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Ghaza: Près de 500 personnes tuées depuis l'instauration du cessez-le-feu
par Mohamed Mehdi Dimanche, 112e jour du cessez-le-feu,
Israël continue ses violations de l'accord de Charm
Al-Cheikh, faisant des centaines martyrs et davantage de blessés depuis la
signature du «plan de paix», dans ce qui semble être une démarche menée en
total accord avec l'administration Trump.
Après le massacre de samedi qui a fait 31 martyrs, dont 6 enfants, et des dizaines de blessés, dans des attaques ciblant des tentes abritant des personnes déplacées, un poste de police et des immeubles d'habitation, l'armée génocidaire d'Israël a poursuivi, hier, ses attaques contre les civils, au moment où les préparatifs sont en cours pour une réouverture partielle du point de passage de Rafah entre Ghaza et l'Egypte. Cette source a indiqué aux médias locaux que les frappes israéliennes étaient directes et systématiques, visant des lieux où étaient détenus des agents récemment arrêtés. Au moins un Palestinien est tombé en martyr et deux autres ont été blessés dimanche matin lors d'une frappe aérienne israélienne visant un rassemblement de civils à Wadi Ghaza, dans le centre de l'enclave, a rapporté Al Jazeera citant des témoins oculaires qui ont précisé qu'il s'agissait d'un missile tiré à partir d'un drone. Al Jazeera a également fait état d'autres attaques dont «des tirs d'artillerie et de chars israéliens dans des zones sous contrôle israélien au nord-ouest de Rafah», une «opération de démolition dans des zones de déploiement de l'armée d'occupation au nord-est de la ville de Ghaza», et des «véhicules de l'armée qui ont ouvert le feu à l'ouest de Rafah et à l'est du camp de réfugiés d'al-Bureij». En outre, la chaîne Al-Aqsa a rapporté qu'«une voiture piégée a explosé dans le quartier d'Al-Tuffah, à l'est de la ville de Ghaza», confirmant ainsi que les forces d'occupation israéliennes continuent de démolir des immeubles résidentiels dans ce quartier. Rafah : 22.000 malades et blessés en attente de soins à l'étranger Le directeur du Bureau des médias du gouvernement à Ghaza, Ismaïl Al-Thawabta, a déclaré, hier, que les autorités «surveillaient de près la situation au point de passage de Rafah, qui a commencé à fonctionner à titre expérimental en présence de représentants de l'Union européenne et de l'Égypte». S'exprimant sur Al Jazeera, Al-Thawabta a ajouté que le point de passage de Rafah devrait «rouvrir normalement lundi», permettant ainsi aux «Palestiniens d'entrer dans la bande de Ghaza», soulignant que «plus de 80.000 attendent de pouvoir revenir chez eux». Le même responsable a affirmé également que «plus de 22.000 blessés et malades ont besoin de se rendre d'urgence à l'étranger pour recevoir des soins médicaux, et que des dizaines de milliers d'étudiants souhaitent s'inscrire dans des universités et des établissements d'enseignement situés hors de la bande de Ghaza», rapporte Al Jazeera. M. Al-Thawabta a fait état d'un «manque de clarté entourant les procédures au point de passage», et les «modalités de déplacement» dans les deux sens, insistant sur le fait que «plusieurs parties superviseront» la gestion du trafic à Rafah, avec «l'Égypte comme principal responsable», ajoute la même source. Toujours selon Al Jazeera, «des médias israéliens ont publié une photo montrant le nouveau point de passage de Rafah». «La photo montre un passage étroit, ressemblant à une porte de prison, entouré de grilles en fer, de barbelés, d'équipements de contrôle et d'une caméra de reconnaissance faciale», commente la même source. UNRWA : «Un cessez-le-feu de façade» «Encore une journée tragique : on déplore déjà 30 morts aujourd'hui», a écrit samedi Philippe Lazzarini, le Commissaire Général de l'UNRWA sur la plateforme X en réaction au massacre qui s'est produit le jour même à Ghaza. «Près de 500 personnes ont été tuées depuis l'instauration du cessez-le-feu, parmi lesquelles plus de 100 enfants selon l'UNICEF», a-t-il ajouté, avant de rappeler qu'un cessez-le-feu «signifie que les armes se taisent et laissent place aux efforts visant à mettre fin à la guerre». «Ça suffit. Les habitants de Ghaza méritent un véritable cessez-le-feu, un cessez-le-feu qui n'a que trop tardé». De leur côté, «huit pays arabes et islamiques», ayant participé au Sommet de Charm Al-Cheikh pour annoncer le cessez-le-feu, ont réagi dimanche au carnage de la veille, pour «condamner fermement les violations répétées du cessez-le-feu à Ghaza par Israël». «Les actions d'Israël menacent d'exacerber les tensions et de compromettre les efforts visant à instaurer le calme et la stabilité. Les violations répétées d'Israël constituent une menace directe pour le processus politique» lit-on dans la déclaration partagée hier par Al Jazeera. Le communiqué des huit pays souligne que «les violations commises par Israël entravent les efforts visant à créer les conditions propices à une transition vers une phase plus stable à Ghaza». «Nous insistons sur la nécessité d'un engagement total pour la réussite de la deuxième phase du plan de paix proposé par le président américain Donald Trump. Nous appelons toutes les parties à assumer pleinement leurs responsabilités durant cette période critique», conclut le communiqué. |
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