Envoyer à un ami | Version à imprimer | Version en PDF

Relogement des sinistrés du Terrain Chabat : 199 demandeurs exclus après recours

par K. Assia

Une liste de 199 demandeurs ayant introduit un recours dans le cadre de l'opération de relogement des sinistrés du terrain Chabat dans le quartier des planteurs vient d'être rejetée par la commission de daïra d'Oran en charge de l'étude et de l'examen de la question, selon un communiqué de la daïra d'Oran. La dite commission a expliqué que les raisons de ces rejets sont dues, selon le communiqué, au fait que certains demandeurs ont leurs bâtisses situées et classées hors du périmètre de danger alors que pour certains cas, les résultats de l'enquête ont révélé que ceux-ci ont déjà des parents bénéficiaires de logement suivant une décision commune . Pour d'autres, le contrôle au fichier national du logement a révélé qu'ils ont déjà bénéficié de logements et certains n'habitent pas dans le quartier en question, alors que d'autres ne sont pas recensés. En effet, tout a été passé au peigne fin et un contrôle rigoureux de tous les dossiers de recours a été lancé afin de connaître ceux qui ouvrent droit de bénéficier de cette opération de relogement.

Il y a lieu de rappeler que trois opérations de relogement ont été effectuées à la suite du glissement de terrain qui a touché le terrain Chabat, le 27 avril dernier et qui a fait 4 morts. Le jour du drame 183 familles, dont les logements avaient été classés en danger imminent (1er degré), avaient été relogées en urgence, à la cité des 900 logements à Misserghine. Dans la semaine qui a suivi, environ 243 autres familles, résidant dans des habitations classées en péril modéré (2e degré), ont également bénéficié d'un relogement sur la base des conclusions du Centre technique de la construction (CTC). Ces familles ont été relogées dans des logements neufs, répartis entre le site des 2.000 logements publics locatifs à Oued Tlélat et celui des 900 logements à Misserghine. Une troisième opération de relogement a été lancée il y a quelques jours, portant le nombre global des familles relogées à 586.Une fois les opérations de relogements achevées, les habitations endommagées et menaçant de s'effondrer ont été démolies. Les autorités locales ont procédé à des expertises qui ont permis de délimiter la zone instable. Le rapport technique a classé une superficie de 4,7 hectares récupérée à la suite du relogement des familles comme une zone à risque.