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Guerre contre la drogue: Les unités de l'ANP mobilisées

par A. Z.

Des images saisissantes qui traduisent la volonté et la détermination des autorités algériennes à venir à bout du trafic de drogue qui sévit aux frontières ouest du pays, et qui menace la sécurité nationale. Le film documentaire produit par la Direction de l'information et de la communication de l'état-major de l'Armée nationale populaire (ANP), intitulé « La guerre contre la drogue… L'Algérie au cœur de la bataille », a mis en lumière les succès remportés sur le terrain lors des combats acharnés menés par les unités de l'Armée nationale populaire pour sécuriser les frontières et lutter contre les réseaux de trafic de drogue. Une lutte sans répit contre le ‘narco-terrorisme', selon une appellation récente de ce trafic qui affecte les tissus sociaux et les fondements économiques des pays à travers le blanchiment d'argent issu de ses recettes. Pour plus de réalisme, le documentaire a privilégié la diffusion d'images en direct et des scènes réelles des opérations en accompagnant les forces de l'Armée nationale populaire et les gardes-frontières en action dans les zones frontalières ouest, montrant des unités de combat qui constituent le premier rempart pour sécuriser les frontières et lutter contre les réseaux de trafic de drogue. Des unités qui mènent quotidiennement des embuscades, des opérations de ratissage et une surveillance assidue afin de déjouer les ruses et les méthodes détournées des trafiquants visant à introduire ces poisons sur le territoire national.

Les quantités de cannabis saisies en Algérie ces dernières années ont atteint des records sans précédent. Les autorités compétentes ont détruit, lors d'opérations conjointes impliquant plusieurs secteurs, des tonnes de cannabis traité qui avaient été saisies à la frontière ouest. Les chiffres sont hallucinants : « plus de 170 quintaux de cannabis traité ont été saisis au cours du premier semestre de l'année 2025 ». Le documentaire relève que l'un des principaux facteurs expliquant la recrudescence du trafic de cannabis dans le pays est le facteur géographique, en raison des frontières terrestres communes avec le plus grand producteur de cannabis au monde, selon l'Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS).

Le documentaire a mis en exergue le discours prononcé par le président de la République lors d'une visite qu'il a effectuée au siège du ministère de la Défense nationale en octobre dernier, où il a salué le rôle joué par l'Armée nationale populaire et les différents services de sécurité dans la lutte contre le fléau de la drogue qui « s'attaque désormais au tissu social, en particulier aux jeunes », en « tentant d'inonder l'Algérie de drogue afin d'anéantir l'avenir du pays et son pilier fondamental que constituent ses jeunes ».

«Des méthodes opérationnelles adaptées»

Le documentaire a également rapporté une déclaration du ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, chef d'état-major de l'Armée nationale populaire, le général de corps d'armée Saïd Chengriha, dans laquelle il a souligné que l'Armée nationale populaire accordait « une importance particulière à la lutte contre ce phénomène dangereux, dont nous ne tolérerons jamais les barons, et nous resterons à l'affût de ceux qui se cachent derrière, le financent ou le soutiennent», soulignant la nécessité de « démanteler les réseaux de trafic, de neutraliser ces criminels, traîtres à la nation, et de les éliminer en mettant en œuvre des méthodes opérationnelles adaptées à leurs modes d'action et en utilisant tous les moyens disponibles afin d'épargner à notre pays les méfaits de ce fléau qui s'inscrit inévitablement dans le cadre des complots ignobles ourdis contre notre pays ». Dans ce contexte, le régime du Makhzen poursuit, à travers son complot visant à inonder l'Algérie de drogue, « les tentatives infructueuses qu'il mène depuis l'indépendance pour déstabiliser l'Algérie », comme l'a affirmé la professeure de sciences politiques et de relations internationales, Dr Saïda Salama, dans un témoignage où elle a estimé que « le Maroc cible tout particulièrement la jeunesse et tente d'affaiblir le tissu social afin de porter atteinte à la sécurité nationale du pays ».

De son côté, le Dr Hossam Hamza, professeur de sciences politiques et de relations internationales, a estimé que « la légalisation du commerce du haschisch au Maroc a de graves répercussions sur la sécurité de la région, compte tenu de la convergence entre les ambitions économiques et la volonté politique du Makhzen d'inonder l'Algérie de drogue », soulignant que « la lutte contre la drogue nécessite une approche multidimensionnelle ». Dans ce sillage, le documentaire a révélé les résultats d'une étude menée par une équipe de chercheurs algériens de l'Institut national de police scientifique et de criminologie, rattaché à la Direction de la gendarmerie nationale, et publiée dans des revues internationales, confirmant que les analyses d'échantillons de cannabis saisis à la frontière ouest contenaient une concentration très élevée de la substance active « THC », avec des taux dépassant 20%, ce qui a transformé le haschisch d'une drogue douce en une drogue dure provoquant une dépendance psychique et physique accrue, ce qui constitue un danger pour la santé publique et la sécurité nationale.