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Le crime des Lauriers Roses à la barre

par H. Saaïdia

Le crime commis à la cité des Lauriers Roses pour un mobile «futile», dans la foulée de l'explosion de joie après l'inoubliable victoire des Verts contre les Pharaons à Sousse lors de la CAN 2004, était hier devant le tribunal criminel d'Oran. Cette nuit-là, sous l'effet de psychotropes, un groupe de jeunes fêtards eut une altercation avec un passant. Cause de la dispute: le vrombissement gênant causé par la cylindrée de la moto que la victime conduisait. La dispute a dégénéré lorsque le groupe tenta de délester le motocycliste des espadrilles «Adidas» qu'il chaussait et du drapeau national qu'il tenait. Celui-ci fit alors appel à ses frères et autres copains du quartier. Mais les «renforts» vinrent tardivement. Poignardée et grièvement blessée, la victime a succombé à ses blessures sur le coup. Une rixe entre les deux clans s'ensuivit dans les ruelles des Lauriers Roses et Maraval. Le procureur a requis la réclusion à perpétuité contre trois accusés et l'application de la loi pour le quatrième pour «homicide volontaire, association de malfaiteurs et vol qualifié». Un cinquième accusé, mineur, jugé à part, a été entendu hier par les juges seulement à titre d'information. Selon le dossier d'accusation, ce mineur fut le «fauteur de trouble» étant à la source de la tournure belliqueuse de la prise de bec entre les deux parties. L'affaire est en délibéré. Le verdict sera connu ultérieurement.