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Fait rarissime qui mérite
d'être souligné. Huit entraîneurs de la Ligue viennent d'être remerciés après
quatre journées de championnat seulement. Il s'agit des Nadir Leknaoui (PAC), Abdelkader Amrani
(ESS), Azziz Abbes (NCM), Youcef Bouzidi
(JSK), Liamine Bougherara (CSC), Abdenour Hamici (MCEB), le Belge Sven Vandenbroeck
(CRB) et récemment Abdelkader Yaich (ASO Chlef) qui vient de démissionner. Le championnat algérien,
où la pression est maximale pour des résultats immédiats, est en train de
battre le record du Brésil. Pas moins de sept entraineurs ont été priés de
faire leurs valises sans pour autant se soucier des conséquences d'une telle
instabilité.
Selon nos statistiques, c'est la première fois dans l'histoire de la Ligue 1 qu'autant d'entraîneurs ont été remerciés en début de saison, alors que d'autres entraîneurs sont sur un siège éjectable. C'est ce qui arrive quand c'est la rue qui décide. Les présidents de nos clubs, pour préserver leurs postes, trouvent facilement le bouc émissaire. Aujourd'hui, qu'on le veuille ou pas, les supporters s'immiscent d'une manière directe ou indirecte dans la gestion des clubs. Séparation ou résiliation de contrat à l'amiable est devenue marque déposée chez nous. Ce phénomène d'instabilité technique n'arrange aucunement les affaires du football national. Selon une étude effectuée en mai dernier, la Ligue 1 est considérée comme le championnat le plus touchée par ces changements d'entraîneurs. La nouvelle direction technique nationale devrait se pencher sur ce phénomène ne serait-ce que pour mettre fin à ce qu'on peut appeler une mascarade qui pourrait être préjudiciable au football algérien. En matière de football, la stabilité est gage de réussite. |
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