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Ils réclament une assemblée générale extraordinaire: Des architectes en colère observent un sit-in

par K. Assia

Plus d'une cinquantaine d'architectes se sont rassemblés, hier, devant le siège du bureau du Conseil local de l'ordre des architectes (CLOA) d'Oran, sis pas loin du quartier de Mirauchaux pour exiger la tenue d'une assemblée générale extraordinaire et l'installation d'une commission pour la préparation des élections tant attendues par la corporation et ce pour le renouvellement de la composante du Conseil local et la nomination de son président. Les protestataires inscrits au Conseil local de l'ordre des architectes (CLOA) dénoncent le flou qui entoure les préparatifs de ce scrutin et déplorent, par là même, le manque d'informations les concernant. Cette assemblée doit se tenir conformément au décret législatif n°97-07 du 18 mai 1994 modifié par la loi du 14 août 2004 relative aux conditions de l'exercice de la profession d'architecte et aussi aux textes réglementaires régissant l'organisation et le fonctionnement de l'ordre des architectes, a noté un contestataire précisant que la corporation exige désormais plus de transparence et appelle au respect de la loi en vigueur.

Dans ce registre, les protestataires indiquent que plusieurs anomalies et insuffisances ont été enregistrées pendant tout le mandat de l'ancien conseil, ce qui les a contraints à prendre les devants et à recourir à ce sit-in. Tout en optant pour le changement et le renouveau, ils précisent à ce titre que seulement trois assemblées générales (AG) ont été organisées en quatre ans au lieu de deux AG par an, tel que régi par le règlement en vigueur.

Ils soulignent aussi qu'aucun bilan moral et financier n'a été présenté à l'assemblée, une situation de plus en plus incompréhensible pour les membres adhérents. Dans une lettre adressée au président du Conseil national de l'ordre des architectes, le collectif réclame la tenue d'une assemblée générale extraordinaire et dénonce la situation préoccupante qui affecte le fonctionnement du Conseil local. En effet, ils signalent que jusqu'à présent aucune date n'a été fixée pour convoquer cette assemblée qui constitue, selon eux, un manquement manifeste aux obligations statutaires et réglementaires.

Ils rappellent également leur droit à l'information sur la gestion du conseil, leur droit de contrôle et d'évaluation des activités de l'instance locale et aussi ils mettent l'accent sur le rôle de leur participation aux délibérations relatives aux orientations et décisions de l'ordre.

Ainsi et face à cette situation, les architectes privilégient le dialogue et la concertation pour un avenir prospère de la profession. Ils demandent l'aide du Conseil national pour tirer au clair cette situation et apporter des solutions concrètes aux problèmes posés afin de hisser cette profession noble au rang requis de la performance et du progrès. Dans le cas contraire, le collectif n'exclut pas le recours à d'autres mesures dont la saisine des juridictions compétentes.