Envoyer à un ami | Version à imprimer | Version en PDF

Le 7 avril - Journée mondiale de la santé: Des avancées majeures du système de santé algérien sous la présidence de Abdelmadjid Tebboune

par Madani Belhafiane*

Chaque année, le 7 avril, le monde célèbre la Journée mondiale de la santé, marquant la création de l'Organisation mondiale de la santé en 1948. Au-delà de sa portée symbolique, cette journée constitue une opportunité d'évaluer les progrès réalisés en matière de santé publique. En Algérie, elle prend une dimension particulière en permettant de mesurer les avancées significatives enregistrées sous la présidence de Abdelmadjid Tebboune.

Depuis son investiture, le système de santé algérien a franchi des étapes importantes, portées par une volonté affirmée de réforme et de modernisation. L'État a engagé des investissements conséquents pour renforcer les infrastructures sanitaires, améliorer l'accès aux soins et réduire les disparités territoriales, notamment dans les régions du Sud et des Hauts Plateaux. Dans ce cadre, l'Algérie s'est également dotée de plusieurs Centres Anti-Cancer (CAC), renforçant significativement la prise en charge des patients atteints de cancer à travers le territoire national. La réalisation de nouveaux hôpitaux, la réhabilitation des structures existantes et l'amélioration des équipements témoignent de cette dynamique.

Les progrès les plus marquants s'observent indéniablement dans le domaine de la santé maternelle, néonatale et infantile, qui constitue aujourd'hui l'un des piliers des politiques de santé publique en Algérie. Au cours des dernières décennies, le pays a enregistré une baisse notable et continue de la mortalité maternelle, néonatale et infantile, traduisant l'efficacité des réformes engagées et des investissements consentis pour renforcer le système de santé, notamment sous l'impulsion du Président Abdelmadjid Tebboune. Ces réformes ont mis un accent particulier sur la consolidation du service public de santé, l'amélioration de l'accès équitable aux soins et le renforcement des infrastructures sanitaires, en particulier dans les zones à faible couverture.

Dans ce cadre, le renforcement des consultations prénatales, tant en termes de couverture que de qualité, a été accompagné par des politiques visant la gratuité et l'accessibilité accrue des services de santé pour les femmes enceintes. La modernisation des établissements de santé, l'extension du réseau hospitalier et la dotation en équipements médicaux ont permis d'améliorer significativement la prise en charge des grossesses et des accouchements. Parallèlement, la généralisation de l'accouchement assisté par un personnel qualifié, soutenue par des programmes de formation continue et de recrutement de professionnels de santé, a contribué à réduire les risques liés à l'accouchement, tant pour la mère que pour le nouveau-né. L'amélioration du suivi postnatal s'inscrit également dans cette dynamique, avec une attention accrue portée aux soins de proximité et au rôle des structures de santé de base.

Ces avancées s'appuient également sur des réformes structurelles visant à renforcer la gouvernance du système de santé, à digitaliser les services et à améliorer la qualité des prestations. Les programmes de vaccination ont été consolidés pour maintenir des taux de couverture élevés, tandis que les stratégies nationales en matière de nutrition et de promotion de l'allaitement maternel exclusif ont été renforcées à travers des campagnes de sensibilisation et des initiatives communautaires. Par ailleurs, l'engagement des pouvoirs publics en faveur de la protection sociale et de la prise en charge des populations vulnérables a permis de réduire les inégalités d'accès aux soins. L'ensemble de ces efforts conjoints contribue à améliorer durablement la survie des mères et des enfants, tout en garantissant un développement sain et optimal de l'enfant, élément essentiel pour le renforcement du capital humain et le développement du pays.

Parallèlement, un accent particulier a été mis sur le capital humain. Le recrutement de personnels de santé, la formation continue et les initiatives visant à améliorer les conditions de travail traduisent une reconnaissance du rôle central des professionnels dans la transformation du système. La digitalisation progressive du secteur constitue également une avancée structurante, permettant d'optimiser la gestion des services et d'améliorer le suivi des patients.

En matière de santé publique, les autorités ont consolidé les programmes de prévention, notamment dans la lutte contre les maladies non transmissibles, tout en renforçant les campagnes de sensibilisation. La gestion de la pandémie de COVID-19 a, par ailleurs, servi de catalyseur pour accélérer certaines réformes et renforcer la résilience du système de santé.

Ainsi, à l'occasion de la Journée mondiale de la santé, l'Algérie peut se prévaloir d'avancées tangibles. Sous la conduite du Président Abdelmadjid Tebboune, le secteur de la santé a amorcé une transformation progressive mais réelle.

Si des défis subsistent, notamment en matière de qualité des soins et de gouvernance, les bases d'un système de santé plus équitable, performant et résilient sont désormais posées.

*Dr. Ancien expert en santé maternelle, néonatale et infantile - Organisation Mondiale de la Santé - Juba au Sud Soudan