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Après avoir donné des
instructions fermes aux établissements pharmaceutiques pour libérer leurs
stocks de médicaments afin d'éviter toute tension dans l'approvisionnement des
officines, le ministère de l'Industrie pharmaceutique revient à la charge sur
un volet plus sensible.
Face aux incertitudes liées à la conjoncture internationale, les autorités souhaitent anticiper toute perturbation susceptible d'impacter la disponibilité des produits pharmaceutiques sur le marché national. Dans ce contexte, le ministère a appelé, hier, l'ensemble des établissements pharmaceutiques activant dans les domaines de la fabrication, de l'importation et de l'exploitation à faire preuve de la plus grande rigueur et vigilance afin de garantir l'approvisionnement en matières premières. Cette démarche intervient dans un climat marqué par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, dont les répercussions sur les chaînes d'approvisionnement internationales pourraient affecter la disponibilité des médicaments durant les prochaines semaines et les prochains mois. Le ministère insiste ainsi sur la nécessité pour les opérateurs du secteur de suivre de près l'évolution de leurs approvisionnements et d'anticiper toute éventuelle perturbation, dans le but d'assurer la continuité de l'offre pharmaceutique et d'éviter toute pénurie sur le marché national. La note adressée aux établissements pharmaceutiques a été rapidement relayée, notamment par l'Association de protection et d'orientation du consommateur et de son environnement APOCE, à travers les réseaux sociaux, en raison de son importance. Les services du ministère ont ainsi exhorté l'ensemble des établissements concernés à suivre, avec la plus grande rigueur et vigilance, l'évolution de leurs approvisionnements. Et à notifier, sans délai, les services compétents du ministère de toute menace ou difficulté susceptible d'impacter l'exécution de leurs programmes d'importation et de livraison en cours, qu'il s'agisse de produits finis ou d'intrants nécessaires à la production. Le ministère a également précisé que cette obligation s'inscrit dans le cadre de l'application des dispositions législatives et réglementaires en vigueur, notamment celles prévues à l'article 162 de la loi n°25-17 du 14 décembre 2025 portant loi de finances pour 2026, modifiant les dispositions de l'article 61 de la loi n°22-24 du 25 décembre 2022 portant loi de finances pour 2023. Ces dispositions imposent aux établissements pharmaceutiques l'obligation de déclarer leurs stocks de produits pharmaceutiques sur la plateforme numérique du ministère, d'assurer la disponibilité des produits conformément aux programmes prévisionnels de fabrication ou d'importation validés, et de signaler tout risque de non-respect de ces programmes, sous peine de l'application des sanctions prévues par la réglementation en vigueur. Dans ladite note, le ministère de l'Industrie pharmaceutique souligne qu'il attache la plus haute importance au strict respect de ces dispositions et compte sur la diligence de l'ensemble des établissements concernés pour assurer leur mise en œuvre immédiate. Il convient de rappeler que le ministère avait déjà instruit, il y a deux jours, l'ensemble des établissements impliqués dans la chaîne d'approvisionnement du médicament de procéder immédiatement à la mise sur le marché des stocks disponibles, conformément à la réglementation en vigueur. L'objectif étant de répondre aux besoins des officines pharmaceutiques sur l'ensemble du territoire national dans un délai compris entre 48 heures et cinq jours au maximum. |
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