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Vendredi, l'agression américano-sioniste
contre l'Iran boucle sa quatrième semaine (28 jours), une période durant
laquelle les Etats-Unis ont utilisé des centaines de missiles Tomahawk faisant
plus de 2.000 martyrs, dont plus de 160 enfants scolarisés, et des milliers de
blessés.
Mais cet usage intensif des missiles pour attaquer l'Iran, alors que des négociations avaient lieu à Oman, pose un problème de disponibilité pour l'armée américaine. Selon The Washington Post, plus de 850 missiles Tomahawk «ont été tirés en seulement quatre semaines», ce qui soulève des «inquiétudes au Pentagone», ajoute le journal qui a évoqué des «stocks limités de cette arme». Compte tenu des proportions que prend cette guerre, résultat de l'agression américano-sioniste, les conséquences économiques, notamment la question des prix du pétrole et du détroit d'Ormuz, devraient dominer les discussions des ministres des pays membres du G7 lors de la réunion de ce vendredi. Selon le magazine Forbes, «aux États-Unis, le prix de l'essence pourrait dépasser les 4 $ le gallon ce vendredi, tandis que le prix du pétrole brut a franchi la barre des 110 $ le baril». La publication constate que, cette fois, l'annonce par le président Donald Trump du «report d'une frappe contre les centrales électriques iraniennes n'a pas apaisé les inquiétudes concernant les prix du pétrole». «L'indice Brent, référence mondiale, a atteint 110,72 $ le baril, contre environ 107 $ lorsque Trump a annoncé jeudi soir le report de dix jours de la frappe», précise Forbes, et rappelle que «lors de l'annonce de lundi, les cours mondiaux du pétrole brut sont passés d'environ 113 $ à moins de 99 $ après la publication du message de Trump. Aux Etats-Unis, les prix de l'essence «ont connu une hausse quelque peu inattendue hier dans certains États, la moyenne nationale se rapproche des 4 $/gallon ce matin», ajoute Forbes. Vendredi matin, le prix moyen national de l'essence était de 3,978 $ le gallon, ce qui représente une augmentation de 33% par rapport au mois dernier, note la publication qui ajoute que les prix du diesel «ont également continué de grimper, atteignant 5,380 $ le gallon». «Le diesel sert de carburant aux camions, tracteurs, engins de chantier et autres véhicules lourds, et une hausse de son prix devrait entraîner une augmentation des prix des produits alimentaires, des produits agricoles, du transport maritime et de plusieurs autres biens et services», commente Forbes. Par ailleurs, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a démenti, hier, les affirmations du président américain Donald Trump selon lesquelles le détroit d'Ormuz était ouvert. «Le détroit d'Ormuz est fermé et toute tentative de franchissement serait sévèrement réprimée», affirme le CGRI, ajoutant qu'il empêcherait «tout navire de transiter par les ports des pays alliés aux États-Unis et à Israël, ou de les franchir, quelle que soit la destination ou la voie navigable empruntée». Des dizaines de martyrs dans des quartiers résidentiels en Iran ce vendredi Les bombardements américano-israéliens sur différentes régions iraniennes ne cessent pas. Plusieurs zones résidentielles ont été ciblées, hier, faisant des dizaines de martyrs et de blessés. L'attaque d'une zone résidentielle dans la province de Qom a fait au moins 18 martyrs et une dizaine de blessés, a rapporté la chaine iranienne Press TV sur son compte X (anciennement Twitter). En outre, un raid aérien américano-israélien contre un immeuble résidentiel dans la ville iranienne d'Ispahan a fait 26 martyrs parmi les résidents, dont 7 femmes et 7 enfants, a ajouté la même source. Un autre quartier résidentiel de la ville de Tabriz, dans la province d'Azerbaïdjan oriental, au nord-ouest de l'Iran, a été visé par un bombardement américano-israélien, endommageant plusieurs habitations, a indiqué l'agence Fars. Par ailleurs, des responsables iraniens ont indiqué que les frappes américaines et israéliennes «ont touché au moins 120 musées et sites historiques à travers le pays» depuis le début de l'agression le 28 février dernier. Le CGRI a appelé les populations des pays de la région à évacuer les sites où sont stationnés des militaires américains, alors que les opérations militaires de Téhéran contre les bases militaires américaines en Asie occidentale se sont intensifiées. « Les forces américaines et sionistes lâches, qui n'ont ni le courage ni la puissance de défendre leurs propres bases militaires, cherchent - par crainte de la puissance de feu des combattants islamiques - à utiliser des sites civils et des civils innocents comme boucliers humains », a annoncé le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) dans un communiqué vendredi. Liban : Martyr de 121 enfants et de 399 autres blessés Au Liban, le représentant de l'UNICEF a indiqué qu'au moins 121 enfants ont été tués et 399 blessés depuis le début de l'opération militaire israélienne, a rapporté Al Jazeera. Il a également souligné que plus de 370.000 enfants ont été contraints de quitter leurs foyers, sur un total d'environ 1,2 million de personnes déplacées, fuyant les bombardements israéliens contre les civils. Un correspondant d'Al Jazeera a rapporté que l'armée israélienne a lancé «une attaque à la bombe incendiaire à la périphérie de la ville d'Al-Bayada, dans le sud du Liban». L'agence de presse nationale libanaise (NNA) a indiqué qu'une «frappe israélienne sur la ville de Saksakiyah, dans le district de Saïda, a fait quatre morts et huit blessés». Un correspondant de l'agence a indiqué que la frappe a touché une maison dans une zone habitée. NNA a également rapporté un communiqué du Hezbollah faisant état «d'affrontements directs avec l'armée ennemie à Bayada et Shamaa, et des missiles ciblant Naharia et des rassemblements de soldats sionistes». L'armée israélienne a annoncé, selon Al Jazeera, qu'un officier et un soldat avaient été grièvement blessés lors d'une opération menée hier soir dans le sud du Liban. Il s'agit probablement d'un affrontement avec les combattants du Hezbollah. |
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