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Deux réseaux criminels transfrontaliers,
spécialisés dans le trafic illicite de substances psychotropes ont été
démantelés, lundi à Alger, par des unités de la Gendarmerie nationale ayant permis
la mise en échec d'écoulement de près de 4,3 millions de comprimés psychotropes
et l'arrestation de 20 trafiquants de drogue, indique mardi le ministère de la
Défense nationale.
"Dans le cadre de la lutte contre la criminalité organisée et dans la dynamique des opérations visant à déjouer les tentatives de narcotrafic dans notre pays, des unités de la Gendarmerie nationale ont réussi à travers deux (2) opérations distinctes, menées hier, lundi 2 février 2026, à Alger en 1ère Région militaire, à démanteler deux réseaux criminels transfrontaliers, spécialisés dans le trafic illicite de substances psychotropes", précise la même source. Ces deux opérations ont permis "la mise en échec d'écoulement de quatre (4) millions et 292.000 comprimés psychotropes et l'arrestation de vingt (20) trafiquants de drogue et la saisie de dix (10) véhicules touristiques, d'importantes sommes d'argent et d'autres effets utilisés dans cette activité criminelle". "Ces deux opérations viennent s'ajouter aux multiples opérations ayant permis de déjouer l'introduction et l'écoulement de ces substances toxiques dans notre pays, et dénotent du professionnalisme, de la vigilance et de la disponibilité permanente des unités de l'Armée nationale populaire, avec ses diverses composantes, à lutter contre toute forme de criminalité organisée", note la même source. "L'enjeu réside dans la mobilisation des différentes composantes de la société afin de lutter contre ce dangereux fléau et préserver le haut potentiel national que représente notre jeunesse", conclut le communiqué. Par ailleurs, le juge d'instruction près le Pôle pénal national de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, a ordonné le placement en détention provisoire de 11 individus impliqués dans l'affaire de saisie de plus de 3,4 millions de comprimés psychotropes, a indiqué lundi un communiqué du parquet de la République près le tribunal de Sidi M'hamed. "Conformément aux dispositions de l'article 19 du Code de procédure pénale, le parquet de la République près le Pôle pénal national de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée du tribunal de Sidi M'hamed porte à la connaissance de l'opinion publique que, dans le cadre de la lutte contre les crimes liés aux stupéfiants, aux comprimés psychotropes et au crime organisé transnational, la juridiction a traité une affaire liée au crime organisé transnational impliquant un groupe composé de 22 individus", précise-t-on de même source. Suite à "l'enquête préliminaire menée par le service de recherche et d'investigation de la Gendarmerie nationale de Chéraga, 11 individus ont été arrêtés et appréhendés en flagrant délit. Il s'agit de : Boussoualim Abdallah (45 ans), Bougrine Abdelhak, dit Oussama (39 ans), Farhati Lyes (29 ans), Azizi Sadek (39 ans), Madi Djamila (31 ans), Sehl Kamel (56 ans), Benmekhlouf Ayoub (22 ans), Limani Zoubir (37 ans), Dellouli Mustapha (34 ans), Lekhal Adel dit El-Hami (41 ans) et Zerarda Djallal dit El-Ouechi (31 ans), avec en leur possession une quantité importante de comprimés psychotropes". Un total de 3.441.000 comprimés "de type prégabaline 300 mg ont été saisis, indique le communiqué, précisant que 11 autres individus, tous identifiés, sont toujours en état de fuite". En date du 2 février 2026, les suspects ont été présentés devant le parquet de la République. Les mis en cause sont poursuivis, par voie d'instruction judiciaire, pour "importation, transport, acheminement, stockage et détention, à des fins de vente, de substances psychotropes, de manière illicite, dans le cadre d'un groupe criminel organisé transnational, et pour contrebande dangereuse portant atteinte à la sécurité et à la santé publiques, blanchiment d'argent dans le cadre d'un groupe criminel, faux et usage de faux dans des écrits administratifs, transactions en monnaies virtuelles et création et exploitation de plateformes pour leur mise en circulation". Après audition des accusés arrêtés par le juge d'instruction, ce dernier "a ordonné leur placement en détention provisoire, tandis que l'enquête se poursuit pour arrêter les accusés en fuite et tout autre suspect", conclut le communiqué. |
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