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Mercredi, 110e jour du
cessez-le-feu, Israël continue ses violations de l'accord de Charm Al-Cheikh, faisant des centaines martyrs et davantage
de blessés depuis la signature du « plan de paix », dans ce qui semble être une
démarche menée en total accord avec l'administration Trump.
L'occupation israélienne intensifie ses bombardements et ses attaques visant des civils dans plusieurs régions de Ghaza. Les attaques menées mardi ont fait 10 nouvelles victimes, dont 4 martyrs et 6 blessés, indique le rapport statistique du ministère de la Santé publié hier. Le bilan des victimes des massacres israéliens, depuis l'accord de cessez-le-feu du 11 octobre 2025, passe à 492 martyrs et 1.356 blessés, alors que le nombre de corps de martyrs exhumés des décombres est de 715. Quant au nombre cumulé des victimes du génocide israélien à Ghaza, depuis le 7 octobre 2023, il passe à 71.667 martyrs et 171.434 blessés. Hier, l'artillerie et l'aviation israéliennes ont pilonné plusieurs régions de la bande de Ghaza, ignorant le cessez-le-feu, avec une évidente complicité des États-Unis, malgré l'annonce du début de la 2e phase de l'accord. Al Jazeera English (AJE) a rapporté, que mercredi à l'aube, des bombardements et des tirs nourris de chars israéliens ont ciblé des zones à l'est de la ville de Khan Younes, dans le sud de l'enclave. Des avions de chasse ont mené trois raids aériens sur des maisons évacuées à l'est de la ville de Deir el-Balah, dans le centre de Ghaza, dans une zone sous contrôle militaire israélien. Au nord, des sources locales ont indiqué à AJE qu'au moins deux explosions ont eu lieu alors que l'armée procédait à des démolitions à Jabalia, tandis que l'artillerie bombardait des quartiers à l'est de la ville de Ghaza. Négligence délibérée de la santé des détenus dans les geôles sionistes La Commission des affaires des détenus a publié, hier, des témoignages de prisonniers, suite à une série de visites de son équipe juridique dans plusieurs prisons israéliennes qui a pu constater de visu les conditions de détention déplorables et la négligence médicale délibérée. «Des détenus de la prison d'Ofer ont rapporté être victimes de négligence médicale systématique, notamment des retards délibérés dans l'administration des soins nécessaires, le refus d'examens médicaux réguliers et le manque des produits de première nécessité, tels que des vêtements et des couvertures», lit-on dans le communiqué. À la prison de Gilboa, les détenus ont également fait état de «négligence médicale et de pénurie de médicaments», ajoute la même source, citant le cas d'Ubaidat Ahmad Samara, 43 ans, qui «souffre de la gale, de douleurs rénales chroniques et intenses, et d'une importante perte auditive», qui se voit «interdit d'accès au traitement par l'administration pénitentiaire, ou de transfert dans un établissement médical spécialisé». Dans le pénitencier de Damon, les prisonnières palestiniennes ont confirmé, de leur côté, des conditions «tout aussi déplorables», dont celles d'être «contraintes de dormir à même le sol en raison d'une grave pénurie de lits», sans compter «la nourriture de mauvaise qualité» et la limitation drastique du temps de promenade dans la cour. «De plus, elles sont soumises à des fouilles quotidiennes fréquentes et humiliantes, qui constituent une violation flagrante de leurs droits et de leur dignité humaine», ajoute le communiqué. La Commission a souligné qu'elle poursuivra ses actions juridiques aux niveaux local et international, appelant les organisations internationales de défense des droits humains et humanitaires à intervenir d'urgence et à faire pression sur Israël pour qu'il mette fin à ces politiques dangereuses contre les prisonniers palestiniens. Toujours pas d'accès de la presse étrangère à Ghaza Dans un communiqué rendu public mercredi, l'Association de la presse étrangère (FPA, acronyme en anglais) s'est dit «profondément déçue que la Cour suprême israélienne ait une nouvelle fois reporté sa décision concernant notre requête pour un accès libre et indépendant de la presse à Ghaza». «Plus inquiétant encore», ajoute le communiqué de la FPA, «la Cour semble avoir été influencée par les arguments de sécurité classifiés de l'État, présentés à huis clos et sans la présence des avocats de l'Association». L'Association de la presse étrangère considère que cette «procédure opaque» ne lui «permet pas de réfuter ces arguments», en plus d'ouvrir la voie «au maintien d'une fermeture arbitraire et illimitée de Ghaza aux journalistes étrangers». «Comme nos avocats l'ont plaidé devant la Cour lundi, aucun argument de sécurité ne justifie l'interdiction générale imposée par Israël à l'accès indépendant des journalistes étrangers à Ghaza», ajoute la FPA qui en veut pour preuve que «les travailleurs humanitaires et d'autres responsables sont autorisés à s'y rendre». Considérant que «le droit du public à l'information ne saurait être relégué au second plan», l'Association de la presse étrangère «exhorte la Cour à reconsidérer sa décision» et «souligne l'urgence d'un accès libre et indépendant à Ghaza, à l'heure où la situation connaît des bouleversements considérables et des conséquences majeures pour les centaines de millions de lecteurs, téléspectateurs et auditeurs que les journalistes de la FPA informent», conclut le communiqué. |
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