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Agression américano-sioniste contre l'Iran: Des infrastructures civiles de nouveau ciblées

par Mohamed Mehdi

Mardi, 38e jour de l'agression américano-sioniste contre l'Iran. La coalition a bombardé une synagogue à Téhéran. Plus que quelques heures avant l'échéance de l'ultimatum de 48 heures lancé à l'Iran par Donald Trump pour rouvrir le détroit d'Ormuz et conclure un accord aux conditions américaines, sous la menace de détruire l'ensemble des infrastructures civiles du pays, y compris les centrales électriques et les ponts. Néanmoins, bien avant la fin de l'ultimatum, les États-Unis ont frappé à nouveau sur l'île de Kharg. Selon Associated Press (AP), citant un responsable à la Maison Blanche, sous couvert d'anonymat, l'attaque visait des «cibles militaires» iraniennes.

La réponse aux propos de Trump est venue, mardi matin, de la part du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CRGI) qui menace, à son tour, d'étendre la riposte de l'Iran «au-delà de la région si les États-Unis franchissent nos lignes rouges». « Nous infligerons aux infrastructures américaines et à celles de leurs partenaires des dommages qui les priveront, ainsi que leurs alliés, du pétrole et du gaz de la région pendant de nombreuses années », indique le communiqué du CGRI rapporté par Al Jazeera English (AJE). L'une des rares réactions mondiales aux propos de Trump est venue de la part du Premier ministre de la Nouvelle-Zélande, Christopher Luxon, qui a qualifié de «contre-productives» ces menaces contre les infrastructures civiles iraniennes, a rapporté AP. « Contre-productives car une nouvelle intervention militaire n'est pas nécessaire », a déclaré M. Luxon à Radio New Zealand mardi, ajoutant que «toute action de ce type, y compris le bombardement de ponts, de réservoirs et d'infrastructures civiles, serait inacceptable », a-t-il précisé.

Attaques américano- sionistes: Au moins 35 martyrs ce mardi

Les autorités iraniennes ont également annoncé mardi une série de frappes aériennes ennemies qui ont détruit : un «pont ferroviaire à Kashan», une «gare à Mashhad», et un «pont autoroutier près de Tabriz, sur l'autoroute Tabriz-Téhéran», rapporte AP.

Le nombre de personnes tuées, hier, dans les frappes aériennes menées par la coalition américano-sioniste s'est élevé, hier jusqu'à 15h (GMT) à 35 martyrs, dont 18 (parmi eux 2 enfants) visant des zones résidentielles dans la province d'Alborz, 9 à Shahriar, 6 à Pardis et 2 à Kashan. Ces attaques ont fait également des dizaines de blessés, dont 24 à Alborz.

Des bombardements ont été également signalés à Khorramabad, visant l'aéroport de cette ville située à l'ouest du pays. La synagogue Rafi Noya de Téhéran a été également la cible d'une frappe aérienne qui a provoqué d'importants dégâts.

Une nouvelle vague de riposte iranienne

L'armée iranienne a revendiqué, hier, plusieurs attaques ciblant «une centrale électrique et un dépôt de carburant dans le sud de la Palestine occupée, près de Dimona», un «centre de maintenance et de réparation de la marine américaine au port de Jebel Ali, aux Émirats arabes unis», et des «systèmes radar et des bâtiments résidentiels appartenant aux forces américaines sur la base aérienne Ahmed Al Jaber, au Koweït».

L'Iran a également bombardé un bâtiment administratif de la société Thuraya Telecommunications à Sharjah aux Émirats, blessant deux ressortissants pakistanais.

Les Gardiens de la révolution iraniens ont revendiqué, pour leur part, des attaques contre des installations pétrochimiques dans la région de Jubail, en Arabie saoudite, appartenant aux sociétés Sadra Chemical Company, ExxonMobil et Dark Chemical, précisent qu'il s'agit de «représailles aux frappes israéliennes» de l'usine pétrochimique de Shiraz. L'Office britannique des opérations de commerce maritime (UKMTO) a signalé hier une attaque au sud de l'île iranienne de Kish contre un «porte-conteneurs (qui) a été touché par un projectile non identifié, causant des dégâts au-dessus de la ligne de flottaison », a-t-il indiqué sur X.

L'armée sioniste signale 36 soldats «blessés» au Liban en 48 heures

D'autres attaques iraniennes et du Hezbollah ont visé l'entité sioniste ce mardi. Le journal Israel Hayom rapporte l'effondrement d'un immeuble à Petah Tikva suite à un tir de missile iranien sur le centre de l'entité sioniste, rapporte Al Jazeera. La même source affirme que le maire de Petah Tikva a déclaré qu'environ «150 impacts ont été recensés dans la ville depuis le début des combats, le 28 février», plus de 1000 appartements ont été endommagés, deux personnes tuées et environ 160 personnes ont dû quitter leurs domiciles».

L'agence de presse Kann rapporte trois impacts dans la ville côtière de Nahariya, au nord du pays, suite à des attaques en provenance du Liban. Alors que le journal Haaretz signale un «impact direct sur une structure à Kiryat Shmona» dans le nord des territoires palestiniens occupés.

Par ailleurs, l'armée israélienne a annoncé que 36 soldats ont été blessés au Liban ces deux derniers jours, rapporte la correspondante d'Al Jazeera au Liban, Zeina Khodr, ajoutant que 411 soldats ont été blessés depuis le 2 mars, dont 27 grièvement et 60 modérément.