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Des médias et des centres
de recherche américains de premier plan ont mis en exergue l'importance majeure
que revêt le gisement de Gara Djebilet dans la wilaya de Tindouf, le qualifiant
de «géant mondial émergent dans le domaine de l'exploitation et de la
production de fer». Le raccordement de la mine de Gara
Djebilet au réseau ferroviaire national, qui permettra ainsi l'acheminement du
minerai de fer depuis l'extrême sud-ouest vers Oran, puis vers les autres
wilayas du pays (construction d'une ligne ferroviaire d'environ 940 km en moins
de deux ans), a certainement son poids dans les analyses économiques des
experts, qui ont indiqué, dans leurs rapports respectifs, que le succès de
l'Algérie à relier la mine par voie ferrée constitue «une étape économique
audacieuse», marquant la rupture du pays avec la dépendance aux hydrocarbures.
À ce propos, l'Institut d'études géologiques des États-Unis (USGS) a souligné
que l'Algérie s'impose aujourd'hui «comme un acteur mondial émergent sur le
marché du fer et de l'acier», ajoutant que «l'infrastructure ferroviaire est la
clé technique pour transformer les vastes réserves de Gara Djebilet en
production réelle».
Dans ce cadre, l'agence de presse américaine spécialisée dans l'économie «Bloomberg» considère que «l'Algérie se transforme en géant minier émergent», estimant que «l'inauguration de la ligne ferroviaire Tindouf-Béchar permettra au pays d'exporter son excédent de production de fer et d'acier». La plateforme «Energy Capital & Power» (plateforme d'investissement US) a, de son côté, indiqué que «la ligne ferroviaire Béchar-Tindouf constitue la colonne vertébrale de l'avenir de l'Algérie hors hydrocarbures. C'est le moteur principal qui transformera le Grand Sahara algérien en un pôle logistique continental». La ligne ferroviaire reliant le gisement de Gara Djebilet à Béchar est vue par les experts comme « un corridor minier qui lève le principal obstacle à l'exploitation d'un gisement stratégique longtemps resté enclavé ». Les mêmes rapports décrivent le gisement de Gara Djebilet comme un «Sleeping Giant» (géant endormi), resté inactif durant 70 ans, estimant qu'une exploitation réussie par l'Algérie de ce gisement est à même de renforcer sa structure économique et de diversifier ses sources de revenus. «The Wall Street Journal», quant à lui, a écrit : «Alors que le monde se concentre sur la transition énergétique, l'Algérie s'emploie à remodeler le marché mondial du fer», ajoutant que «le projet de Gara Djebilet confère à l'Algérie un avantage concurrentiel majeur vis-à-vis de l'Europe, grâce à la proximité géographique et aux faibles coûts de transport». Le journal «Al-Monitor» (Washington) a souligné qu'à travers ce mégaprojet, «l'Algérie se positionne comme un pôle industriel vital pour la Méditerranée et l'Afrique, défiant ainsi les chaînes d'approvisionnement traditionnelles, en exploitant l'une des plus grandes réserves mondiales de fer». Le magazine «Forbes», spécialisé dans l'économie, a estimé, à son tour, que la mine de Gara Djebilet «est l'un des projets les plus ambitieux du continent pour le XXIe siècle», relevant qu'il représente «un investissement souverain intelligent» qui transforme des actifs naturels stagnants en flux de trésorerie durables, réduisant ainsi les risques liés à la volatilité des prix du pétrole. Avec des réserves avoisinant 3,5 milliards de tonnes de fer brut, s'étendant sur une superficie de plus de 40.000 ha, la mine de Gara Djebilet est l'une des plus grandes mines à ciel ouvert dans le monde, à même de devenir un levier essentiel de l'économie nationale et un catalyseur du développement local. Incontestablement, la mine de Gara Djebilet, qui vise à satisfaire les besoins de l'industrie sidérurgique en Algérie, à insuffler une forte dynamique économique et à créer des milliers d'opportunités d'emploi, reste l'un des plus grands projets structurants de l'Algérie nouvelle. |
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