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Agression américano-sioniste: L'Iran poursuit sa riposte

par Mohamed Mehdi

Lundi, 18e jour de l'agression américano-sioniste contre l'Iran. La crise énergétique prend de l'ampleur et prépare le terrain non seulement à une crise économique, mais à une vague de famine qui touchera 45 autres millions de personnes dans le monde.

Les bombardements israéliens et américains sur différentes parties de l'Iran se sont poursuivis hier. Les agences de presse iraniennes Fars et Mehr ont rapporté des explosions dans le centre de la capitale, Téhéran, et ont fait état de «l'activation des défenses aériennes».

La riposte iranienne ne s'est pas fait attendre visant l'entité sioniste par deux vagues successives de missiles et de drones en l'espace de moins de deux heures, «contre des cibles situées dans les territoires occupés (Nahariya, Beit Shemesh, Tel-Aviv et Al-Qods Ouest), ainsi que des bases militaires américaines dans la région», affirment les Gardiens de la révolution (CGRI).

L'Agence «Iran in Arabic» a fait part d'une attaque de drone contre le «radar d'alerte précoce AN/FPS-117 de fabrication américaine à l'aéroport de Qaisumah, dans le nord-est de l'Arabie saoudite».

En outre, l'Autorité britannique des opérations commerciales maritimes (UKMTO) a affirmé avoir «reçu un signalement d'incident survenu à 23 milles nautiques à l'est de Fujairah, aux Émirats arabes unis».

«Un pétrolier a déclaré avoir été heurté par un projectile non identifié alors qu'il était au mouillage», ajoute l'organisme, précisant que des «dommages structurels mineurs ont été signalés» et «aucun membre de l'équipage n'a été blessé». Par ailleurs, le ministère iranien du Renseignement a annoncé, hier, dans un communiqué relayé par l'agence de presse Tasnim, la saisie de centaines de systèmes Starlink, permettant une connexion internet par satellite, «introduits clandestinement dans le pays par les États-Unis et Israël». Les CGRI pour leur part ont annoncé l'arrestation de «55 agents de l'entité sioniste et des États-Unis, dans la province d'Hormozgan, dans le sud du pays».

Comme à Ghaza, au Liban l'entité sioniste cible le personnel médical et de secours

Au Liban, depuis le début de l'agression et jusqu'au 16 mars, le nombre de victimes des bombardements israéliens sur plusieurs régions du pays a atteint 886 martyrs, dont 67 femmes et 111 enfants, et 2141 blessés, dont 362 femmes et 332 enfants, a indiqué lundi le ministère libanais de la Santé. Pour la seule journée du 16 mars, le nombre de victimes enregistrées est de 36 martyrs et de 36 blessés, ajoute la même source.

Comme à Ghaza, le secteur de la santé libanais a été énormément touché par les vagues sauvages de bombardements sionistes visant des civils. Ainsi, selon les chiffres du ministère libanais de la Santé, jusqu'au 16 mars, 107 membres du personnel médical et de secours ont été victimes des attaques israéliennes, dont 38 martyrs et 69 blessés.

Les attaques sionistes ont également ciblé 30 véhicules et ambulances, 13 centres médicaux ambulatoires, 53 services d'urgence médicale et ont conduit à la fermeture de 5 hôpitaux.

Etats-Unis : Opposé à la guerre, Joe Kent le directeur du NCTC démissionne

Le désormais ancien directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme (NCTC)», Joe Kent, démissionne de son poste avec «effet immédiat», en raison de son opposition à la guerre contre l'Iran.

«Après mûre réflexion, j'ai décidé de démissionner de mon poste de directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme, avec effet immédiat», écrit M. Kent sur son compte personnel sur la plateforme X.

Pour lui, l'Iran «ne représentait aucune menace imminente» pour les Etats-Unis. «Je ne peux en conscience soutenir la guerre en cours en Iran. L'Iran ne représentait aucune menace imminente pour notre nation, et il est clair que nous avons déclenché cette guerre sous la pression d'Israël et de son puissant lobby américain», ajoute Joe Kent.

Le PAM alerte : 45 millions de personnes menacés de famine si la guerre se poursuit

Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) a averti, mardi dans un communiqué, que «près de 45 millions de personnes supplémentaires pourraient basculer dans une situation d'insécurité alimentaire aiguë, voire pire (niveau 3 ou supérieur de l'IPC), si le conflit ne prend pas fin d'ici le milieu de l'année et si le prix du pétrole reste supérieur à 100 dollars le baril», et ce en plus des 318 millions de personnes «déjà en situation d'insécurité alimentaire dans le monde».

Le PAM rappelle les «niveaux records» de la faim «lorsque la guerre en Ukraine a éclaté en 2022», ce qui a impacté «349 millions de personnes», mettant en garde contre le risque de «faire face à une situation similaire dans les mois à venir». «Bien qu'en 2026 le conflit se déroule dans un centre névralgique de l'énergie mondiale et non dans une région productrice de céréales, l'impact potentiel est similaire, car les marchés de l'énergie et de l'alimentation sont étroitement liés», note le PAM.

«Le quasi-blocus du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz et les risques croissants pesant sur la navigation en mer Rouge font déjà grimper les prix de l'énergie, du carburant et des engrais, aggravant la faim au-delà du Moyen-Orient», ajoute le document.

Les plus vulnérables sont «les pays d'Afrique subsaharienne et d'Asie» en raison de «leur dépendance aux importations de produits alimentaires et de carburant», souligne le PAM, rappelant que cette crise «survient dans un contexte de graves pénuries de financement».