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Dimanche, 2e jour de
l'agression américano-sioniste, les autorités iraniennes ont annoncé le martyr
de l'ayatollah Ali Khamenei.
L'assassinat du Guide suprême de la Révolution islamique est survenu samedi, lors d'un bombardement le ciblant, dans ses bureaux, avec sa fille et des membres de son staff. Alors que les Américains et les Israéliens présentent cet assassinat comme un exploit, des médias iraniens avaient confirmé, samedi, qu'Ali Khamenei avait refusé de quitter ses bureaux. Quelques jours avant l'attaque, il avait ordonné que soient nommés quatre remplaçants à chaque poste de commandement, y compris au sein de l'institution qu'il dirigeait. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré, dimanche, que l'assassinat du Guide suprême iranien, était un «acte lâche», ajoutant : «Nous sommes déterminés à défendre le pays avec fermeté.» L'agence TASS a rapporté que le président russe Vladimir Poutine a déclaré que l'assassinat du Guide suprême iranien était « un acte de meurtre brutal qui viole toutes les normes morales et le droit international ». De son côté, la chef de la diplomatie européenne, Kaja Kallas semble clairement apprécier l'assassinat du Guide suprême iranien. Dans une déclaration sur X, Kallas écrit : «La mort d'Ali Khamenei est un moment décisif dans l'histoire de l'Iran», ajoutant que si «l'avenir est incertain», une «voie s'ouvre désormais» que «son peuple pourrait façonner avec une plus grande liberté». Cette déclaration de Kaja Kallas intervient au moment où les médias iraniens annoncent que le bilan du massacre commis, samedi, dans une école primaire pour filles, dans la ville de Minab, dans le sud de l'Iran, au premier jour de l'agression américano-israélienne, a été largement revu à la hausse, passant de 86 martyrs à plus de 240 victimes, dont au moins 148 martyrs et 95 autres blessées. La riposte iranienne se poursuit L'Iran continue, depuis samedi, à répondre aux attaques américano-sionistes, visant aussi bien des bâtiments dans plusieurs villes israéliennes, y compris Tel-Aviv, ainsi que des cibles militaires dans plusieurs pays du Golfe. Les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé, hier (15h localement), avoir entamé «les 7e et 8e phases de l'opération «Vraie Promesse 4», contre nos ennemis». Des images diffusées, plus tôt dans la matinée, par la chaine qatarie Alaraby TV, ont montré des dégâts importants subis par des bâtiments visés par un missile iranien à Tel-Aviv. Dans une autre attaque, ciblant la région de Beit Shemesh, à l'ouest de la ville d'Al-Quds occupée, le bilan provisoire annoncé en début d'après-midi, était de 9 morts et 27 blessés, selon Al Jazeera qui cite la radio israélienne. Cette dernière a également précisé que «le contact restait coupé avec 20 personnes dans la zone touchée par le missile». Par ailleurs, selon Al Jazeera, le chef de la police de Beit Shemesh a déclaré au site israélien Walla! «que quatre bâtiments s'étaient effondrés suite à l'attaque iranienne sur la ville». L'Iran a également continué, dimanche, à envoyer ses missiles et ses drones sur des cibles, dans plusieurs pays de la région, y compris des bases américaines. S'adressant aux «pays de la région», Ali Laridjani, vice-président du Conseil de sécurité iranien, a déclaré, hier, que son pays n'avait «pas pour objectif» de les agresser, «mais lorsque des bases militaires (américaines, ndlr) sont utilisées contre nous, nous ciblerons à notre tour ces bases qui sont situées sur des terres américaines». Un pétrolier forçant un passage dans le détroit d'Ormuz ciblé par les Iraniens Les médias iraniens ont rapporté, hier, qu'un pétrolier « ayant refusé d'obtempérer aux avertissements des Gardiens de la révolution dans le détroit d'Ormuz » a été pris pour cible. Ils ont précisé que le pétrolier visé a commencé à couler après avoir subi d'importants dégâts. Selon le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe, Jassem Mohammed Al-Badawi, l'attaque iranienne contre le pétrolier a eu lieu au large des côtes d'Oman, ajoutant qu'une autre attaque a visé le port de Duqm, à Oman. L'Arabie Saoudite et le Qatar ont dénoncé «la brutale attaque contre le Sultanat d'Oman et la violation flagrante de sa souveraineté». L'Arabie saoudite a appelé «la communauté internationale à prendre des positions et des mesures fermes contre les violations iraniennes». Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères a également dénoncé le «ciblage délibéré d'Oman, pays qui a déployé des efforts de médiation». 150 pétroliers immobilisés au large du détroit d'Ormuz Les conséquences économiques de l'agression américano-israélienne ont commencé à se faire sentir dès samedi. Reuters a rapporté, dimanche, citant des données maritimes, qu'au moins 150 pétroliers transportant du pétrole et du gaz étaient immobilisés dans les eaux du golfe Persique, au large du détroit d'Ormuz. Le Financial Times a rapporté samedi, citant des courtiers, que «les assureurs prévoient d'annuler des polices et d'augmenter les tarifs pour les navires dans le golfe Persique et le détroit d'Ormuz», ajoutant que «le coût de la couverture pourrait augmenter de 50% suite aux attaques menées par les États-Unis et Israël contre l'Iran». Le journal économique britannique explique que «cette décision inhabituelle de notifier ces annulations avant la reprise des échanges lundi souligne l'escalade rapide des tensions suite aux frappes de représailles iraniennes contre des bases américaines au Moyen-Orient». «Le coût de l'assurance pour les navires traversant le Golfe représentait environ 0,25% de la valeur de remplacement d'un navire. Il pourrait désormais augmenter de moitié, a déclaré Dylan Mortimer, responsable des assurances de guerre pour les corps de navires au Royaume-Uni chez le courtier Marsh, au Financial Times». Le journal ajoute que «pour un navire d'une valeur de 100 millions de dollars, cela représenterait une augmentation de 250.000 à 375.000 dollars par voyage». A noter que l'armateur Hapag Lloyd a annoncé samedi sur son site Web qu'il suspend tout transit par le détroit d'Ormuz en raison de sa fermeture pour raisons de sécurité. Pour rappel, selon l'agence de presse iranienne Fars, Mohsen Rezaei, membre du Conseil de discernement iranien, a déclaré que « les navires américains ne seront plus autorisés à entrer dans le Golfe ». |
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