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CAN-2025- A propos des menaces de sanctions de la FAF et l'EN - Motsepe-Lekjaa: Un tandem au cœur des dérives de la CAF

par M. Zeggai

L'affaire du match Algérie-Nigéria n'a pas encore connu son épilogue et risque de prendre d'autres proportions. L'enquête annoncée par la CAF soulève de nombreuses interrogations.

En effet, selon certaines informations, les noms de Luca Zidane, Aït Nouri, Belghali et Hadj Moussa ont été mentionnés dans le rapport de l'arbitre sénégalais Issa Sy. Les mêmes sources affirment que la FAF s'expose à de lourdes sanctions pouvant aller d'une suspension de plus de quatre matches aux joueurs cités et une importante amende financière. Face à ce contexte, la réaction de la CAF apparaît pour le moins paradoxale. Au lieu de s'interroger sur les défaillances arbitrales et le comportement des officiels, l'instance continentale semble privilégier une approche strictement répressive à l'encontre de la FAF et l'équipe nationale. Cette démarche est perçue par de nombreux analystes comme un nouveau dépassement de l'instance continentale, accusée de fermer les yeux sur les scandales de ses arbitres tout en sanctionnant sévèrement les fédérations qui en subissent les conséquences. Une politique à deux vitesses qui alimente un sentiment d'injustice et renforce le malaise autour de la gouvernance arbitrale sur le continent africain. Sinon comment expliquer le comportement indigne d'un arbitre, Noha Bangoura, le deuxième assistant ?

Pour défendre sa cause, nous avons appris que la FAF a transmis un dossier complet à Pierlugi Collina, président de la commission des arbitres de la FIFA.

Dans un climat déjà tendu, cette affaire relance le débat sur la transparence, la responsabilité des arbitres et la nécessité d'une réforme profonde du système disciplinaire et arbitrale de la CAF afin de restaurer la confiance et garantir une équité sportive longtemps réclamée par les acteurs du football africain. Par ailleurs, à propos des joueurs algériens signalés, on croit savoir que la FAF a répondu avec fermeté à la Confédération africaine de football et a accompagné sa réaction par un rapport détaillé et a menacé même d'aller vers une escalade, en engageant une nouvelle confrontation dans les instances de la FIFA ainsi que devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS). Au fait, jusqu'où les fédérations africaines continueront-elles à se plier au diktat de Lekjaa ? Jusqu'où ces mêmes fédérations accepteront de se taire et de céder ? Jusqu'où Lekjaa, le dictateur silencieux du football africain soutenu par Motsepe, va-t-il s'arrêter ?