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Plaidoyer pour des réformes et des mesures supplémentaires

par M. A.

En réaction aux instructions du ministère de l'Industrie pharmaceutique, l'Association des distributeurs pharmaceutiques algériens (ADPHA) a plaidé pour la mise en place d'un comité restreint, dans le cadre du dispositif de veille. Celui-ci regrouperait les principaux acteurs du secteur, dont le ministère de l'Industrie pharmaceutique, l'ANPP, l'UNOP, le CNOP, le SNAPO et l'ANPHA, afin d'élaborer des solutions concertées et opérationnelles.

Tout en reconnaissant « l'existence de défaillances à tous les niveaux de la chaîne de distribution », l'association considère que seule une concertation inclusive permettra d'en cerner précisément les causes et d'apporter des solutions adaptées, réalistes et durables ».

Elle a également salué la réactivité des pouvoirs publics, à travers un communiqué rendu public, avant-hier, estimant cependant que « cette mesure demeure insuffisante pour résoudre durablement les difficultés de disponibilité ».

Selon l'Association, cette initiative pourrait atténuer temporairement certaines tensions d'approvisionnement grâce à la mobilisation des stocks existants, mais elle ne constitue pas une solution structurelle face à une problématique jugée complexe et persistante.

L'ADPHA a, par ailleurs, mis également en garde contre la médiatisation excessive des pénuries, susceptible d'encourager les comportements de stockage chez les patients et d'aggraver les déséquilibres dans la distribution des médicaments.

Dans cette optique, l'ADPHA a rappelé qu'elle transmet mensuellement à la tutelle une liste des produits en rupture ou sous tension afin de favoriser l'anticipation. Elle propose également l'amélioration de la plateforme de reporting, son extension aux officines et la mise en place d'un suivi territorialisé de la disponibilité des médicaments.

L'Association recommande aussi plusieurs mesures pour assainir le secteur, notamment la régulation des ventes entre grossistes, le renforcement du contrôle des circuits informels et la responsabilisation des laboratoires sur la traçabilité des produits.