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Au fil... des jours -Communication politique : nouvelles du front !
par Belkacem Ahcene-Djaballah Mardi 1 Mercredi 2 décembre2015
- C'est, tout d'abord, Amar Saâdani qui «se lâche» contre tous les opposants au projet de loi de finances 2015, et ce à l'ouverture d'une réunion du Bureau politique du FLN, et tout particulièrement contre Louisa Hanoune, la Sg du Pt? l'accusant de tous les maux, de «poule qui n'est même pas pondeuse» (sic !) et, indirectement, d'être «manipulée» par un «parrain», en l'occurrence, on l'aura compris, l'ancien patron du Drs qui aurait, selon lui, inspiré le «groupe des 19». Il l'accuse même, indirectement mais de manière assez claire, d'être?une trotskyste, une athée quoi !? la défiant de prononcer la «basmallah». Le lendemain, la réponse arrive : pour elle, «comment est-il devenu milliardaire alors qu'il n'était qu'un simple employé de Naftal?Il fait partie de l'oligarchie et sert des intérêts étrangers, ceux du Makhzen et des Français?et Toufik est son cauchemar» La lutte (pour le pouvoir) continue ! Non, c'est la lutte finale. Jeudi 3 décembre2015 -Le terrorisme international inquiète beaucoup la plupart des Etats? mais n'empêche aucunement certains d'entre- eux de ne pas perdre... le Sud. A défaut d'interventions armées (ou en soutien à celles-ci), les stratégies médiatiques se re-déploient. A l'Ouest, le Maroc réorganise Médi 1 Tv dont les programmes ciblent désormais non seulement les publics marocain et algérien mais aussi tunisien, sud-européen? et africains (avec l'ouverture de bureaux, entre autres à Paris, à Madrid, à Milan, à Tunis, au Gabon, au Cameroun, au Sénégal?)? Il aurait même l'intention de créer un «Observatoire africain de la liberté de la presse» (sic !) et, à Oujda (re-sic !) un Centre de formation de journalistes africains. Au Nord, c'est Rfi (du groupe public France Medias Monde : France 24, Rfi et Monte Carlo Doualiya? porte-voix du Quai d'Orsay) qui est, de l'aveu même de spécialistes, en train de «phagocyter» les radios locales africaines. On se retrouve donc assez loin derrière, avec une loi sur l'audiovisuel qui n'arrive pas à décoller. En espérant que la mise en place, en octobre 2015, au Mae, d'un «Centre de veille et de gestion des crises», permettra de proposer des (ré)-actions. L'ex-amiral Jean Dufourcq, invité du Forum de la Dgsn (mi-novembre) ne disait-il pas que «le mouvement reste la meilleure réponse qu'on peut donner à l'immensité» ? Samedi 5 décembre2015 - « Le général brise le silence», «Après vingt-cinq ans de silence, le général Toufik s'exprime». «Il réagit à la condamnation du général Hassan. Le général Toufik parle»?Quelques titres de la presse privée, alors que la presse publique fait l'impasse. Ah, oui, il y a tout de même un titre arabophone à grand tirage qui affiche en sa Une non pas seulement l'information mais, tout en surfant sur plusieurs infos, commente (perfidement) la lettre: «Exploitant l'absence de Bouteflika? «Rab Edzair» ne reconnaît pas la justice», etc? etc? Il y a des vestes qui se «retournent» à grande vitesse. - Dans la même journée (pour ceux qui ne sont pas connectés) ou accrocs aux télés satellitaires, on apprend (par un très court communiqué, ce qui déjà est assez nouveau) que le président est allé jeudi en France pour des soins («en visite privée» pour faire «des contrôles périodiques»)? - Dans la foulée, un(e) membre du Groupe des «19-4» accorde un entretien à un quotidien (Le Soir d'Algérie), Mme Drif en l'occurrence. Elle se serait «effondrée deux fois en larmes» en «évoquant la gravité de la situation que traverse la pays» et parle même d'un «coup d'Etat institutionnel» quand elle évoque les manières peu orthodoxes utilisées pour faire adopter la loi de finances 2016 à l'Apn. Larmes de regrets ? Larmes de chagrin ? Larmes d'angoisse ? Larmes de dépit ? En tout cas, une fin de semaine pleine de surprises. La lutte continue ! Lundi 7 décembre2015 -La prolifération de «lettres» ouvertes ou de «déclarations» publiques (c'est-à-dire qu'à travers les médias, l'opinion publique en profite largement et souvent en même temps ou avant le destinataire premier) est un signe patent que la communication politique traditionnelle ou habituellement usitée est, quelque part, en panne. La récente intrusion-surprise du ministre de la Communication dans l'information politique du «haut», chose rare ou inexistante depuis 1999, en est la preuve tangible. Jusqu'ici, c'est le citoyen lambda qui occupait le devant de la scène. Faute de canaux directs avec l'autorité et se sentant généralement opprimé ou lésé, il fait appel à la presse?ou à la manifestation de rue ; l'extrême étant l'immolation par le feu. Depuis la maladie du Président, bien des «grands» de notre monde se sont retrouvés hors circuit, petit à petit pour certains, brutalement pour d'autres. On se rappelle alors qu'il y a?la presse et l'opinion publique. Les deux, longtemps oubliées, sinon malmenées ou outragées, s'en donnent alors à «cœur joie» : la première se prenant pour l'arbitre, le seconde prenant un malin plaisir à compter les coups. Avant le K.-O. final. Mardi 8 décembre2015 - Amar Saâdani n'arrête plus de «parler», s'en prenant tout particulièrement aux opposants au sein de son propre parti, au membres du «groupe des 19-4»? à Louisa Hanoune surtout (y aurait-il des sentiments contrariés quelque part ?)? et, bien sûr, à l'homme du moment, le général de corps d'armée Toufik?à la retraite (un homme , dit-il, «surestimé quand il était derrière les rideaux et gonflé une fois à la retraite»). Il faut avouer que notre bonhomme est, lui aussi, vraiment «gonflé», sachant qu'il s'était déjà «attaqué» au chef du Drs, alors en poste, et ses récentes «offensives», frontales ou par allusions, contre les militaires (en activité ou à la maison, les seconds bien plus que les premiers? car, on ne sait jamais) font bien des jaloux chez ceux qui n'ont jamais osé le faire publiquement. Il faut, aussi, reconnaître qu'il devient même sympathique -pour beaucoup- quand il revient sans cesse sur le concept d'«Etat civil» et d'élimination du «système parallèle». Malynx, le lynx ! -Les autorités juridiques iraniennes reconnaissent coupable le rédacteur en chef d'un grand quotidien du pays d'avoir contrevenu à l'interdiction de parler dans la presse de Mohammad Khatami, un ancien président réformateur. Dans son édition de samedi dernier, l'Ettelaat, l'un des plus vieux journaux d'Iran, a publié une photo de l'ancien président iranien avec des commentaires tirés d'une entrevue qu'il avait accordée au journal libanais As-Safir. Rapidement, le bureau du procureur pour les médias et la culture à Téhéran a inculpé le rédacteur en chef, Mahmoud Doai, accusé d'avoir permis la couverture de l'ancien président. L'interdiction nationale de couvrir, de quelconque façon, Mohammad Khatami, est en place depuis février. En lisant la presse iranienne d'aujourd'hui, on pourrait croire que ce président, qui a dirigé le pays pendant 8 ans, de 1997 à 2005, n'a jamais existé. Par le passé, on avait vu cela dans notre presse et cela avait concerné tous nos présidents, tout particulièrement Abbas et Benkhedda avec Ben Bella, puis Ben Bella avec Boumediène, puis Boumediène sous Chadli, puis Chadli sous tous les suivants? A qui le tour ? Il n'y a aucun texte réglementaire précis, mais les habitudes, les mentalités et les réflexes d'exclusion de tous ceux qui ne sont plus au «pouvoir» sont bien ancrées. Mardi 9 décembre2015 -Le président A. Bouteflika reçoit le président du Conseil constitutionnel français, Jean-Louis Debré (un homme de droite? gaulliste, fils de Michel Debré? et proche de Jacques Chirac). «L' expérience française sollicitée» titre un quotidien proche du Palais. Pas seulement pour avoir une idée du fonctionnement du Conseil constitutionnel français. D'autant que le visiteur est déjà venu en Algérie il y a une année. Dans le cadre de la révision constitutionnelle projetée ? Et, pour inspirer un texte assez présidentialiste ? Pourvu que la démocratie et la République en sortent renforcées. Pour l'instant, la communication sur le sujet reste aussi vague que le texte concocté. -Louisa Hanoune a trouvé un autre titre à Saâdani : «L'innommable»? et a qualifié le ministre de la Communication de «ministre de la propagande» à la réaction «affreuse». Décidemment, le paysage de la com politique n'est plus difficile à décrypter, composé, tel qu'il est, de qualificatifs tous insultants. Le niveau est «rabaissé» et on se comporte, comme le dira plus tard Sidi Saïd, «en vauriens, car on s'insulte les uns les autres». Jeudi 10 décembre2015 -En temps de crise, en temps de lutte serrée pour le pouvoir, la politique vole toujours au ras des pâquerettes. Pas seulement en Algérie. Aussi, dans les pays à tradition démocratique établie. On peut même tomber bien bas dans le discours et les mots utilisés sont assassins. Du moins, tel est leur but, avec pour seule différence avec nous? l'acte agressif n'est que rarement joint à la parole. En France, avec les élections régionales, c'est la gauche qui accuse la droite républicaine de «racisme». Ces derniers parlent d'«élus maffieux» . On parle de risque de «guerre civile» si l'extrême droite l'emporte? Aux Etats-unis, c'est le milliardaire Donald J. Trump qui, en cas de son élection à la présidence, compte interdire aux musulmans d'entrer aux Usa? oubliant les millions de ses concitoyens noirs ou autres musulmans. Dimanche 13 décembre2015 Le général-major (à la retraite, il faut le préciser) Othmane Tartag fait sa première apparition publique à l'occasion de la réunion des responsables des polices africaines à Alger. Il s'est prêté volontiers aux flashes des photographes, sans donner l'impression d'être irrité. La présence est, indubitablement, porteuse d'un message. Rupture radicale avec le passé ? Mais, aussi, donner un sens à l'Etat «civil». On dit même qu'il ne signe pas général-major, ce qui est logique? alors que certains trouvent que ce n'est pas normal. Ainsi, le général Tartag casse les codes en usage jusque-là et inaugure un nouveau style qui fait de lui un homme ordinaire, tout chef du DRS qu'il est désormais. Un nouveau style tout en rupture avec celui de son prédécesseur, Mohamed Médiene dit Toufik qui a bâti son mythe pendant des années sur une invisibilité, au point d'avoir, entre autres qualificatifs, celui de « l'homme sans visage». Pendant ces vingt-cinq ans passées à la tête du DRS, jamais au grand jamais le portrait du général Toufik n'est paru dans la presse, en dehors d'un vieux cliché saisi furtivement dans les années 90. La fin d'une époque et d'un style ? Il faut attendre, peut-être, la fin des pratiques du «tout secret» et la «dé-malg-anisation» totale pour se prononcer .On jugera alors sur pièces. -Le Président est-il obligé de parler au peuple pour l'être totalement ? Benyounès (du Mpa) a affirmé que non. Mokri (du Msp) pense que oui. Chacun prononçant son verdict à sa manière, le premier en tant que fidèle partisan, le second en tant que virulent opposant. Entre les deux, le «groupe des 19-4» ne s'engage pas, ne cherchant qu'à être reçu et «entendu»? Mais, le Président est-il vraiment obligé, par la Constitution ou même les coutumes protocolaires, de recevoir les citoyens dès qu'ils le demandent ?? Et, pour l'instant, les membres du «groupe des 19-4» ne sont pas des super-citoyens? quels que soient leurs anciennes fonctions ou leurs exploits. Donc, ils doivent se plier aux exigences protocolaires : c'est le Président qui choisit ceux qu'il doit recevoir et non l'inverse. Mardi 15 décembre2015 -Totalement d'accord avec le ministre A. Bouchouareb qui, excédé par les attaques et les «incompréhensions», s'en prend vigoureusement à ses prédécesseurs (on devine que ce sont Temmar et Benyounès) et à l'opposition (on devine que c' est Louisa Hanoune) qu'il désigne comme «responsables» à l'origine de la «catastrophe» d'El Hadjar. Idem pour la Snvi. Et, avant les deux sus-nommés, qui était ministre ? Des météores : Djâaboub, Khedri, Benmeradi? laissant la place à l'affairisme et à certains syndicalistes-politicards qui ont fait la pluie, le beau temps, des élections? et les «catastrophes» d'aujourd'hui. - Totalement d'accord, aussi, avec Zoubir Arous, le sociologue qui, déplorant «l'absence de morale et d'éthique», affirme que «le discours politique est malade de ses mots». Une maladie pas paralysante en tout cas ! Samedi 19 décembre2015 -Après 14 mois de négociations parrainées par l'Onu, signature jeudi 17 d'un accord inter-libyen (entres les représentants des deux Parlements, celui de Tobrouk et celui de Tripoli) salué par tous, car porteur d'espoirs. Le Mae algérien et la presse nationale saluent l'évènement. Mais, aucun titre public ne rapporte que l'évènement, parrainée par l'Onu, s'est passé? au Maroc, tout en mettant l'accent sur le fait que «les racines du succès remontent à mars 2015»? à Alger. Décidément, l'incomplétude des faits reste encore, chez nous, comme chez les autres, un gros défaut, avec un penchant plus guerrier que rassembleur. -Le directeur de l'Inesg (conférence Rai/Eprs, jeudi 17) a comparé les médias à des «armes», rappelant aux journalistes qu'ils «sont dans un contexte de guerre médiatique» et qu'ils doivent se replacer dans une logique «d'attaque». C'est bien, c'est logique, mais attention tout de même aux débordements sur les ailes et à l'émergence de la «culture guerrière» chez nos citoyens, grands et petits ( phénomène de la «violence mimétique globalisée et généralisée») ! Lundi 21 décembre2015 -La presse rapporte que 92 parlementaires (dont une sénatrice et un sénateur du Fln, croit-on savoir) ont adressé (dimanche) une lettre à A. Bouteflika lui demandant, «en tant que moudjahid et chef de l'Etat», de «surseoir à la signature de la loi de finances pour 2016». La lettre «ne sera rendue publique qu'une fois parvenue au chef de l'Etat». Voilà donc le mode «courrier» qui revient en force (après ceux des «19» et du général de corps d'armée à la retraite Tewfik) menaçant celui du «courriel» que l'on croyait imbattable. En communication politique donc, rien n'est jamais acquis, un mode chassant l'autre, et l'originalité payant rarement. C'est pour cela que nos hommes et femmes politiques, péri- et para- y compris et surtout eux, devraient s'en tenir, pour l'instant, au strict respect des modes de communication traditionnels à l'efficacité confirmée : l'intervention en hémicycle, le contact direct avec les masses et sur le terrain, le contact -bien préparé- avec la presse (surtout écrite? leur présence sur les écrans de télé frôlant souvent la catastrophe communicationnelle? pour eux et pour les téléspectateurs, obligeant l'Arav à intervenir) : moins on les voit et mieux ça vaut ; moins ils écrivent et plus on les comprend ; moins ils parlent et mieux ils travaillent. Jusqu'ici, ils donnent l'impression d'amoureux transis et enragés, car ignorés par «la belle» et se réfugiant dans le «courrier du cœur»?meurtri ! Quant aux «élus» du jour, ils plastronnent. Mardi 22 décembre2015 -Ça commence à bien faire cette histoire de salles de cinéma, «nombreuses mais inutilisées ou mal utilisées»? empêchant l'éclosion d'une industrie cinématographique nationale. Une «mal-aventure» commencée il y a longtemps mais qui traîne, qui traîne? et qui ressemble en tous points à cette autre histoire d'Omc (l'Afghanistan et le Libéria? des pays «qui ne réfléchissent pas» selon certains de nos analystes et autres experts, y ont récemment adhéré). Ne se fait-on pas tout un «cinéma» à propos d'une réalité qui, déjà, nous enserre ? Comme dans des sables mouvants, plus on bouge, plus on s'enfonce et moins on a de chances de s'en sortir? par nous-mêmes. Mercredi 23 décembre2015 -Décidément, le racisme hexagonal ne sait plus où se nicher. Ainsi, on réclame, à cor et à cri, le départ du gouvernement Valls de la ministre de la Justice Christiane Taubira? parce qu'elle s'était exprimée librement à la radio algérienne Chaîne 3 lors d'une récente visite de travail en Algérie. Elle avait dit qu'elle était en désaccord avec la voie de la déchéance de nationalité aux binationaux nés français, demandée par les droite. Comme pour R. Dati, la «beur», Taubira, une Guyannaise ( lorsqu'elle n'était que députée, encore jeune et bien belle, elle était bien acceptée pour «l'image extérieure du pays»)?, devenue garde des Sceaux, est en butte à bien des attaques bien souvent plus que méchantes ou même insultantes. Racisme anti-noir, racisme anti-algérien et islamophobie débile se sont donc conjugués, obligeant ( ??) François Hollande à faire passer la déchéance? dans une loi et non dans la Constitution. Tout cela pour un second mandat ! Il est vrai que certains ont fait pire. Jeudi 24 décembre2015 -Faut-il donc mourir pour avoir enfin, à son endroit, des discours politiques et communicationnels apaisés, fraternels, tolérants, démocratiques, républicains, sociaux ?? Chagrins sincères ou chagrins de circonstance, tout y est, avec larmes de crocodile en sus ! Le décès de Hocine Ait Ahmed, immense moudjahid et opposant déterminé des «pouvoirs détournés», mercredi 23, a vu tout le gotha politique venir au siège du Ffs présenter ses condoléances. Ainsi qu'un message -fleuve du chef de l'Etat. Il est vrai que le personnage a toujours suscité de l'admiration? et pas mal d'envie. Et, il est certain que son vœu d'être inhumé en son village natal ( Ait Ahmed/Ain El Hammam) et non à El Alia est, encore, son autre manière de communiquer avec les masses et de s'opposer aux «récupérations politiciennes» d'un système qu'il n'a jamais porté dans son cœur. - Les politiciens, surtout ceux des extrêmes sont, sous tous les cieux, les mêmes dans leur comportement à l'endroit des médias. Ils les exploitent «à fond la caisse»? et au moindre dérapage (selon eux), ils les descendent en flammes? appelant à leur secours la justice, tout en accusant d'Etat d'être inexistant, de ne pas faire son travail de «répression» ou de censure. Intolérance politique à géométrie variable, quand tu nous tiens ! -Ajaccio (Corse) la nuit du 24. Un quartier dit sensible, c'est-à-dire là où il y a pas mal d'Arabes. Des pompiers, «appelés pour éteindre un début d'incendie dans un tas de détritus» sont «attaqués» par des hommes «encagoulés». Un «guet-apens» ! Le lendemain, des manifestants corses envahissent le quartier et incendient une salle de prière musulmane et brûlent même des exemplaires du Coran. Vague raciste et islamophobe. Dans tout cela, personne n'a, d'abord, essayé de déterminer qui étaient les «hommes cagoulés». Des enfants ? Des adultes ? Facile ! Et, pourquoi pas des manipulateurs d'extrême-droite ?... Avec tous les échecs essuyés lors des élections régionales ! Par ailleurs, les Corses n'ont jamais porté dans leur cœur les «étrangers» et encore plus les «maures» qui leur rappellent sans doute un peu trop qu'ils ont été, quelque part, par leur passé, quelques-uns de leurs occupants : les «sarrasins» ont pillé les côtes durant des siècles?On se demande ce que fait, chez eux, la tête de maure qui est l'emblème de la Corse. Un ancêtre mal accepté ? Samedi 26 décembre2015 -S'il y en a une qui «boit du petit lait», c'est bien le Pr. Nadia Cherabi (ex-ministre de la Culture)? en voyant Louisa Hanoune (appuyée par le groupe des «19-4») fulminer, dénoncer une «cabale» contre elle? et menacer de faire appel à la justice contre les «accusations» de? portées à son encontre et à l'encontre de sa famille, ses frères notamment, par le député Bahaeddine Tliba et Ennahar Tv. Toute communication, bonne ou mauvaise, et celle politique encore bien plus a, immédiatement ou bien après, un inévitable «effet boomerang», un «retour de manivelle»? bon ou mauvais. Et, aucune réaction ne peut réparer les dégâts. Il fallait le savoir. Mais, hélas, le (long) exercice du pouvoir fait oublier bien des réalités ! A qui le tour ? Dimanche 27 décembre2015 -Décidemment, la communication politique n'arrive pas à se faire, avec le peuple, de manière directe. Il y a, toujours, un intermédiaire (ou une intermédiation) quelque part, ce qui nuit à la transparence, augmente les nuisances et ne rend pas facile le dialogue et la compréhension. Les «oligarques» ont Tliba et Ennahar Tv (entre autres médias), Louisa Hanoune a le groupe des «19-4», Toufik a Me Brahimi, Abdallah Djaballah a Hacène Aribi, le président a ses Conseils des ministres restreints et ses audiences? et les opportunistes ont? l'image, les idéaux et le combat, «récupérés», de Hocine Ait Ahmed. Lundi 28 décembre2015 - De tous les messages de condoléances concernant le regretté Hocine Ait Ahmed, il ya en a un qui, vraiment, détonne par son originalité. Si l'on s'en tient à ce que rapporte la presse. C'est celui adressé par?le Cheikh de la très respectable Confrérie Tidjania (zaouïa de Tamacine)? au président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Sans doute le considère-t-il, et c'est son droit, comme le «Père de la nation». En espérant que la famille biologique et la famille politique du défunt n'ont pas été oubliées et ont reçu aussi des messages similaires de compassion. Heureusement que le message était adressé, aussi, à tous les Algériens. Naïveté politique ? Se rappeler au bon souvenir de «qui vous savez» ? Récupération politicienne par les ailes ? Communication non maîtrisée ? De tout un peu, un peu de tout. Mercredi 30 décembre2015 -L'«Etat civil», un terme en vogue?chez les politiciens généralement ignorants de la chose constitutionnelle. La politologue Fatiha Benabbou précise : l'Etat algérien est déjà, constitutionnellement, «civil». L'Algérie n'est pas un «Etat militaire». En fait, c'est le «pouvoir politique» qui devrait devenir «civil». Est-il militaire, donc ? La «nouvelle» Constitution (l'ancienne amendée) va-t-elle régler le problème ? Pas sûr? «Tant qu'elle n'est pas justiciable? et tant que les principes énoncés ne sont pas suivis de textes d'application portant modalités de la mise en œuvre». Ah, les mots ! Ah, ces intellectuels empêcheurs de «tourner en rond» ! |
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