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Samedi, 106e
jour du cessez-le-feu, Israël continue ses violations de l'accord de Charm Al-Cheikh, faisant des centaines martyrs et davantage
de blessés depuis la signature du «plan de paix», dans ce qui semble être une
démarche menée en total accord avec l'administration Trump.
Durant les précédentes 48 heures (jeudi et vendredi), les bombardements de l'occupation sioniste ont fait 4 martyrs et 11 blessés, selon le rapport statistique du ministère de la Santé publié hier. Le document annonce également le «décès de Ali Abu Zour, un nourrisson de 3 mois, des suites d'une hypothermie à l'hôpital des Martyrs d'Al-Aqsa, ce qui porte à 10 le nombre de décès d'enfants dus au froid depuis le début de l'hiver.» Le bilan des massacres israéliens, depuis l'accord de cessez-le-feu du 11 octobre 2025, grimpe à 481 martyrs et 1.313 blessés, en plus de l'exhumation de 713 corps de martyrs des décombres des bâtiments démolis sous les bombardements. Le nombre cumulé des victimes du génocide israélien à Ghaza, depuis le 7 octobre 2023, passe à 71.654 martyrs et 171.391 blessés. Le ministère note que «88 martyrs ont été ajoutés aux statistiques cumulatives, après que leurs données ont été complétées et approuvées par le Comité chargé de la validation des listes des martyrs». Trois opérations à cœur ouvert réussies à Ghaza Dans un communiqué publié jeudi, le ministère de la Santé a annoncé «la réussite de trois opérations à cœur ouvert au Centre hospitalier Al-Quds, affilié au Croissant-Rouge palestinien, avec la participation des équipes du Ministère de la Santé dirigées par le Dr Saher Abu Ghali, et de la délégation médicale de la Fondation PALMED, dirigée par le Dr Kifah Alwan.» «Ces trois opérations, réalisées hier et aujourd'hui (mercredi et jeudi, ndlr), sont les premières depuis plus de deux ans, suite à l'interruption des services due au génocide perpétré dans la bande de Gaza», explique le ministère. Le communiqué rappelle que «la pénurie de médicaments et de matériel médical pour la chirurgie à cœur ouvert, qui a atteint 100%», en raison des blocages israéliens, ainsi que «la destruction massive des infrastructures des centres de chirurgie à cœur ouvert du Complexe médical Al-Shifa et de l'Hôpital européen de Ghaza», lors des bombardements ciblés, «ont privé des centaines de patients d'une intervention chirurgicale spécialisée». «Cette réussite médicale nationale est l'aboutissement des efforts déployés pour rétablir les services de santé spécialisés et surmonter les conséquences catastrophiques de la guerre de génocide», ajoute la déclaration. Tout en réaffirmant son «engagement constant, en collaboration avec tous ses partenaires, à rétablir les services de santé spécialisés», le ministère lance un appel à «la fourniture de matériel médical essentiel afin d'assurer la continuité des interventions à cœur ouvert et de sauver des vies». Israël mène une campagne de diabolisation contre Médecins Sans Frontières Le gouvernement israélien finance une campagne publicitaire agressive en Grande-Bretagne contre l'organisation humanitaire médicale Médecins Sans Frontières (MSF), a révélé le site «Declassified UK», dans un article publié le 22 janvier, notant que cette «offensive de propagande» intervient alors que l'entité sioniste «cherche à limiter le travail de MSF et d'autres organisations humanitaires à Ghaza». L'article, qui rappelle le rôle de MSF dans la fourniture de «soins médicaux essentiels aux Palestiniens tout au long du génocide à Ghaza, grâce à un personnel international et local travaillant dans des hôpitaux à travers l'enclave assiégée», note, en citant des «données de transparence» de Google Search au Royaume Uni, que «l'Agence de publicité du gouvernement israélien finance une campagne publicitaire qui apparaît en première position sur le moteur de recherche lorsque les internautes recherchent des informations sur l'organisation». Cette publicité renvoie à un rapport accusant MSF de «graves fautes professionnelles» à Ghaza et d'un comportement «contraire à l'éthique fondamentale de l'action humanitaire internationale» rédigé par une «Équipe interministérielle» israélienne et daté de décembre 2025, explique Declassified UK, un site dont l'objet est d'»enquêter sur les agences militaires et de renseignement britanniques, ses entreprises les plus puissantes et leur impact sur les droits de l'homme et l'environnement». Le rapport du gouvernement d'occupation sioniste reproche à MSF d'utiliser dans ses rapports et communiqués les termes «guerre génocidaire», «génocide» et «nettoyage ethnique», rapporte également l'article. «Le rapport israélien fait également état d'»indices de liens» entre MSF et des «organisations terroristes» à Ghaza, notamment le Jihad islamique et le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP)», note encore Declassified UK, et rappelle que ces accusations sont «similaires à celles formulées par Israël en 2023 afin de retirer le soutien international à l'UNRWA». «Le montant des dépenses du gouvernement israélien pour ces publicités reste inconnu», souligne l'article. |
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