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Vendredi, 106e jour du cessez-le-feu,
Israël continue ses violations de l'accord de Charm
Al-Cheikh, faisant des centaines de martyrs et davantage de blessés depuis la
signature du «plan de paix», dans ce qui semble être une démarche menée, en
total accord, avec l'administration Trump. La veille
(jeudi), le jour même de l'annonce par le président américain, en marge du
Forum économique de Davos, de l'installation du «Conseil de paix», avec comme
membre le criminel de guerre Netanyahu, les attaques de l'armée génocidaire
d'Israël ont fait au moins 4 martyrs et plusieurs blessés. Durant les 48h
précédant la journée de jeudi, les bombardements de l'occupation sioniste ont
fait 11 martyrs et 7 blessés, selon le dernier rapport statistique du ministère
de la Santé. Ce qui fait passer le bilan des massacres israéliens, depuis
l'accord de cessez-le-feu, du 11 octobre 2025, à 477 martyrs, 1.301 blessés.
Quant au nombre cumulé des victimes du génocide israélien à Ghaza,
depuis le 7 octobre 2023, il passe à 71.562 martyrs et 171.379 blessés.
Le Hamas dénonce l'inclusion de Netanyahu au «Conseil de la Paix» Le Mouvement de résistance islamique (Hamas) a condamné, jeudi, «l'inclusion du criminel de guerre et chef du gouvernement d'occupation, Benjamin Netanyahu, recherché par la Cour pénale internationale, au sein du Conseil de paix'», qualifiant la démarche de Trump «comme un dangereux précédent qui contrevient aux principes de justice et de responsabilité». «Le criminel de guerre Netanyahu continue d'entraver l'accord de cessez-le-feu à Ghaza et commet les violations les plus odieuses en ciblant des civils non armés, en détruisant des quartiers et des infrastructures publiques, et en s'attaquant à des abris, malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis plus de trois mois», rappelle la déclaration. «Nous appelons le Conseil de paix à assumer ses responsabilités et à mettre fin aux violations commises par l'occupation, en l'obligeant à respecter les termes de l'accord», notamment par «l'acheminement de l'aide humanitaire et des abris, ainsi que le lancement des opérations de secours et de reconstruction», conclut le Hamas. La charte du «Conseil de la Paix» de Trump ne mentionne pas Ghaza Le président des États-Unis, Donald Trump, a officiellement annoncé, jeudi à Davos (Suisse), la charte de son «Conseil de la Paix», un organe conçu pour «résoudre les conflits internationaux», alors qu'initialement il avait pour mission de superviser la reconstruction de Ghaza, et auquel l'adhésion permanente a été mise à prix pour un milliard de dollars. Mais, comme le constate Al Jazeera English, «la charte de onze pages» de ce conseil «ne mentionne pas une seule fois Ghaza». Trump prétend, à travers cet «outil», résoudre «d'autres crises mondiales». « Une fois ce conseil pleinement opérationnel, nous pourrons faire à peu près tout ce que nous voulons», a affirmé Trump sur la scène du Forum économique mondial avant de signer les documents officialisant la création du «Conseil de la Paix» auquel participent des dirigeants, des ministres des Affaires étrangères et des hauts responsables de 19 autres pays, dont l'Argentine, le Qatar, l'Azerbaïdjan, l'Indonésie, la Hongrie, le Maroc, Bahreïn, le Pakistan, l'Arabie saoudite et la Turquie. Même si Trump a affirmé dans son discours d'ouverture lors de la cérémonie que ce Conseil « collaborerait avec de nombreux autres acteurs, y compris les Nations Unies», beaucoup craignent une volonté de fragiliser davantage l'ONU. « J'ai toujours dit que les Nations Unies avaient un potentiel énorme, mais qu'elles ne l'avaient pas exploité », a déclaré Trump, ajoutant que le Conseil allait « remporter un vif succès à Ghaza» et que «nous pourrons étendre notre action à d'autres domaines à mesure que nous réussirons à Ghaza » L'ONU demeure la seule organisation internationale à adhésion universelle Répondant indirectement aux déclarations de Trump, Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général, a affirmé jeudi, lors du point de presse quotidien, que «l'ONU demeure la seule organisation internationale à adhésion universelle». «Nous avons évidemment pris connaissance des annonces faites hier et aujourd'hui à Davos. Le Secrétaire général poursuit son travail avec la détermination de mettre en œuvre les mandats qui lui ont été confiés, tous fondés sur le droit international et sur la Charte des Nations Unies. Autrement dit, notre travail continue», a ajouté Dujarric. A une autre question relative au lancement du «Conseil de la paix», la position de Trump à l'égard de l'ONU à qui il demande sa coopération, le porte-parole du SG des Nations Unies ajoute : «nous sommes déterminés à tout mettre en œuvre pour assurer la pleine application de la résolution 2803 du Conseil de sécurité, qui a salué la création du Conseil de la paix pour Ghaza. Et comme vous le savez, cette résolution et le plan présenté par le président Trump prévoyaient que l'ONU joue un rôle de premier plan dans l'acheminement de l'aide humanitaire». «Je pense que nous avons acheminé une aide humanitaire considérable à Ghaza, dans la limite de nos capacités. Nous avons évoqué les restrictions, mais vous savez combien nous avons pu accomplir davantage depuis le cessez-le-feu. Dans ce cadre, nous avons collaboré étroitement avec les autorités américaines et nous continuerons de le faire», dit-il encore. |
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