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Les travaux du 8e symposium
de l'Association algérienne de l'industrie du gaz l'AIG se sont ouverts, hier,
au Centre des conventions d'Oran sous le thème «Gaz naturel et hydrogène,
l'innovation pour une industrie durable et résiliente».
Après un vibrant hommage rendu à l'ancien président de la République Liamine Zeroual décédé samedi dernier, M. Ounoughi Ferhat, vice-président de Business Développement Marketing (BDM) a donné le coup d'envoi de cette manifestation, « un véritable espace de recherches scientifiques et d'échanges d'expériences sur l'avenir du secteur gazier ». Dans une lettre adressée par M. Noureddine Daoudi, PDG de Sonatrach et président de l'AIG et lue par M. Ounoughi, celui-ci a mis en exergue les transformations majeures de l'industrie gazière et le rôle qu'occupe le gaz naturel dans la transition et la sécurité énergétiques. Il souligne que le gaz naturel, énergie reconnue propre, continue à être un vecteur énergétique fondamental des systèmes de transition et des mix énergétiques. Cette conférence intervient dans un contexte international marqué par de profondes transformations des systèmes énergétiques et par une redéfinition du rôle du gaz dans la transition énergétique mondiale. En effet, la guerre au Moyen Orient bouleverse le paysage mondial du gaz et suscite des interrogations dans de nombreux pays qui en dépendent. Face à cette incertitude, le rôle de l'Algérie est crucial et ce pays est et restera une source sûre et fiable en toute conjoncture, a affirmé M. Andrea Stegher, président de l'Union internationale du gaz qui a précisé que l'Algérie demeure plus que jamais la voie mondiale du gaz et est pionnière en matière de gaz liquéfié. Prenant la parole, le SG de l'Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO), M Ghezzali Farid a souligné pour sa part que cette conférence vise à renforcer le débat sur le rôle du gaz naturel dans le soutien au développement dans le continent africain. Elle permet aussi de promouvoir la coopération entre les pays africains producteurs d'hydrocarbures avec pour objectif garantir la souveraineté énergétique et inculquer une nouvelle dynamique en matière d'industrialisation et d'intégration continentale. «Nos priorités en Afrique sont d'élargir l'accès à l'électricité, soutenir l'industrialisation, créer de l'emploi et sécuriser les installations», a-t-il souligné et d'ajouter que le gaz est un accélérateur immédiat alors que l'hydrogène est un horizon industriel et l'Afrique est appelée à piloter les deux. Il appelle ainsi à passer au mode actif et à adopter une lecture régionale dans la maturation des projets tout en renforçant l'intégration continentale. L'ancien ministre de l'Energie, de l'Industrie et des Mines, M. Sadek Boussena, a mis l'accent au cours de son intervention sur les réflexions concernant l'avenir du débouché gazier. Un avenir incertain tributaire de la conjoncture mondiale de sorte que les analyses exigent plus de rigueur et de lucidité pour en extraire les perspectives réalistes. Il présente trois scénarios en termes de concurrence, de prix et de place du gaz dans la transition énergétique et des conditions géopolitiques. Ce symposium de deux jours a été aussi une occasion pour les différents intervenants de débattre plusieurs thèmes notamment les perspectives d'évolution des marchés mondiaux du gaz et de leurs dimensions géopolitiques, les enjeux de transition énergétique et de décarbonisation du secteur gazier. Parallèlement aux assises du symposium, une exposition technique est organisée, une opportunité pour les exposants d'échanger et de promouvoir les bonnes pratiques de l'industrie du gaz. Notons que de nombreux experts, des universitaires, des membres de l'AIG, des cadres de Sonatrach prennent part à ce symposium. |
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