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Les défis de l'Algérie 2018/2030: réformes, développement, justice sociale

par Abderrahmane Mebtoul*

Les défis de l'Algérie 2018/2030 peuvent se résumer ainsi : soit une véritable stratégie d'adaptation à ce monde turbulent et instable, de profondes réformes afin de favoriser le développement durable ou une régression de l'Algérie tant dans les domaines économique, social, politique et militaire, dans la mesure où le véritable pouvoir économique mondial et l'influence diplomatique reposent sur une économie forte, où les deux pivots du développement du XXIème siècle sont la bonne gouvernance et la maîtrise du savoir étant l'aube de la quatrième révolution économique mondiale 2020/2030.

1. - Dialectique entre réformateurs/créateurs de richesses et conservateurs distribution de la rente,

En attendant qu'un véritable processus démocratique se déclenche, fonction des rapports de forces et de la dynamisation de la société, seule solution à terme pour le pays, en ce mois d'août 2018, après plusieurs décennies d'indépendance politique, deux institutions garantissent la sécurité du pays: d'une part l'ANP et toutes les forces de sécurité, étant la seule force organisée devant se limiter à ses fonctions constitutionnelles, les partis, dans leur immense majorité, et la société civile atomisés, déconnectés des réalités sociales et mondiales, ayant, de moins en moins, d'impacts sur la mobilisation citoyenne et d'autre part, sur le plan économique, la rente des hydrocarbures, l'Algérie c'est Sonatrach et Sonatrach, impliquant un nouveau management stratégique ( voir notre étude HEC Montréal Canada 2012), c'est l'Algérie procurant, toujours plus de 98%, directement et indirectement des recettes, en devises du pays, influant sur le taux de croissance via la dépense publique et donc sur le niveau de l'emploi, le taux d'inflation, les réserves de change et du fait qu'en ce XXIème siècle, le véritable pouvoir mondial étant économique sur l'impact de l'Algérie sur la scène internationale. La gestion est administrative, loin des normes économiques. Pour preuve, depuis des années, la nomination de walis aux postes de ministres (l'ENA algérienne, simple licence, pour des fonctions administratives, n‘est pas l'ENA française, entrée polytechnique ou licence sur concours) dont la majorité ne sont pas des managers tant politiques qu'économiques, souvent habitués à distribuer des logements, et des terrains dans les wilayas. Il n'est plus permis, aujourd'hui, de faire l'impasse sur le rôle que des acteurs résidents, mus puissamment, par des intérêts organiquement liés à la distribution de la rente, qui ont pu, à un moment où à un autre, peser dans un sens franchement défavorable aux réformes politiques et économiques. De même qu'il n'est plus possible, du point de vue de l'analyse aussi, d'occulter le rôle que d'autres acteurs, externes ceux-là, ont pu jouer dans un sens tout aussi défavorable, motivés qu'ils étaient, eux aussi, par la défense d'intérêts de groupes ou de personnes que la poursuite d'un commerce, hautement lucratif, rendait allergiques à toute velléité de changement et de réformes. Des acteurs internes aussi bien que des acteurs externes ont agi, clairement, dans le sens contraire, encourageant et défendant, par des moyens divers, la mise en œuvre de réformes dont la nécessité n'échappe à personne. Comme il n'est plus permis d'ignorer la nécessaire adaptation de l'Algérie, face aux nouvelles mutations mondiales dont son devenir est dans les espaces euro-méditerranéen et africain, expliquant mon initiative récente avec le professeur Camille Sari où nous avons coordonné un ouvrage collectif, avec la participation de 36 experts, de différentes spécialités, algériens, marocains, tunisiens, libyens et européens paru aux Editions Harmattan à Paris 2015 ( 2 tomes 1050 pages). Il est admis par les observateurs impartiaux que l'Algérie, contrairement aux discours pessimistes démobilisateurs, connaissant certes une situation difficile, ne traverse pas une crise financière mais une « crise de gouvernance, risquant, si l'on n'y prend pas garde, de se transformer en crise financière, horizon 2020/2022, avec des incidences économiques, sociales, politiques et géostratégiques.

Les différents mouvements sociaux que connaît l'Algérie, actuellement, reflètent une dynamique sociale normale que connaissent maints pays. Il s'agit d'imaginer de nouvelles méthodes de gestion sociales loin des schémas périmés du passé, responsabilité du gouvernement, afin d'éviter l'affrontement direct citoyens- forces de sécurité, qui rompt la confiance envers l'Etat. Il ne suffit pas de gérer la problématique des conflits sociaux par décrets, mais de changer le modèle de gouvernance qui ne peut plus réaliser une politique économique et sociale copiée sur les schémas des années 1970.

Tout cela renvoie à l'efficacité et à la transparence des institutions qui doivent coller à la nouvelle réalité économique et sociale.

2. - Dépasser la gestion bureaucratique et se conformer aux normes économiques

Lorsque la valeur de la rente des hydrocarbures s'accroît, paradoxalement les réformes sont freinées et l'on assiste à une redistribution passive de la rente pour une paix sociale éphémère avec l'extension de la corruption et une concentration excessive du revenu national au profit d'une minorité rentière. Ce couple contradictoire des forces politiques, économiques, sociales, défendant la rente ou les réformes, explique l'instabilité juridique et le manque de cohérence et de visibilité, dans la réforme globale. Pour l'Algérie, la gestion administrative centralisée, depuis l'indépendance, les enjeux de pouvoir internes, les crises économique, sociale et culturelle et, enfin les contraintes externes, de plus en plus pesantes, ont abouti à des changements, menés parfois à la hussarde, qui ont révélé une réalité bien amère : l'absence dramatique d'une véritable stratégie nationale d'adaptation à ce phénomène total et inexorable qu'est la mondialisation.

La conjonction de facteurs endogènes et exogènes et l'intervention massive – parfois directe et par moments insidieuse – d'acteurs internes et externes- a abouti à une transition qui se traîne en longueur depuis des décennies et non pas seulement pour la période actuelle. La réussite des réformes institutionnelles et l'optimalisation de la dépense publique, impliquent plus de décentralisation, à ne pas confondre avec l'avatar néfaste du régionalisme et de la déconcentration qui renforce la bureaucratisation ainsi que de nouvelles formes de protection sociale. La vision centralisatrice jacobine annihile les créativités et la régionalisation économique est une voie salutaire, pour bon nombre de pays, évitant l'autoritarisme d'en haut de peu d'efficacité, tant économique que sociale, impliquant des institutions appropriées. Les réformes, fondement de la transition socio-économique, renvoient à la refondation de Etat qui implique de saisir les tendances réelles de la société algérienne, face tant aux mutations internes que mondiales. Les exigences d'un Etat fort de sa droiture et de son droit, si elles constituent un outil vital pour la cohésion nationale et le destin de la nation, ne doivent pas occulter les besoins d'autonomie de pouvoirs locaux qui doivent être restructurés, en fonction de leur histoire anthropologique et non en fonction des nécessités électoralistes ou clientélistes. La cohésion de ces espaces et leur implication dans la gestion de leurs intérêts et de leurs territorialités respectives, enclencherait, alors, une dynamique de complétions positives et rendront la maîtrise des groupes plus facile pour la centralité politique nationale.

Le passage de l'Etat de « soutien » à l'Etat de justice est, de mon point de vue, un pari politique majeur, car il implique, tout simplement, un nouveau contrat social et un nouveau contrat politique entre la Nation et l'Etat. Car les réformes, en profondeur, du fonctionnement de la Société algérienne et non des replâtrages organisationnels, impliquant d'analyser avec lucidité les relations dialectiques réformes et les segments de la production de la rente ( Sonatrach) et celui de sa redistribution (système financier), bouleversent des intérêts, les gagnants de demain n'étant pas, forcément, ceux d'aujourd'hui. L'Algérie ne peut revenir à elle-même que si les faux privilèges sont bannis et les critères de compétence, de loyauté et d'innovation sont ré-instaurés comme passerelles de la réussite et de promotion sociale, afin d'avoir un impact réel sur la dynamique sociale globale, afin de réaliser les aspirations d'une Algérie arrimée à la modernité, tout en préservant son authenticité. La refondation de l'Etat ne saurait se limiter à une réorganisation technique de l'autorité et des pouvoirs, étant une question d'intelligence et de légitimité réelle et non fictive. Cela implique des réaménagements dans l'organisation du pouvoir, devant poser la problématique stratégique du futur rôle de l'Etat, largement influencé par les effets de la mondialisation, dans le développement économique et social, notamment à travers une réelle décentralisation. Il s'agit de mettre, en place une bonne gouvernance, condition d'un développement multidimensionnel et d'atténuation des tensions sociales, devant, nécessairement, faire le pont entre la micro-gouvernance et la macro-gouvernance. Il existe des liens dialectiques entre la gouvernance politique centrale, locale et la gouvernance d'entreprise.

D'où l'importance d'une redéfinition du nouveau rôle de l'Etat, dans le développement économique et social et d'une manière claire, le droit de propriété, donc les relations entre l'Etat et le marché qui doivent procéder d'une démarche pragmatique par une définition des règles incitatives ; la production d'une culture politique participative, une communication institutionnelle efficiente et l'élaboration d'un nouveau consensus politique, pas unanimisme, signe de la décadence de toute société, permettant de dégager une majorité significative dans le corps social, en faveur des réformes.

C'est une entreprise d'envergure consistant, principalement: à réorganiser le champ de l'information et de la communication pour plus de concurrence car l'information, en ce XXIème siècle, n'est plus le quatrième pouvoir mais le cœur du pouvoir même ; réorganiser le mouvement syndical et associatif dont la promotion de la femme, signe de la vitalité de toute société ; la réforme de la Justice, par l'application et l'adaptation du Droit, tant par rapport aux mutations internes que du Droit international ; adapter le système éducatif, centre d'élaboration et de diffusion de la culture et de l'idéologie de la résistance au changement et à la modernisation du pays ; la révision du foncier dans l'agriculture et une nouvelle politique de gestion de l'eau, cette or bleu qui risque de faire l'objet de guerres fratricides durant le XXIème siècle et concernant d'ailleurs tous les continents mais particulièrement l'Afrique (le cas des eaux du Nil qui traverse plusieurs territoires pour l'Afrique est à méditer) ; la réforme du système financier considéré, à juste titre, comme l'indice le plus probant de la volonté politique des Etats d'ouvrir ou non l'Economie nationale, à la libre entreprise, qui est un préalable essentiel à la relance de l'investissement public, privé, national et étranger, les banques publiques et privées étant au cœur d'importants enjeux de pouvoir entre les partisans de l'ouverture et ceux de préservation des intérêts de la rente.

3.-Réformes/ développement ou statu-quo / régression

Comme je l'ai démontré dans un ouvrage, paru à l'Office des Publications universitaires (OPU Alger 1983) ; ‘ Valeur, prix et croissance économique', en référence à la théorie de la thermodynamique, le monde est en perpétuel mouvement. Même la pierre et notre univers (avec le réchauffement climatique, influences géostratégiques sur la cartographie géographique mondiale) que l'on croit inerte, se décompose lentement, à travers les décennies et les siècles. La société n'échappe pas à cette règle où les mouvements culturels (qui seront prépondérants, entre 2030/2040), économiques, sociaux, politiques, avec des acteurs n'ayant pas, toujours, les mêmes objectifs, engendrent des transformations, positives ou négatives.

Le temps ne se rattrape jamais en économie que l'on peut définir comme la maîtrise et le gain du temps. Toute Nation qui n'avance pas recule. Existant un lien dialectique entre le Politique et l'Economique où tout projet étant porté par, forcément, des forces sociales, souvent avec des intérêts différents, en démocratie les urnes, la population tranchant sur le projet de société, où la minorité politique se soumet à la volonté de la majorité, tout en restant une force de propositions.

Nous n'avons, donc, pas attendu les évènements récents et les différents rapports de la Banque mondiale, du FMI ou de la COFACE pour proposer des solutions concrètes de sortie de crise pour l'Algérie (voir notre conférence devant le Premier ministre et les différents membres du gouvernement, au Palais des Nations, le 26 novembre 2014, sur l'impact de la baisse du prix des hydrocarbures sur les équilibres macro-économiques et macro-sociaux, ayant averti qu'il fallait ne plus vivre de l'illusion de la rente éternelle pour éviter la dérive vénézuélienne. Cela faisait suite au débat que j'ai tenu à ‘Radio France Internationale' (RFI), Paris, le 12 novembre 2014, avec le Pr Antoine Halff ex-économiste en chef du gouvernement Barak Obama et directeur de la prospective à l'AIE, sur « les perspectives de la chute du cours des hydrocarbures et leurs impacts sur l'Economie algérienne». Comment ne pas rappeler que, par le passé, (2005), j'ai eu l'honneur de coordonner plusieurs ouvrages pluri-disciplinaires, d'une brûlante actualité, ayant abordé les réformes politiques, sociales et économiques, fruit d'un travail collectif, à la rédaction duquel ont contribué des collègues spécialistes en anthropologie, en économie et en sciences politiques des Universités d'Oran et d'Alger (Casbah Editions deux volumes, 520 pages, sous le titre ‘Réformes et Démocratie' - 2005) .

A cette époque j'avais donné plusieurs conférences aux Universités de Annaba, Constantine, Tizi Ouzou, Béjaia, Mascara, Sidi Bel-Abbès, Tlemcen, Oran, avant de clôturer à l'Ecole nationale d'Administration d'Alger (ENA) et ce, afin d'expliquer notre démarche fondée sur l'alternance démocratique, tenant compte de notre authenticité, pour arriver à une économie diversifiée, hors hydrocarbures, dans le cadre des valeurs internationales avec l'avènement de la quatrième révolution économique mondiale 2020/2030. Que de perte de temps et dommage que nous n'avons pas été écoutés ! Mais devant privilégier uniquement les intérêts supérieurs de l'Algérie, il n'est jamais trop tard pour bien faire, devant éviter la sinistrose mais également l'autosatisfaction démagogique destructrice, l'Algérie possédant toutes les potentialités de sortie de crise, sous réserve d'une réelle volonté politique de profondes réformes structurelles.

ademmebtoul@gmail.com

Références- pour l'approfondissement de la partie économique, notamment sur les réformes voir différentes contributions du Pr Abderrahmane Mebtoul

1.- Contribution Africa/Press- Paris France en trois volets le 08/ 09/10 août 2018, sur les défis de l'Algérie (1/3) : « Le développement de Algérie implique la réforme du système politique» (2/3) : « Il est urgent d'adapter nos partis politiques algériens, pour la majorité liés à des intérêts de rente » (3/3) : « pas de développement pour l'Algérie sans vison stratégique ( de la transition à une économie hors hydrocarbures » Contribution internationale Londres/Bruxelles, Site Mena Forum « Algeria, in an unfinished transition period Challenges of 2018, 2020 & 2030 Algeria: Reform » by Dr A. Mebtoul | Aug 5, 2018 sur les contraintes de financement de l'Economie algérienne - site Mena Forum (Bruxelles-Londres) « How to Energize the Algiers Bourse ? » by Dr A. Mebtoul | May 20188 - Ouvrage collectif sous la direction du professeur Abderrahmane MEBTOUL « Les enjeux de l'Algérie : réformes et démocratie » 2 volumes Casbah Edition Alger- 2005 (520 pages) Conférence le 26 novembre 2014 au Club des Pins Palais des Nations Alger – en présence du Premier ministre, de la majorité des membres du gouvernement et des cadres de la Nation- qui faisait suite au débat que j'ai tenu à ‘Radio France Internationale' RFI Paris, le 12 novembre 2014, avec le Pr Antoine Halff ex économiste en chef du gouvernement Barak Obama et directeur de la prospective à l'AIE , sur « les perspectives de la chute du cours des hydrocarbures »—Intervention du Professeur Abderrahmane Mebtoul invité d'honneur du Professeur Jean-Pierre Chevènement, président de l'Association Algérie-France et de la Fondation ‘Res Publica' qui a organisé une rencontre avec d'importantes personnalités, des deux rives de la Méditerranée, en partenariat avec l‘Union européenne, le 17 février 2014, à Paris sur le thème : « le Maghreb et l'Afrique, face aux enjeux géostratégiques mondiales »

2.-Interviews à l''American Herald Tribune' 28 décembre 2016 (58 pages) et au quotidien financier français la Tribune.fr mars 2017 « toute déstabilisation de l'Algérie aurait un impact sur l'espace méditerranéen et africain »- A paraître interview du Pr A. Mebtoul-, à l''American Herald Tribune' fin-août 2018 sur le bilan et les perspectives de l'Economie algérienne 2018/2020/2030 – en anglais (USA). -Ouvrage collectif « Les enjeux géostratégiques de l'intégration du Grand Maghreb » Edition Harmattan Paris/ France – 2015 sous la direction d'Abderrahmane Mebtoul et de Camille Sari deux ouvrages (1.050 pages). Le premier ouvrage collectif s'intitule, « Quelle gouvernance et quelles institutions au Maghreb face aux enjeux géostratégiques ? ». Le second ouvrage collectif traite « de l'intégration économique maghrébine, un destin obligé. Contribution - Institut français des Relations internationales – IFRI- « La coopération Europe/Maghreb, face aux enjeux géostratégiques, 55 pages 04 avril 2011 » , et du même auteur « La problématique de la sphère informelle, au Maghreb, (IFRI 28 pages, 03 décembre 2013). L'Afrique, le Maghreb face aux enjeux des flux migratoires » site AfrikPress Paris 24/27 juin 2018

3.-Sous le haut patronage de son Excellence, Monsieur le président de la République- 1er Congrès sur la sécurité énergétique, alimentaire et de l'eau, 1er avril 2018 CIC Alger- Face aux nouvelles mutations énergétiques mondiales : pour un nouveau mangement stratégique, le 19 avril 2018, Professeur des Universités, expert international, sous le Haut Parrainage de son Excellence, Monsieur le Président de la République des 11èmes journées du JST de Sonatrach, Oran du 16 au 19 avril 2018 -« l'Algérie face aux trafics et au terrorisme, au niveau de la région sahélienne » - Ministère de la Défense nationale -Institut de Documentation, d'Evaluation et de Prospective, trafic des frontières et la sécurité au Sahel, sous le patronage de Monsieur le vice-ministre de la Défense nationale, chef d'Etat-major de l'ANP. Le Pr A. Mebtoul interviendra, en décembre 2018, à l'invitation du ministère de la Défense nationale -Institut de Documentation, d'Evaluation et de Prospective qui organisera une rencontre internationale sur le thème : «l'environnement sécuritaire de l'Algérie, en 2035: quelles conséquences pour notre outil de défense» - Intervention à l'invitation de «l'Alliance pour Refonder la Gouvernance en Afrique (ARGA)» le 26/30 janvier 2014, Rabat, sur le thème: «face aux enjeux géostratégiques, le développement et la sécurité de l'Afrique doivent se fonder sur l'Etat de droit et la bonne gouvernance ».

*Professeur des Universités, expert international