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La wilaya de Béchar, fortement impliquée
dans le développement de l'énergie solaire à travers la réalisation en cours de
centrales photovoltaïques, s'intègre parfaitement dans la stratégie nationale
de développement des énergies renouvelables, a indiqué, mardi, le professeur Belkacem Draoui, chercheur au
laboratoire d'énergétique en zones arides de la Faculté de technologie de
l'Université Tahri-Mohamed de Béchar. Grâce à ces
projets énergétiques, la wilaya est en voie de devenir un "pôle
majeur" des énergies renouvelables en Algérie, avec la mise en œuvre d'un
ambitieux parc solaire photovoltaïque d'une capacité de 220 MW, a précisé le
même chercheur à l'APS, également membre du Conseil national de la recherche
scientifique et des technologies (CNRST).
Ces projets incluent la réalisation en cours d'une centrale solaire à Abadla, offrant une capacité de production de 80,1 MW, d'une autre à Kenadsa, avec une capacité prévue de 120 MW, ainsi que d'une troisième dans la région frontalière de Beni Ounif, qui produira 50 MW d'électricité, a-t-il précisé. Ces futures infrastructures solaires permettront à la région de se positionner comme un acteur stratégique majeur dans ce domaine, avec une capacité énergétique cumulée significative, contribuant au renforcement du réseau national, grâce au recours à des technologies de pointe et à des panneaux solaires de dernière génération, a-t-il expliqué. Ces projets s'inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du programme national visant à installer 22.000 MW de capacité en énergies renouvelables d'ici 2030, en tirant parti du potentiel solaire important de la région, a indiqué M. Draoui. Ce programme national de développement des énergies renouvelables est structuré en deux phases principales : une phase pilote et de lancement (2015-2020), suivie d'une phase de déploiement à grande échelle (2021-2030). Cette dernière se concentre sur le développement de l'interconnexion électrique entre le Nord et le Sud du pays, a-t-il ajouté. Cette opération permettra, notamment, l'installation de grandes centrales d'énergies renouvelables dans des zones clés comme In Salah, Adrar, Timimoun et Béchar, tout en assurant leur intégration au réseau énergétique national, a-t-il souligné. En parallèle, ce programme ambitionne de bâtir une véritable industrie dédiée aux énergies renouvelables, accompagnée d'un dispositif de formation et de transfert de compétences, selon le même chercheur. Cela ouvrira la voie à une exploitation accrue du savoir-faire local algérien, notamment dans les domaines de l'ingénierie et de la gestion de projets. En plus de répondre aux besoins énergétiques du pays, ce programme contribuera également à la création de plusieurs milliers d'emplois directs et indirects, a-t-il détaillé. Il marque également l'engagement de l'Algérie dans une nouvelle ère énergétique durable, qui, dans sa version actualisée, prévoit l'installation d'une capacité renouvelable d'environ 22.000 MW à l'horizon 2030, tout en maintenant l'exportation comme un objectif stratégique majeur, a conclu M. Draoui. |
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