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Oran :
Les travaux bientôt lancés : Le projet de la maison d'arrêt d'Oued Tlélat sur les rails
par J.Boukraâ Les travaux de réalisation de la nouvelle maison d'arrêt d'Oued Tlélat
seront lancés le mois de septembre prochain. Une entreprise chinoise a été
choisie. Ainsi, le projet de l'établissement d'Oued Tlélat dont l'étude avait
été effectuée par BET Batna, enregistre une évolution très satisfaisante. La
réception de cette structure va permettre d'alléger la pression et la surcharge
que connaissent les autres centres pénitentiaires. En effet, les responsables
tablent sur les projets des deux établissements pénitentiaires de Bir El-Djir
et d'Oued Tlélat pour résoudre l'épineux problème de la surpopulation des lieux
de détention à Oran. Ces deux prisons, d'une capacité de 1.000 places chacune,
devront atténuer de manière considérable la tension enregistrée dans la maison
d'arrêt de M'dina Jdida, qui date de l'époque coloniale.
Le centre de Bir El-Djir à Oran-Est est déjà en cours de réalisation. Toutefois, lancés en 2010 les travaux accusent du retard. Les projets des deux établissements de Bir El-Djir et d'Oued Tlélat ont la même configuration et la même consistance physique, à quelques détails près. Ils sont composés, grosso modo, d'un poste de contrôle principal, d'un centre d'accueil des visiteurs, d'un bloc de l'administration générale, d'ateliers d'entretien, de magasins de stockage, de locaux de logistique, d'un bloc de l'administration pénitentiaire, d'une direction transitoire, d'un parloir hommes, d'un parloir femmes et mineurs, d'un bloc médical, d'une direction de détention, d'un restaurant et d'une boulangerie, d'une blanchisserie, d'un dépôt d'ordures, détention femmes, détention mineurs, détention normale hommes, détention moyenne sécurité hommes, détention haute sécurité hommes, d'une salle polyvalente, d'un atelier de formation, d'un terrain de sport, d'un mur de ronde, etc. L'Etat a mis en œuvre un programme urgent de réalisation de 13 centres de rééducation d'une capacité globale de 19.000 individus, ainsi qu'un autre plan de réalisation de 81 autres établissements, au titre du programme quinquennal, pour la modernisation du secteur. Ces projets sont la traduction sur le terrain des recommandations de la Commission nationale de réforme de la justice, installée en 1999, qui a consacré au milieu carcéral un volet important de mesures d'urgence à mettre en œuvre pour l'humanisation des conditions de détention. Parmi les dispositions prises par la Direction générale de l'Administration pénitentiaire et de la réinsertion (DGAPR), la création d'une cellule chargée d'élaborer des normes et standards architecturaux pour la réhabilitation des établissements pénitentiaires existants et la construction de nouveaux établissements répondant aux normes minima des Nations unies. D'une manière générale, il existe trois sortes d'établissements pénitentiaires, l'établissement pour peines, les centres de détention, l'établissement spécialisé. Concrètement, les établissements pour peines comprenant les maisons centrales sont des prisons fermées affectées à l'exécution des très longues peines, plus de 4 ans, ou bien à l'exécution des peines moins longues d'un an à 4 ans et elles comportent toutes les régimes de sécurité. De plus, elles comprennent les centres de détention dont le régime applicable dans ces institutions est principalement orienté vers la resocialisation, accueillant les condamnés à une longue peine considérés comme moins dangereux. En plus des maisons centrales, des centres de détentions et des maisons d'arrêt, il existe des centres spécialisés destinés à recevoir des condamnés, en fonction de leur sexe, âge, état de santé physique et mental, antécédents et plus généralement de leur personnalité. |
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