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Comité palestinien de gestion de Ghaza: Le Hamas prêt à la passation de pouvoir
par Mohamed Mehdi Lundi, 102e jour du
cessez-le-feu, Israël continue de transgresser unilatéralement l'accord de Charm Al-Cheikh, en commettant, depuis le 11 octobre 2025,
plus de 960 violations du cessez-le-feu, et de ne pas respecter le volet des
aides humanitaires préconisé par le «plan de paix», dans ce qui semble être une
démarche menée en total accord avec l'administration Trump.
Dans son dernier rapport statistique, publié hier, le ministère de la Santé a fait état d'un martyr et de 12 blessés, dans les attaques sionistes des précédentes 48h (samedi et dimanche), ainsi que l'exhumation des décombres du corps d'un martyr. Le bilan des massacres israéliens depuis l'accord de cessez-le-feu du 11 octobre 2025 passe à 465 martyrs, 1.287 blessés et 713 corps de martyrs exhumés des décombres des bâtiments bombardés depuis le début du génocide. Quant au bilan cumulatif des victimes du génocide israélien à Ghaza, depuis le 7 octobre 2023, il passe à 71.550 martyrs et 171.365 blessés. Par ailleurs, les forces d'occupation sionistes ont poursuivi lundi leurs attaques à Ghaza, faisant au moins un martyr et plusieurs blessés. Le correspondant de l'Agence de presse palestinienne Wafa, citant des sources médicales, a rapporté un martyr sous les balles des forces israéliennes à l'est de Khan Younes, dans le sud de la bande de Ghaza. La même source a fait état également d'un bilan de plusieurs blessés «lorsqu'un drone israélien a largué une bombe sur un groupe de civils près du rond-point ouest de Beit Lahia, dans le nord de la bande de Ghaza». Le Bureau des médias du gouvernement de Ghaza, affilié au Mouvement Hamas, a salué, dans un communiqué rendu public lundi, «la création du Comité national palestinien pour l'administration de la bande de Ghaza» et affirmant sa «pleine disponibilité pour les procédures de passation de pouvoir». «Compte tenu de l'évolution de la situation politique et administrative et de l'annonce du passage à la deuxième phase, nous saluons la création du Comité national palestinien pour l'administration de la bande de Ghaza», a annoncé hier le Bureau du gouvernement. La déclaration considère que la création du Comité «constitue un pas important vers la prise en compte des réalités administratives et des services publics dans la bande de Ghaza», conformément à «la priorité accordée à la cessation complète de l'agression en cours contre notre peuple palestinien, à la protection des civils et à l'atténuation des souffrances humanitaires de notre population». Le gouvernement actuel de Ghaza annonce également sa pleine disponibilité pour «le transfert des pouvoirs» et son engagement dans la mise en œuvre des «procédures de passation de pouvoir» pour garantir une «transition harmonieuse et organisée du fonctionnement institutionnel», et «préservera les droits des citoyens et des employés du secteur public ainsi que la continuité des services». En attendant la passation des pouvoirs, les activités gouvernementales et de services publics «se poursuivront normalement» à travers les «institutions et ministères», affirme le gouvernement de Ghaza, soulignant que les fonctionnaires «sont pleinement disposés à coopérer avec le Comité national palestinien pour l'administration de la bande de Ghaza». Le communiqué réaffirme «le droit inhérent du peuple palestinien à la reconstruction et la nécessité que ce processus soit mené de manière à préserver ( ) le droit du peuple palestinien à l'autodétermination, à la création d'un État palestinien souverain et indépendant, avec Al Qods pour capitale», ainsi que «l'unité géographique entre la Cisjordanie et la bande de Ghaza». Rappelons que, samedi dernier, le Jihad Islamique en Palestine a annoncé qu'il «accueille favorablement l'initiative du comité de technocrates», tout en exprimant de larges réserves quant à la composition du «prétendu «Conseil de paix»», annoncée vendredi par l'administration Trump, et dont les membres ont été choisis «en fonction des critères israéliens et servant les intérêts de l'occupation», souligne le Mouvement. L'Espagne s'engage à renforcer le Fonds d'urgence pour la Palestine L'Espagne s'est engagée à mobiliser les pays donateurs pour relancer l'initiative internationale de durabilité financière du gouvernement palestinien, précédemment menée en coopération avec l'Arabie saoudite, la France et la Norvège, a indiqué dimanche l'Agence palestinienne Wafa. L'objectif de la démarche espagnole est de «mobiliser de nouveaux financements», afin de permettre au gouvernement de «poursuivre la fourniture de services essentiels», et pour palier au «blocage des recettes de compensation par Israël pour le neuvième mois consécutif». Wafa précise que «cet engagement a été exprimé lors des entretiens menés par le ministre palestinien des Finances et de la Planification, Estephan Salameh, avec plusieurs hauts responsables espagnols à Madrid, à l'invitation du ministère espagnol des Affaires étrangères». L'Agence a rappelé que «les pays membres de la coalition internationale soutenant la solution à deux États, menée par la France et l'Arabie saoudite, ont déjà contribué à hauteur de 200 millions de dollars, dont 90 millions versés par l'Arabie saoudite». |
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