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Que d'évènements connaît notre pays, que d'évènements connaît le monde,
quels chamboulements vit la planète, un début d'année 2014 houleux caractérise
la vie politique nationale, la vie sociale et combien d'autres !
On a finit l'année 2013 avec les menaces de grèves des enseignants, on l'a enta mée avec la mise en exécution de leur projet, au grand dam des élèves et de leurs parents qui ne savent pas ou donner de la tête et que faire, même si un président d'un syndicat gréviste a dit que ses enfants font partie du lot des enfants subissant la grève. J'aimerais bien qu'il dise à quoi rime sa déclaration, qu'apportera-t-elle aux parents désemparés qui craignent pour l'avenir de leurs progénitures. La grève de l'école continue toujours, un dialogue de sourds s'est installé entre le ministère chargé de l'Education et les syndicats qui défendent la croûte des enseignants. La défendent-ils bien, ou défendent-ils leur propre croûte en faisant semblant de défendre celle de milliers d'enseignants qui, eux aussi, ne savent pas qui croire, croire en eux-mêmes, croire en leurs élèves, ou croire en leurs consciences. A-t-on idée de jouer avec le sort et l'avenir d'enfants innocents, pour des broutilles. Dans le temps, les enseignants étaient payés en nature, des œufs, de la farine, des poulets, mais ne demandaient pas de promotions, d'augmentations, ils savaient que leur métier est noble, ils pensaient qu'il le restera, malheureusement il a été dévoyé par des gens qui n'ont rien d'enseignants, qui n'ont pas la vocation, qui ont atterri comme ça dans l'enseignement, faute d'avoir été admis à faire autre chose. Demandez aux enfants de feu Cheikh Arezki d'El Kseur, décédé en décembre 2012, si leur père leur a laissé une fortune. Ils vous diront non, il nous a laissé la bonne éducation, la bonne conduite, les bons souvenirs. Demandez à ses centaines ou milliers de ses élèves dont certains sont devenus des enseignants comme lui et d'autres ont percé dans des métiers valorisants, tant pour eux que pour leurs familles, que pour leur pays, ce qu'a été cet enseignant. Les anciens vous parleront de leurs maitres, de leurs maitresses, de leurs professeurs de tous les paliers de l'enseignement. Qui ne se souvient pas des enseignants de jadis qui ne savaient pas se plaindre, mais qui faisaient leur travail de manière consciente, honnête, qui savaient qu'ils avaient un message à transmettre, qu'ils n'attendaient rien de quiconque. Ils savaient que ce qu'ils prodiguaient n'avait pas de prix, mais une valeur. Malheureusement, de nos jours les enseignants, pas tous bien sur, vont au travail comme va un certain fonctionnaire à son bureau, sans motivation aucune et sans conviction, on a l'impression qu'ils vont pour passer le temps, alors qu'ils ont un message à faire parvenir, et l'avenir de leurs élèves dépend de leur degré de conscience. Ça c'est pour la grève qui sévit dans le secteur de l'éducation, pour le reste j'y viens ! Sur le plan social, c'est la tripartite qui était sous les feux de la rampe, les milliers de travailleurs attendent de ce qu'elle pourrait leur apporter. Mais, dites-moi, est ce que la tripartite est seulement l'affaire des travailleurs et des syndicats ? Hé bien je vous dirais non, la tripartite c'est l'affaire de l'économie nationale, ce n'est pas les quelques sous que pourraient gagner les travailleurs, c'est au contraire, les milliards que pourrait gagner le pays en donnant un bon coup de reins à la machine économique qui reste depuis des décennies coincée par l'exportation des hydrocarbures et les richesses du sous-sol du Sud du pays, Hassi-Messaoud, Hassi-R'mel, In Amenas et j'en passe, alors qu'il y a beaucoup à faire dans l'exportation d'autres produits pour lesquels on excellait, tels l'agriculture, la manufacture, la production de beaucoup de choses qui faisaient la fierté de l'algérien et de l'Algérie, et qui malheureusement ne se font plus, et qu'on attend aux ports avec des files de gros camions et que débarquent des bateaux provenant de loin et de très loin, de pays ou le savoir-faire est une affaire nationale de premier plan. Regardez la Chine, mais faites aussi un petit tour histoire de jeter un coup d'œil dans la nomenclature des produits que nous importons et de pas mal de pays moins développés que nous, mais dont l'économie ne dépend pas du pétrole parce qu'ils n'ont en pas. Pour nous narguer et les pays producteurs de pétrole, surtout arabes, les français ont créé un adage disant " nous n'avons pas de pétrole, mais nous avons des idées ". Et nous, sommes-nous en panne d'idées ? Pourquoi l'algérien est-il considéré comme faisant partie des meilleurs quand il est à l'étranger, au service des autres nations, et pas chez lui. Ne peut-il pas faire des miracles chez lui, ne peut-il pas changer la donne et renverser la vapeur, relever le défi et réaliser des performances et des résultats probants. Je pense que la prochaine tripartite de cette année devra se pencher sur cette question. Il est impératif qu'elle le fasse, que les syndicats, que les patrons, que les pouvoirs publics fassent tout pour pousser les algériens à aller au travail, à produire plus, à et à?. Quelle liste de souhait et de désirs pouvons nous aligner pour que l'économie nationale puisse compter sur le savoir-faire algérien, et au lieu d'attendre les bateaux débarquer leur marchandise, on sera fiers de voir les bateaux remplis de produis algériens destinés à d'autres pays, quel rêve réaliste si tout le monde s'y met, décideurs et partenaires. Ça c'est la page sociale de ma réflexion et pour le reste j'y arrive ! Le politique et la politique sont comme l'argent, le nerf de la guerre, et sur ce plan l'échéance électorale de 2014 a déjà commencé en 2013. Les partis ont affûté leurs armes, préparé leurs quartiers généraux et leurs cadres à se préparer à aller vers la base et les masses. Pour la présidentielle on en est à plus de 80 intentions de candidatures au poste de Président de la République. Pour certains, entrer au Palais d'El Mouradia c'est comme aller au marché, incroyable mais vrai. Il y a parmi certains candidats qui ne connaissent même pas ou se trouve la Présidence de la République, et y aller constituerait un vrai?parcours du combattant. Dans la réalité des élections c'est une toute autre histoire, mais laissons les gens rêver, rêver est permet et?gratuit, qu'ils le fassent mais le problème c'est le réveil les mains vides. Un quotidien arabophone m'a semblé avoir présenté un candidat qui a rêvé succéder à M. Abdelaziz Bouteflika, serait-ce un nouveau messie qui rêverait éveillé. On aura tout vu. En politique, il y a eu les déclarations du SG du parti du FLN, déclarations enflammées, justifiées ou injustifiées, nul ne sait, contre le patron du Département renseignement et sécurité (DRS) qui ont eu droit à une riposte plus qu'enflammée, même de la part de ceux et celles qui ont toujours dit qu'ils " auraient été persécutés par l'ex Sécurité militaire ". On a vu les ennemis jurés du DRS le défendre et affirmés que le pays est au bord du précipice après pareilles déclarations du prétendu patron du FLN, car le vrai patron du FLN, c'est le peuple algérien d'hier qui en a fait ce qu'il fut pendant la Révolution et au lendemain de l'indépendance, avant que n'arrivent " el mlih w douni " pour parler au nom d'un parti que tous veulent détruire et envoyer au musée! Il y a eu beaucoup d'évènements en Algérie ces derniers mois, et ce qui s'est passé à Ghardaïa et dans toute la région est incroyable. Depuis quand les communautés, différentes, y vivant dans cette région se font " la guerre ", terrible est cette situation qui me rappelle se qui s'est passé il y a quelques années en Belgique entre wallons et flamands et qui a failli mettre en danger l'existence de ce petit pays européen, coincé entre plusieurs pays et influencé par les différentes langues, us et coutumes que se partagent les peuples frontaliers. Mais là, à Ghardaïa, à Berriane, à Guerrara et dans les quartiers avoisinant le chef-lieu de la wilaya, il y a eu quelque chose de grave ! Des communautés qui ont vécues dans la quiétude depuis la nuit des temps, qui ont l'habitude de régler leurs différents, qui ont de tout temps existé, à la loyale, grâce à la sagesse légendaire des gens du Sud de l'Algérie, grâce à la foi musulmane qui caractérise les relations entre les hommes, obligés de tout partager, dans le meilleur et dans le pire, qui se guerroient de cette façon, c'est du jamais vu dans la région. Les communautés ibadites et sunnites vivent depuis toujours dans la paix et sont connues pour leur esprit de solidarité fraternelle. Votre serviteur a vécu dans la région et a connu les gens de Ghardaïa et des environs, ils sont d'une simplicité incroyable, d'une gentillesse, d'une droiture et d'une intelligence exemplaires, comment en sont-ils arrivés là, à se détester à ce point et à se vouloir du mal. En tout les cas, les sociologues de pacotille ont en tiré des conclusions un peu trop hâtives, les gens sensés attendent de voir plus clair car ce qui se passe mérite plus de temps pour l'analyse, mais plus de rapidité dans l'action à faire taire les soi-disant " haines " dans cette partie de l'Algérie dont certains se sont empressés, de la folie, à parler d'intervention de l'ONU, comme si que l'Organisation avait entre les mains?une baguette magique pour soulager les uns et les autres. Ils ont même préconisé une intervention étrangère, de la folie furieuse. Nous ne sommes pas en ex Yougoslavie, ou il y a des bosniaques, des serbes, des croates et je ne sais quoi d'autres qui ont été tous muselés par la guerre, après quoi et combien de victimes, pour créer de petites républiques " ennemies " les unes des autres et qui resteront dans cette situation jusqu'à l'éternité. L'Algérie a connue ces derniers temps beaucoup d'évènements, mais le monde aussi en a connu, et des vertes et des pas mûres, il n'y a qu'à voir ce qui se passe en République centrafricaine, ou une guerre de religions a été créée de toutes pièces pour que l'armée française puisse bénéficier, comme au Mali, d'un mandat onusien afin de gérer un pays qu'elle a, elle-même et ses gouvernants, ruiné. La Syrie elle aussi n'en finit pas de vivre l'enfer promit par les monarchies rétrogrades du Golfe, le Qatar et l'Arabie saoudite, aidés par la Turquie et le monde occidental. Les syriens sont les seuls perdants d'une guerre financée par les pétrodollars qui permettent l'achat des armes et des consciences, et le paiement des salaires des mercenaires de l'internationale terroriste dont les éléments sont arabes, occidentaux, et de toutes les nationalités, ayant pour mission de mettre à plat une histoire, un patrimoine de toute l'humanité, parce que les El Assad ne leur plaisent pas et ne partagent pas leurs points de vue, incroyable ! Et l'ONU est appelée à la rescousse avec une grosse pointure de la diplomatie, un algérien par-dessus le marché, pour que les syriens puissent se réconcilier entre eux à partir de Genève parce que l'occident en veut ainsi. Ils se sont vus, ils se sont parlés, ils semblent tous aimer leur pays, mais chacun à sa manière, et quand ils se sont séparés, les uns sont rentrés chez eux en?Syrie, et les autres sont restés?chez les autres ou ils se la coulent douce depuis des années, se prétendant opposants pour recevoir aide matériel et gite et servir leurs mentors.Le monde connait beaucoup d'évènements ces derniers temps, j'ai préféré évoquer les plus en vue parce qu'ils tiennent à cœur les plus censés et épris de paix, car ils mobilisent le monde. Certes, il y a l'Ukraine ou les deux blocs, même après la fonte des neiges, se font une guerre latente, une guerre cachée que l'occident veut imposer à la Russie, démantelée de son Union soviétique, mais qui reste malgré tout forte et à même de constituer une menace et un danger pour l'Europe et les américains qui n'acceptent pas un monde bipolaire, voulant à tout prix imposer leur vision du monde, un monde à leur pied, un monde à genoux priant pour la pax americana, la pax française. Le monde changera un jour et ces évènements seront dépassés par d'autres qui apporteront soit le bonheur à l'humanité, soit perpétueront les malheurs qui rendent la vie économique, politique et sociale difficile à tous les peuples, y compris à ceux du monde occidental. A bon entendeur salut! |
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