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Le ministre de l'Éducation
nationale, Mohamed Seghir Saâdoui,
a annoncé, hier, le gel définitif de la formation préalable à l'intégration des
enseignants, en attendant sa suppression totale dans le cadre de la
modification du statut particulier. Une formation qui faisait l'objet d'une
forte contestation de la part de la majorité des syndicats du secteur ainsi que
des enseignants eux-mêmes.
Cette annonce a été faite lors d'une réunion tenue, hier, entre le ministre et les représentants des organisations syndicales des corps de l'enseignement, dans le cadre de la poursuite du processus de concertation et de dialogue autour de la révision du statut particulier des fonctionnaires relevant des corps spécifiques de l'Éducation nationale. Dans son intervention, M. Saâdoui a souligné que « l'intégration directe est un droit légitime », précisant que le gel de la formation concernera également les enseignants justifiant d'une ancienneté professionnelle inférieure à quatre (04) années. Cette décision vise à préserver la stabilité et la cohésion au sein de la famille éducative, et s'inscrit dans le respect des orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, en faveur de l'amélioration des conditions professionnelles et sociales des travailleurs du secteur. Le ministre a également affirmé l'engagement de son département à entamer immédiatement les séances de travail consacrées à la modification du statut particulier, afin de concrétiser cette orientation et de l'intégrer dans ses dispositions, tout en permettant à l'ensemble des catégories concernées d'en bénéficier dans les plus brefs délais. Par ailleurs, M. Saâdoui a insisté sur le fait que le ministère n'entend nullement imposer un programme de formation de manière contraignante aux enseignants. Déclarant explicitement « je ne permettrai pas un programme de formation auquel l'enseignant se rendrait à contrecœur ». Il a ajouté « je ne veux pas que ce dossier exaspère davantage les enseignants, les inspecteurs et les intendants sur le terrain, ni qu'il empoisonne le climat éducatif ». Le ministre a toutefois précisé que la formation continue, destinée à l'acquisition de nouvelles compétences, demeure maintenue. À noter qu'un large soulagement, voire une véritable euphorie, a été exprimé par plusieurs syndicats et syndicalistes du secteur, notamment à travers des publications sur les réseaux sociaux. |
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