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A la faveur d'une crise
vécue depuis des mois dans le transport public, il est devenu presque
impossible de trouver un taxi pour se déplacer d'un point à un autre à
l'intérieur du périmètre urbain du chef-lieu de wilaya.
On fait état du retrait du permis de place, par les services de la direction des Transports, à plus 800 taxieurs urbains principalement en raison de la non-régularisation vis-à-vis des organismes sociaux, comme la Casnos et l'administration fiscale. Les transporteurs se plaignant de la difficulté à s'acquitter de leurs charges, ont préféré abandonner le métier, d'où une réduction de près de la moitié du nombre de taxis. La situation devient encore plus éprouvante pour celui ou celle en quête d'un taxi aux heures de pointe ou après 17 heures. Autre tracas dénoncé par les usagers, le refus des taxis urbains d'embarquer plus de deux passagers, le refus de charger des bagages volumineux ou encore les quartiers périphériques boudés carrément par les véhicules jaunes. Le jumelage des courses interdit par la loi et le refus des taxieurs urbains d'installer des taximètres dans leurs voitures sont les autres points soulignés par les citoyens qui se sont tous tournés vers le transport public parce que jugé « beaucoup moins cher que les taxis». La concurrence déloyale des taxis clandestins et le phénomène des « faux taxis» sont les autres facteurs négatifs que la corporation des taxieurs dénonce, demandant aux autorités concernées de les aider à organiser un métier et garantir la défense des droits d'une «corporation en voie de disparition», selon les propos d'un taxieur à Tiaret. Pour rappel, un nouveau directeur de wilaya des transports, Mustapha Kada Belfar, a été installé dans ses fonctions. Ce dernier a occupé le même poste pendant plusieurs années dans les wilayas de Sidi Bel Abbès et de Mostaganem. |
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