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JS Kabylie: Quand la fierté d'hier devient l'inquiétude d'aujourd'hui

par M. Zeggai

La grandeur d'hier de la JS Kabylie s'est transformée en désillusion aujourd'hui. Le club de la Djurdjura, autrefois symbole de fierté et de talent, qui fascinait par ses exploits et inspirait respect et admiration, semble aujourd'hui perdue, dépourvue de la force, la cohésion et d'un projet sportif à la mesure de sa grandeur. Le géant du football national et continental d'antan, capable de renverser des montagnes sur le terrain, apparaît désormais affaibli, fragilisé et parfois méconnaissable. Comment en est-on arrivé là ? Quels choix, quelles décisions, ont conduit cette prestigieuse formation vers ce déclin inquiétant ? Les réponses sont floues, noyées dans une succession de changements qui n'ont jamais permis à l'équipe de retrouver la stabilité d'autrefois. Des objectifs mal définis et des orientations contradictoires avec la réalité du terrain ont empêché la mise en place d'une politique cohérente, créant confusion et instabilité au sein du club. Ainsi, ce désastre n'est pas le fruit du hasard.

Il est le résultat d'une accumulation de décisions mal étudiées, d'un manque de vision et d'un éloignement des principes fondamentaux qui font la réussite d'un club. Les supporters, jadis remplis d'enthousiasme et de fierté, se retrouvent, aujourd'hui, dans l'incompréhension et la frustration. Les interrogations se multiplient : quels choix auraient pu éviter cette chute ? Et surtout, y a-t-il encore un espoir de renaissance pour la JS Kabylie ? Conséquences de cette crise inattendue et inexplicable, l'entraineur allemand Josef Zinnbauer a été limogé pour insuffisance de résultats après le revers concédé à domicile devant la JS Saoura. Pour sa succession, la direction a nommé Rabah Bensafi comme entraineur intérimaire qui sera secondé, dans sa tâche, par le staff déjà en place.

Une continuité qui traduit la volonté de la direction de préserver une certaine stabilité au sein du groupe. Au fait, pourquoi le désormais ex-coach de la JSK a-t-il échoué après avoir réussi à donner, en un laps de temps assez court, une âme à cette équipe ? Il y a le départ des deux fers de lance, Boualia et Berkane, qui ont affaibli l'artillerie des ‘Jaune et Vert'.

Aussi, de nombreux observateurs estiment que certaines décisions arbitrales ont pesé lourdement sur les résultats, influençant des matches clés et freinant la dynamique de l'équipe. Entre facteurs externes et choix sportifs, la saison actuelle de la JSK semble ainsi marquée par une combinaison de circonstances défavorables, relançant le débat sur la gestion globale du club et la stabilité de son effectif. Sans pour autant oublier l'insuffisance technique de quelques éléments qui ne répondent pas aux critères de revêtir le maillot des Fergani, Larbès, Baris, Adghigh, Menad, Cerbah, Saib et les autres. Un maillot, dont l'histoire a été écrite par le duo Stefan Zwitko-Khalef Mahieddine sans oublier le président emblématique Mohand Cherif Hannachi.