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Ripostant à l'entité sioniste: La résistance libanaise n'acceptera «aucun retour au statu quo»
par Mohamed Mehdi Vendredi, 42e jour de l'agression américano-sioniste
contre l'Iran. Depuis son annonce officielle mercredi dernier, il n'est pas
vraiment possible de parler d'un «cessez-le-feu».
La génocidaire entité sioniste continue de bombarder le Liban faisant environ 1450 victimes depuis l'annonce, le 8 avril à 12h50, par le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, que «la République islamique d'Iran et les États-Unis d'Amérique, ainsi que leurs alliés, ont convenu d'un cessez-le-feu immédiat partout, y compris au Liban et ailleurs», avec «effet immédiat», a-t-il insisté. Sur les 1450 victimes de la sauvagerie israélienne, figurent 302 martyrs et environ 1150 blessés, rapporte l'Associated Press (AP) citant le ministère libanais de la Santé qui a indiqué que «le bilan devrait s'alourdir», à mesure que le travail «des équipes de recherche et de sauvetage se poursuit pour retrouver des corps sous les décombres». AP rapporte également qu'Israël «a annoncé avoir mené mercredi une centaine de frappes en dix minutes à travers le Liban». «Ces frappes ont touché sans avertissement des zones résidentielles et commerciales très fréquentées», ajoute l'agence de presse. Le quotidien britannique The Independent' fait état d'un bilan «d'au moins 182 tués» dans la centaine de bombardements israéliens sur plusieurs régions du Liban. Dans une déclaration au journal, le chirurgien britanno-palestinien, Ghassan Abu Sittah, exerçant actuellement dans un hôpital à Beyrouth, décrit la situation d'« épouvantable » et de « massacre absolu». « Les services d'urgence sont donc submergés dans tout Beyrouth. Beaucoup de personnes admises sont décédées, beaucoup d'enfants sont grièvement blessés », a ajouté Abu Sittah. Naim Qassem, SG du Hezbollah : «Pas de retour à la situation antérieure» Le Hezbollah a repris, dès jeudi, sa riposte contre l'entité sioniste avec la même intensité qu'avant l'annonce du «cessez-le-feu». Des colonies, des installations de l'armée d'occupation et des regroupements de ses soldats ont été ciblés par des missiles et des drones de la résistance libanaise. Au sud-Liban, les combattants du Hezbollah ont mené, et continuent de le faire, des combats avec les troupes de l'armée israéliennes qui peinent à prendre des positions sur le sol libanais. Dans une lettre de condoléance adressée, vendredi, au peuple libanais, «patient et inébranlable», suite au martyre de centaines de personnes dont des femmes et des enfants, le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a mis exergue «l'incapacité de l'ennemi israélien à lancer l'invasion terrestre, qu'il a maintes fois annoncée, face aux braves héros de la résistance». «L'ennemi n'est pas parvenu, depuis plus de quarante jours, à empêcher les roquettes, missiles et drones d'atteindre ses localités, proches ou éloignées, jusqu'à Haïfa et au-delà», a déclaré M. Qassem, rappelant les innombrables «embuscades tendues par les résistants», et les destructions de chars et de véhicules militaires. Il a souligné que, face au «rempart impénétrable des résistants en première ligne», l'ennemi sioniste a eu recours, mercredi, à «une agression sanglante à Beyrouth, dans la banlieue sud, dans le sud du pays, dans la vallée de la Bekaa, au Mont-Liban et partout ailleurs, prenant pour cible les civils dans les quartiers, villages et villes densément peuplés afin de masquer son impuissance sur le terrain». Le SG du Hezbollah affirme que la résistance n'acceptera «aucun retour au statu quo» de la période précédente, avant d'appeler les autorités libanaises «à cesser de faire des concessions gratuites». «Ensemble, en tant qu'État, armée, peuple et résistance, nous protégerons notre pays, rétablirons sa souveraineté et chasserons l'occupant. Leurs menaces et leurs armes ne nous intimideront pas. Nous sommes les propriétaires légitimes de cette terre et nous avons la foi, la volonté et la capacité de les empêcher d'atteindre leurs objectifs», a conclu Naim Qassem dans sa lettre. Les aéroports européens craignent une pénurie de kérosène Mercredi, à l'annonce de l'accord de cessez-le-feu, les prix du pétrole ont plongé en-dessous de la barre des 100 dollars et les marchés boursiers mondiaux ont bondi. A Wall Street, «les entreprises fortement impactées par le prix du carburant ont rebondi pour limiter les pertes importantes subies en raison des inquiétudes liées à la persistance de prix élevés du pétrole», explique AP. Des compagnies aériennes, comme United Airlines et Delta Air Lines', ont vu les cours de leurs actions rebondir respectivement de 7,9 et 3,7%, après d'importantes pertes enregistrées depuis le début de l'agression contre l'Iran, les poussant à augmenter ou envisager une hausse de leurs tarifs. L'optimisme, certes «mesuré», des analystes est vite rattrapé par la réalité, en particulier devant l'incertitude des négociations indirectes entre Téhéran et Washington prévues au Pakistan. Hier, le Financial Times affirme que «le secteur aéroportuaire européen met en garde contre une pénurie «systémique» de kérosène si le détroit d'Ormuz n'est pas totalement rouvert d'ici trois semaines». «ACI Europe', qui représente les aéroports de l'UE, indique que les réserves de kérosène s'épuisent et que « l'impact des activités militaires sur la demande » accentue les tensions sur les approvisionnements», écrit le journal économique britannique. Dans une lettre consultée par le Financial Times' (FT), l'organisation fait part au Commissaire européen aux Transports, Apostolos Tzitzikostas, des « inquiétudes croissantes du secteur aéroportuaire quant à la disponibilité du kérosène, ainsi que de la nécessité d'une surveillance et d'une action proactives de l'UE ». « Si le passage dans le détroit d'Ormuz ne reprend pas de manière significative et stable dans les trois prochaines semaines, une pénurie systémique de kérosène risque de devenir une réalité pour l'UE », précise la lettre signalant l'approche de la haute saison estivale. Si les compagnies aériennes européennes disposent de «suffisamment de carburant pour plusieurs semaines», «les fournisseurs ne sont pas en mesure de garantir les livraisons jusqu'en mai», ajoute le journal. Toujours selon FT, citant l'Agence de cotation Argus Media', «le prix de référence du kérosène en Europe du Nord-Ouest a clôturé à 1.573 dollars la tonne jeudi, contre environ 750 dollars la tonne avant la guerre en Iran». |
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