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Après les sanctions de la CAF: Le titre confirmé pour le Sénégal, la honte pour le Maroc

par M. Zeggai

La CAF a infligé une humiliation retentissante à Fouzi Lekjaa, dont la valeur et l'influence au sein de l'instance continentale apparaissent désormais comme insignifiantes. Celui qui se présentait comme un homme fort du football africain sort de cette affaire sans le moindre titre, sans récompense, sans honneur.

Une dignité sacrifiée pour un bilan vide. Pour de nombreux médias étrangers, il s'agit d'une honte et d'une catastrophe incompréhensible, tant institutionnelle que politique. En communiquant officiellement les sanctions relatives à la finale, la CAF a jeté une véritable bombe dans le paysage footballistique africain. Ces sanctions n'ont fait que confirmer une réalité désormais évidente : Lekjaa ne dispose d'aucune réelle influence au sein de la Confédération africaine de football. Loin d'être un décideur, il apparait plutôt comme un bouc émissaire, utilisé sans en tirer le moindre bénéfice politique ou sportif. Les mesures prises à son encontre et à son équipe nationale ne relèvent pas de simples décisions disciplinaires, mais s'apparentent à une « cérémonie funéraire » pour ce qu'il restait du prétendu poids de Lekjaa dans les arcanes de la CAF. Cette affaire a mis en lumière un fait encore plus accablant : au sein de l'instance continentale de football, Fouzi Lekjaa n'est qu'un figurant, présent en apparence, tandis que les décisions majeures se prennent ailleurs, loin de lui.

Pire encore, ces sanctions ont provoqué un véritable retournement de l'opinion publique au Maroc. De nombreux supporters et observateurs n'ont pas hésité à le tenir pour responsable de ce fiasco, qui restera comme l'un des épisodes les plus embarrassants du football africain et mondial.

Il s'agit d'un échec qui fragilise durablement son image et son crédit. Dans ce contexte tendu, le débat autour d'un éventuel recours au Tribunal Arbitral du Sport (TAS) continue d'alimenter les discussions. Mais, le TAS peut-il juridiquement retirer un titre continental au Sénégal ? Non, sauf circonstances extrêmement exceptionnelles. Le TAS ne rejuge pas un match sur le plan sportif.

Il n'annule ni ne retire un titre remporté sur le terrain, sauf en cas de violations gravissimes et prouvées telles que corruption avérée, trucage de match, atteinte graves aux règles fondamentales de l'équité sportive.

Or, en l'absence de preuves solides démontrant que le résultat a été faussé intentionnellement, le titre du Sénégal, acquis sportivement, ne peut être retiré.

En définitive, Lekjaa n'a fait que récolter ce qu'il a semé. Son isolement est le résultat de choix assumés, perçus par une large partie de l'opinion comme une trahison de son peuple et un manque à la loyauté envers ses supérieurs.