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L'absence de recrutement continue
d'alimenter un profond malaise au sein des inconditionnels des Rouge et
Blanc'. Ces derniers dénoncent une gestion jugée défaillante et confuse, tandis
qu'un climat de forte tension s'installe progressivement autour du club. En
cause : un manque flagrant de communication de la part des dirigeants qui
persistent dans un silence devenu inexplicable. A ce stade, les échos qui nous
parviennent ne sont guère rassurants. Faire miroiter au public l'arrivée de
joueurs de haut niveau sans être en mesure de concrétiser ces promesses
revient, implicitement, à reconnaître une incapacité à assumer pleinement les
responsabilités. Là, où le bât blesse, certains dirigeants n'ont rien trouvé de
mieux que de se prêter à des séances photo dernièrement avec le père de Belaili. Une manœuvre populiste qui occulte une vérité
essentielle : le populisme ne bâtit ni un projet sportif solide ni un palmarès.
En tout cas, ce dysfonctionnement, conjugué à l'absence de suivi d'un plan
initialement, fragilise davantage la situation. Aujourd'hui, un climat de
division s'est installé entre partisans et opposants de Chérif El Ouazani, une fracture qui ne fait qu'exacerber les tensions
et nourrir des conflits stériles. Aussi, selon nos informations, des
dissensions existeraient également dans les vestiaires où certains joueurs se
comporteraient en véritables décideurs. Plus grave, on a appris l'absence de
collaboration entre le directeur technique et le coach Garrido.
Une situation inédite et incompréhensible dans un club se réclamant du
professionnalisme. Dès lors, une série de questions s'impose : qui décide
réellement au MCO ? Qui pilote le recrutement, à quelques jours seulement de la
clôture du mercato hivernal ? Et surtout, que
signifie ce silence inexplicable des responsables au moment où l'équipe
commence à perdre du terrain au classement ?
Autre interrogation légitime : qu'en est-il des travaux d'aménagement du siège du club, annoncés en grande pompe avant de disparaître mystérieusement des radars ? A ce sujet, nous avons tenté de joindre le président du CSA, mais sans succès. Tous nos appels sont restés vains. En somme, ce qui se passe au Mouloudia d'Oran n'est ni à la hauteur de sa grandeur, ni de son histoire, ni de l'engouement populaire qu'il continue de susciter. Un constat amer pour le grand MCO qui n'a plus goûté aux joies d'une consécration depuis des dizaines d'années. |
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