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Le ministère de l'Education nationale a
réaffirmé le maintien de la formation obligatoire de 80 heures, considérée
comme indispensable pour la promotion des enseignants à de nouveaux grades,
malgré le rejet exprimé par l'intersyndicale.
Selon le ministère, cette formation constitue une étape essentielle pour la régulation des salaires et la validation des grades. Cette décision fait suite à la menace de boycott émise par une dizaine de syndicats autonomes regroupés au sein de l'intersyndicale de l'éducation. Dans un communiqué rendu public, le ministère de l'Education nationale a tenu à expliquer que la formation en question constitue une condition légale visant à accélérer l'accès des enseignants concernés à leurs nouveaux grades. Tout en soulignant que cette note d'explication intervient suite à la circulation d'informations imprécises sur les réseaux sociaux et certaines pages syndicales au sujet de la nature de cette formation, laquelle concerne trois catégories de personnel. Et de préciser que cette formation a été programmée afin de permettre une intégration rapide, accompagnée des augmentations salariales prévues, dans les meilleurs délais. Le département de Mohamed Seghir Saâdaoui a affirmé que la formation se déroulera tous les samedis pendant quatre mois, conformément au volume horaire arrêté entre le ministère de l'Education nationale et la Direction générale de la fonction publique et de la réforme administrative (DGFPRA), soit un minimum de 80 heures, jugé nécessaire pour atteindre les objectifs pédagogiques fixés. Tenant compte du mois de Ramadhan, le ministère rassure en précisant qu'il a été décidé de programmer le stage pratique au sein des établissements éducatifs où exercent les enseignants concernés. Le programme de formation prendra aussi en considération les compétences requises pour le nouveau grade. Enfin, le communiqué précise que l'accès aux avantages liés au nouveau grade sera effectif immédiatement après l'achèvement de la formation. Il convient de rappeler que l'intersyndicale de l'éducation avait exprimé son rejet de cette « formation d'intégration ». Précisant que ce refus a été déjà exprimé dans le cadre des propositions soumises au ministère de l'Education nationale dans le cadre de la modification du statut particulier des fonctionnaires du secteur. Pour les syndicats, cette formation est considérée « comme une procédure arbitraire et injuste qui manque de toute justification et n'est pas acceptée par la communauté éducative ». Précisant dans un communiqué rendu public que « l'intégration est un droit professionnel acquis, fondé sur l'expérience professionnelle et les qualifications académiques et qu'elle ne peut pas être soumise à des conditions et procédures administratives restrictives ». Tout en se disant pour un système de formation efficace, de haute qualité, continu et ciblé, visant à améliorer et à développer les performances professionnelles, l'intersyndicale rejette ce type de formation. Et revendique une intégration sans restriction ni condition, de tous les enseignants, inspecteurs, conseillers pédagogiques, superviseurs, conseillers en nutrition scolaire et de toutes les personnes concernées par l'intégration conditionnelle, par le biais de la formation, dans les gardes nouvellement créés. Suivi des conditions de scolarité face aux intempéries Le ministre de l'Education nationale, M. Mohammed Seghir Sadaoui, a présidé une conférence nationale pour évaluer la situation scolaire dans les régions touchées par les intempéries. Lors de cette conférence qui a eu lieu par visioconférence mercredi dernier, les directeurs de l'éducation des wilayas concernées ont présenté des rapports détaillés sur l'impact des conditions climatiques. Le ministre a, dans ce contexte, insisté sur le fait que toute décision de poursuivre ou de suspendre les cours doit se baser sur des données précises et coordonner avec les ministères partenaires et les autorités locales. Il a également demandé de renforcer le transport scolaire et la distribution des repas chauds, notamment dans les zones isolées, pour assurer la continuité de l'enseignement. Concours de recrutement des enseignants Le ministre a par ailleurs mis l'accent sur la nécessité pour les directeurs de l'éducation de superviser personnellement et directement le travail des commissions chargées de l'étude des dossiers relatifs au recrutement des enseignants. Il a insisté sur le respect rigoureux des normes établies et sur l'importance de soumettre à l'administration centrale les cas ne disposant pas de réponses claires, pour examen en coordination avec les services de la fonction publique. |
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