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Ils réclament des arriérés de paiement de 2019 et 2020: Des ouvriers chinois protestent devant l'usine Total à Bethioua

par S. M.

Les ouvriers d'une société chinoise de bâtiment ont organisé, hier matin, un sit-in devant le chantier de l'usine de lubrifiants du groupe français Total, à Bethioua, pour réclamer les arriérés de paiement de salaires de 2019 et 2020. Cette société chinoise avait signé en 2019 un contrat de sous-traitance avec une autre société chinoise pour fournir une main-d'œuvre qualifiée en maçonnerie pour la réalisation des travaux de construction de l'usine de Total qui se trouve dans la zone industrielle de Bethioua, à proximité de Tosyali. Le maître d'œuvre de ce chantier est la société Fabricom, une filiale du groupe Engie belge.

« Nous avons signé en mai 2019 un contrat de sous-traitance avec une grande société publique de droit chinois (celle-ci ne veut pas révéler sa raison sociale, désignée ci-après SD), dont l'objectif était de fournir des services de prestation pour la construction des ateliers, des bâtiments administratifs et fonctionnels, de la salle de distribution et les travaux de bassin d'incendie, de la fondation du réservoir à pétrole, des clôtures et de VRD du projet de réalisation d'une usine de fabrication des lubrifiants. La société chinoise est confrontée à une difficulté financière, en raison d'une somme déduite de l'ordre de 10% du montant contractuel par Fabricom sous prétexte infondée, du non-paiement des situations de févier à mai 2019 par Fabricom (…) Nous n'avons perçu aucun sou depuis la signature du contrat en mai 2019. Ce retard dans le paiement de nos créances a lourdement pénalisé notre petite entreprise qui souffre des retombées de la crise sanitaire. Nos travailleurs qui n'ont pas touché leurs salaires et risquent même de perdre leur travail, sont aujourd'hui forcés de manifester devant cette usine, dans l'espoir d'attirer l'attention », confie une cadre de la société chinoise. Elle ajoute que ce mouvement de contestation se poursuivra dans les jours à venir jusqu'à la satisfaction de leur revendication.

D'un coût d'investissement de 40 millions de dollars, l'usine réalisée sur une assiette foncière de 4,1 hectares produira 40.000 tonnes/an de lubrifiants automobiles. La demande de ces produits sur le marché local est estimée de 140 à 150.000 tonnes/an.