mieux: Pour bien montrer que cette affaire ne concernait que très marginalement l'Algérie, le président français passait à la scène II de sa pièce. A peine une semaine après avoir offert le pardon de la République à la veuve d'un ancien communiste torturé par l'armée française.

Par décret du 20 septembre 2018, six anciens harkis et la cofondatrice d'une association de harkis deviennent chevaliers de la Légion d'honneur. Quatre personnes sont élevées au grade d'officier de l'ordre national du Mérite et quinze autres au grade de chevalier du même ordre, majoritairement représentantes d'associations ou fédération. Ces promotions intervenaient à quelques jours de la Journée nationale d'hommage aux harkis, le 25 septembre.

Qui croirait une minute que les harkis, si longtemps oubliés, sortis selon les occasions de la naphtaline, ont été - par ces distinctions opportunistes- sérieusement honorés par la République repentante ?

Comme si de rien n'était, le lundi 24 septembre le groupe parlementaire d' «amitié » «Algérie-France» était installé au siège de l'Assemblée populaire nationale (APN) en présence de l'ambassadeur de France à Alger.

Pour couronner ce moment solennel dans les relations « amicales » entre les deux pays et pour montrer à quel point l'Algérie tenait à magnifier cette cérémonie, la présidence du groupe parlementaire a été confiée à un député du Front de libération nationale (FLN).

Il est à peu près certain qu'au moins 99,7% des Algériens (comme en 1962), ayant bien d'autres soucis, ont totalement ignoré l'événement.

Derrière le rideau.

L'erreur serait de croire que le contentieux franco-algérien est un contentieux historique.

Il est certain que de vieux revanchards sont mordicus habités par une rancune tenace, résolus à compromettre par exemple tout projet de traité d'amitié entre les deux pays. Qui serait tenté de revenir sur une indépendance de près de 60 ans ? Qui serait oserait imaginer une Algérie française de plus de 40 millions de musulmans dans une Europe désormais xénophobe, travaillée profondément par une islamophobie conquérante qui accède dans certains pays aux leviers de commande des Etats, exploitant les peurs de populations fragilisées par des conditions économiques et sociales indigentes, travaillées par des médias monocolores ?

Le vrai problème ne réside pas dans le passé. Mais dans le présent et dans le futur.

Si des forces puissantes -pas seulement françaises- ourdissent et entretiennent une telle hostilité, quitte par exemple à compromettre le Maroc et d'autres pays voisins du Sahel, avec de larges et lointaines complicités, dans une entreprise de déstabilisation de l'Algérie (et cela est loin de relever d'un délire complotiste[11]), c'est bel et bien en raison de ce que représente l'Algérie aujourd'hui, aussi bien du point de vue de ses immenses richesses naturelles que de sa valeur géostratégique au Maghreb, en Méditerranée et en Afrique.

Tout le reste tient d'une entreprise d'enfumage qui exploite les blessures de l'histoire - les ranimer en toute circonstances - pour mieux en dissimuler les véritables desseins.

[1] Le corps de Maurice Audin n'ayant pas été retrouvé, son acte de décès est établi par un jugement du tribunal de grande instance d'Alger (le 1er juin 1963) à la date du 21 juin 1957 ; ce jugement est validé en France par le tribunal de grande instance de la Seine le 27 mai 1966 et inscrit en octobre 1966 sur son acte de naissance, alors au consulat de France à Alger. Cela ne pouvait suffire : Le 16 mai 2001, Josette Audin a déposé une nouvelle plainte afin «d'établir la vérité et de rendre justice» à son mari.

[2] Au point que l'ancien président qui n'avait pas osé se représenter, reprend du poil de la bête tentant de se refaire une virginité (profitant de l'amnésie habituelle des électeurs) sur les déboires de celui qui lui a succédé. Les coups bas ordinaires que s'échangent les fauves dans une démocratie vouée au spectacle. « Il y a actuellement une méthode qui peut paraître lointaine, distante, voire méprisante pour certains. Moi, j'ai voulu être un président à la hauteur, mais pas hautain ». « Comment repartir et rassembler ? Il faut avoir la fierté du bilan du précédent quinquennat. J'ai conscience qu'il faut incarner un espoir, au regard de la déception que représente le pouvoir » s'explique-t-il dans un entretien à l'Echo républicain du samedi 29 septembre 2018.

[3] Général P. Aussaresses (2001) : Services spéciaux. Algérie 1955-1957. Perrin. 197 p. Le général est décédé en 2013 dans son lit, à l'âge vénérable de 95 ans.

[4] « Les documents et les témoignages dont nous disposons aujourd'hui sont suffisamment nombreux et concordants pour infirmer la thèse de l'évasion qui avait été avancée à l'époque. M. Audin ne s'est pas évadé. Il est mort durant sa détention. » F. Hollande, le 18 juin 2014, à l'occasion de la remise du Prix Maurice Audin de mathématiques.

[5] Le 07 octobre il transmet une circulaire confidentielle aux prêtres affirmant le principe d'autodétermination en Algérie. Deux mois après l'adoption de la « Plate-forme de la Soummam ». Lire : « Le cardinal Duval ‘Evêque en Algérie' » Entretiens. Préface de Jean Scotto. Le Centurion, 1984. 247 p.

[6] Lire : Jean Toulat (1987) : « Un combat pour l'homme. Le général de Bollardière ». Le Centurion, 21 p.

[7] Lire : N. Favrelière - (1960-2000) : « Le désert à l'aube. » Ed de Minuit, 225 p.

- (1973) : « Le déserteur ». Ed. J.-C. Lattès.278 p.

[8] Il fréquente aussi l'association des étudiants musulmans, l'AEMAN (devenue en 1953 l'Union Générale des Etudiants Musulmans Algériens fondée par Belaïd Abdesselam)

[9] Pierre Mendès France était alors le leader d'un « Front républicain » dont la SFIO était une composante. Le gouvernement Guy Mollet a duré du 1er février 1956 au 21 mai 1957. Le PC lui apporta un soutien sans participation.

[10] Le 23 septembre lors de sa visite à Constantine pour présider aux célébrations du 62e anniversaire de la mort de Zighoud Youcef, le ministre semble avoir reçu le message. Il est resté coi. (Cf. Le Quotidien d'Oran, L. 24 septembre 2018)

[11] Lire : Yves Bonnet (2017) : « La deuxième guerre d'Algérie. Les zones d'ombre de la tragédie des moines de Tibhirine enfin levées. » VA Editions, Versailles, 284 p. Y. Bonnet en a exploré dans son enquête les multiples facettes et leurs prolongements contemporains. Cette contribution n'est pas celle d'un mythomane: ancien préfet, ancien directeur de la DST (actuelle DGSI).