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Mardi, 103e jour du
cessez-le-feu, Israël continue de transgresser unilatéralement l'accord de Charm Al-Cheikh, en commettant, depuis le 11 octobre 2025,
plus de 960 violations du cessez-le-feu, et de ne pas respecter le volet des
aides humanitaires préconisé par le « plan de paix », dans ce qui semble être
une démarche menée en total accord avec l'administration Trump.
Dans son dernier rapport statistique, publié hier, le ministère de la Santé a fait état de 8 nouvelles victimes, dont un martyr et 7 blessés, lors des attaques sionistes durant les précédentes 24h (lundi). Le bilan des massacres israéliens depuis l'accord de cessez-le-feu du 11 octobre 2025 passe à 466 martyrs, 1.294 blessés et 713 corps de martyrs exhumés des décombres des bâtiments bombardés depuis le début du génocide. Quant au bilan cumulatif des victimes du génocide israélien à Ghaza, depuis le 7 octobre 2023, il passe à 71.551 martyrs et 171.372 blessés. Les attaques israéliennes se sont poursuivies mardi sur plusieurs régions de Ghaza. Hier, l'agence d'information palestinienne Shehab News a indiqué que l'artillerie de l'armée sioniste a bombardé la région de Beni Suheila à l'est de Khan Younes dans le sud de l'enclave. Dans la même région, un Palestinien a été blessé par des balles tirées par des soldats sionistes. L'aviation israélienne a bombardé plusieurs zones à l'est de Deir al-Balah et d'al-Bureij dans la ville de Ghaza. Attaque «sans précédent» contre une agence de l'ONU Les forces d'occupation israéliennes ont pris d'assaut, très tôt dans la matinée de mardi, le siège de l'agence onusienne UNRWA à l'est d'Al-Qods avant de procéder à la démolition de ses bâtiments. «Un nouveau niveau de défiance ouverte et délibérée envers le droit international, y compris envers les privilèges et immunités des Nations Unies, de la part de l'État d'Israël. Tôt ce matin, les forces israéliennes ont pris d'assaut le siège de l'UNRWA, un site des Nations Unies, à Jérusalem-Est», a déclaré hier sur la plateforme X, Philippe Lazzarini le Commissaire général de l'agence. «Des bulldozers ont pénétré dans l'enceinte et ont commencé à démolir les bâtiments qui s'y trouvaient, sous le regard de législateurs et d'un membre du gouvernement», a-t-il ajouté, qualifiant l'attaque de «sans précédent» contre une agence des Nations Unies et ses locaux. Cette décision de démolir le siège de l'UNRWA à l'est d'Al-Qods «fait suite à d'autres mesures prises par les autorités israéliennes pour effacer l'identité des réfugiés palestiniens», explique encore Lazzarini, rappelant que «le 12 janvier, les forces israéliennes ont pris d'assaut un centre de santé» de l'agence dans la même ville et «ont ordonné sa fermeture». L'entité sioniste prévoit aussi de couper «l'approvisionnement en eau et en électricité des installations de l'UNRWA, y compris les bâtiments de santé et d'éducation, dans les semaines à venir». «C'est une conséquence directe de la législation adoptée par le parlement israélien en décembre, qui a renforcé les lois anti-UNRWA existantes adoptées en 2024», ajoute le patron de l'agence. Ces actions, conjuguées aux précédents incendies criminels et à une vaste campagne de désinformation, contredisent l'arrêt rendu en octobre par la Cour internationale de Justice, qui a réaffirmé qu'Israël est tenu, en vertu du droit international, de faciliter les opérations de l'UNRWA, et non de les entraver ou de les empêcher», affirme encore Philippe Lazzarini, soulignant que la CIJ a statué qu'Israël «n'a aucune juridiction sur l'est d'Al-Qods». Dans sa déclaration, Lazzarini estime que l'assaut suivi de la démolition d'un des sièges de l'agence «doit être un signal d'alarme». «Ce qui arrive aujourd'hui à l'UNRWA arrivera demain à toute autre organisation internationale ou mission diplomatique, que ce soit dans le territoire palestinien occupé ou n'importe où dans le monde. Le droit international est de plus en plus attaqué depuis trop longtemps et risque de devenir obsolète en l'absence de réaction des États membres», a-t-il conclu. Près de la moitié des détenus palestiniens incarcérés sans inculpation Les institutions palestiniennes chargées des affaires des prisonniers ont indiqué, mardi, que le nombre de détenus actuellement dans les prisons de l'occupation israélienne s'élève à plus de 9350 personnes, dont 53 femmes, parmi elles deux mineures, ainsi 350 enfants, actuellement emprisonnés dans les prisons de Megiddo et Ofer. Selon les données de ces institutions, rapportées par l'agence Wafa, «le nombre de détenus administratifs s'élève à 3385, tandis que 1237 détenus sont classés par l'occupation sous la qualification de «combattants illégaux»». Les détenus de la bande de Ghaza «retenus dans les camps relevant de l'armée israélienne et placés sous cette même catégorie», ne sont pas compris dans ce chiffre, ajoute l'agence qui note que cette classification «inclut également des détenus arabes originaires du Liban et de la Syrie». Les institutions palestiniennes chargées des questions des prisonniers ont souligné également qu'«environ 50% de l'ensemble des détenus sont incarcérés sans inculpation», qu'il s'agisse «des cas en»détention administrative» ou ceux classés «combattants illégaux», selon la terminologie israélienne». «Elles ont enfin indiqué que les détenus administratifs représentent à eux seuls plus de 36% du nombre total de prisonniers dans les prisons de l'occupation israélienne», rapporte Wafa. |
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