|
Conformément
aux recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'Algérie
vient de valider le plan national stratégique d'élimination des hépatites
2023-2026, dont la mise en œuvre effective est prévue à partir de l'année en
cours. L'objectif principal visé par ce plan est la réduction de 50% de la
morbidité et la mortalité liées aux hépatites, selon le département d'Abdelhak Saihi. Dans une
déclaration au Quotidien d'Oran, M. Abdelhamid Boualegue,
président de l'association « SOS hépatites » a affirmé que l'hépatite C en
Algérie a connu ces dernières années une nette diminution. Et ce grâce à la
prévention mais aussi grâce à la prise en charge, avec l'existence d'un
traitement 100% algérien. En soulignant que la production du traitement contre
l'hépatite C, en Algérie, depuis déjà 2016 est une véritable révolution.
Sachant, dit-il, que ce traitement élimine la plupart des génotypes du virus
avec un taux de guérison de 97%. Mais, dit-il, le grand défi aujourd'hui
consiste à éliminer l'hépatite B dont la propagation est plus importante que
l'hépatite C. Précisant que les facteurs de risque favorisant l'apparition de
la maladie sont la transmission mère-enfant lors de l'accouchement, les
rapports sexuels non protégés, ainsi que le partage de seringues par les
usagers de drogues, ainsi que d'autres facteurs. Et de souligner que son
association et d'autres instances sanitaires ont fait plusieurs campagnes de
prévention notamment dans les hauts-plateaux et dans le sud du pays.
Le problème selon, notre interlocuteur, est l'absence d'un traitement qui élimine cette maladie. « Il y a un traitement qui est administré à vie pour les personnes atteintes de l'hépatite B». « Donc, dit-il, les autorités sanitaires ont misé suite à nos recommandations et celles des professionnels de la santé et les entités scientifiques sur la vaccination contre l'hépatite B. Car elle demeure le moyen le plus efficace et le moins cher pour protéger une grande partie de la population ». En Algérie, la vaccination contre l'hépatite B a été introduite chez tous les nouveau-nés en 2003, puis elle a été élargie aux jeunes de moins de 20 ans et aux catégories à risque. « Mais ce qu'on demande », dira M.Boualegue, « c'est d'élargir ce vaccin aux personnes dépassant les 20 ans et les personnes âgées, et ce pour protéger toute la population », précisant que 18 millions d'Algériens sont vaccinés contre l'hépatite B. En ce qui concerne le plan national stratégique d'élimination des hépatites adopté et mis en œuvre par l'Algérie, M.Boualegue a affirmé que son association et d'autres entités scientifiques ont dû travailler pour l'élaboration de ce plan depuis déjà 2 ans. Ce plan est divisé en deux, l'un de 2023 à 2026 dont l'évaluation sera effectuée à la fin de cette première phase. Et le deuxième de 2026 à 2030 où il sera question d'évaluer le taux d'élimination effective des hépatites, conformément aux recommandations de l'OMS. A la question de savoir si on pourrait éliminer les hépatites d'ici 2030, le président de l'association affirme qu'on peut réduire à hauteur de 70 à 80 % les hépatites, bien évidemment en appliquant à le lettre le plan de prévention et de dépistage volontaire -nous disposons de centre de dépistage volontaire (CDV) dans chaque wilaya- et assurer également une bonne prise en charge des malades et personnes à risques. |
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||