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Constantine - Journée mondiale contre l'hépatite virale: Boudiaf annonce un médicament «Made in Algeria»
par A. Mallem Présidant à l'ouverture de la rencontre
nationale de célébration de la Journée mondiale de l'hépatite virale sous le
thème «Connaître l'hépatite, agir maintenant», qui a été organisée à
Constantine jeudi dernier, M. Abdelmalek Boudiaf, ministre de la Santé, de la
Population et de la Réforme hospitalière, a annoncé la mise au point et la
production en Algérie d'un médicament algérien pour soigner l'hépatite C dont
le protocole dure seulement trois mois. «Partout ailleurs, le traitement de
l'hépatite dure au moins 9 mois. Mais grâce à ce médicament révolutionnaire,
les gens sont guéris chez nous au cours de 3 mois, pas plus !». Et d'ajouter
que ce médicament est disponible, non encore en pharmacie, mais dans les
hôpitaux. «Nous avons installé des centres à travers le pays qui vont prendre
en charge cette pathologie, avec l'instauration d'un registre pour le suivi de
l'hépatite». Et de révéler que l'année passée 2015, la prise en charge par
l'Etat des malades atteints d'hépatite a été évaluée à 2 milliards de dinars. A propos de la maladie elle-même, le ministre a rappelé la
stratégie mondiale adoptée par l'Organisation mondiale de la santé contre
l'hépatite virale tenue dernièrement à New York et à laquelle a participé
l'Algérie, a arrêté une liste des premières cibles parmi lesquelles il faut
parvenir à traiter 8 millions de personnes contre l'hépatite B ou C, d'ici
2020, avec comme objectif d'arriver à diminuer de 90% le nombre des nouvelles
infections, et de 65% le nombre des décès dus à l'hépatite virale d'ici 2030,
et ce par rapport aux chiffres de 2016 indiquant qu'il y a 400 millions de
personnes dans le monde qui sont touchées par les hépatites virales, engendrant
des maladies aiguës et chroniques évoluant vers des complications graves
entraînant le décès de plus d'un million quatre cent mille personnes (source
OMS). «En Algérie, a indiqué M. Abdelmalek Boudiaf, nous disposons des
moyens pour atteindre ces objectifs et même aller au-delà». L'Algérie, dira le
ministre, a engagé un programme national pour lutter contre les hépatites B et
C et a rendu obligatoire la vaccination de l'hépatite B dans le calendrier
national et institué des centres de dépistage volontaire avec l'acquisition de
l'autoclave à la place du poupinel pour la
stérilisation, surtout en pratique dentaire.
«Dans ce cadre, ajoutera le membre du gouvernement, j'ai décidé de donner mission à l'administration centrale du ministère de la Santé à l'effet de finaliser un cadre d'action impliquant tous les intervenants pour améliorer la prévention et la prise en charge des hépatites». Aujourd'hui, indiquera encore le ministre, la thérapie nécessaire au traitement des patients atteints d'hépatite est disponible en Algérie. Cependant, nous devons fournir un effort supplémentaire pour donner une plus grande pertinence à cette prise en charge. |
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