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Guerre américano-sioniste: L'Iran appelle les pays du Golfe à «expulser les agresseurs étrangers»
par Mohamed Mehdi Dimanche, l'agression américano-sioniste
contre l'Iran entame sa troisième semaine (16 jours), alors qu'Israël poursuit
le massacre des civils et du personnel de santé au Liban.
La riposte iranienne généralisée rend cette agression très coûteuse pour les Etats-Unis et l'entité sioniste, ainsi que pour l'économie mondiale qui s'étrangle, en raison de la hausse du prix du gaz et du pétrole, ainsi que de la perturbation de la chaine d'approvisionnement pour l'industrie, depuis la fermeture par l'Iran du détroit d'Ormuz comme mesure de rétorsion contre l'agression américano-sioniste. Les déclarations du président américain Donald Trump se font de plus en plus contradictoires. Samedi soir, tout en proclamant la «victoire totale» contre l'Iran, il a lancé un appel aux «alliés» qui dépendent du pétrole du Golfe de contribuer à maintenir le détroit d'Ormuz ouvert, leur promettant de «beaucoup les aider». Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré, samedi, que son pays «attaquera les installations des entreprises américaines au Moyen-Orient si ses infrastructures énergétiques sont visées», et appelle ses voisins du Golfe à «expulser les agresseurs étrangers». De son côté, Ali Laridjani, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, a déclaré sur X : «J'ai entendu dire que les membres restants du réseau d'Epstein ont ourdi un complot visant à provoquer un incident similaire au 11 septembre et à en accuser l'Iran». Laridjani ajoute : «L'Iran s'oppose fondamentalement à de tels projets terroristes et n'est pas en guerre contre le peuple américain». Samedi, le Croissant-Rouge iranien (IRCS) a annoncé un bilan provisoire des attaques américano-israéliennes faisant état de «près de 43.000 bâtiments civils endommagés, dont 36.500 étaient des habitations». L'armée israélienne a déclaré avoir frappé plus de 200 sites en Iran au cours des dernières 24 heures, notamment à Téhéran et Ispahan. Pas de navires de guerre des pays alliés pour «sécuriser» le détroit d'Ormuz L'appel adressé samedi par Trump aux alliés des Etats-Unis et même à la Chine à envoyer des navires de guerre pour sécuriser le détroit d'Ormuz de facto sous contrôle iranien depuis le début de l'agression contre le pays, ne semble pas avoir eu l'écho attendu, selon Al Jazeera English. Interrogé par des médias américains, une porte-parole du ministère britannique de la Défense a déclaré que le Royaume-Uni «discute actuellement avec ses alliés et partenaires de différentes options pour garantir la sécurité de la navigation dans la région». La France a déclaré qu'elle n'enverrait pas de navires. Dans un message publié sur X, le ministère des Affaires étrangères a déclaré : «Non, le porte-avions français et son groupe restent en Méditerranée orientale», ajoute la même source. Des responsables japonais ont déclaré aux médias locaux que le Japon n'enverrait pas de navires simplement parce que Trump le demande, affirmant : «Le Japon décide de sa propre réponse et l'indépendance de jugement est fondamentale.» De son côté, Takayuki Kobayashi, responsable des politiques du Parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir au Japon, a déclaré que le seuil requis «extrêmement élevé» pour que Tokyo envoie ses navires de guerre. Pour rappel, la France, l'Italie et la Grève négocient avec l'Iran le rétablissement de l'accès au détroit d'Ormuz, a indiqué il y a trois jours le Financial Times. L'Iran et le Hezbollah lancent des vagues de missiles vers l'entité sioniste L'Iran a annoncé, dimanche, le lancement de sa 53e vague d'attaques, ciblant des sites dans les territoires occupés et trois bases américaines à l'aide de missiles et de drones. «Des missiles à fragmentation ont frappé des villes israéliennes, dont Tel-Aviv et Eilat, faisant sept blessés et endommageant des bâtiments résidentiels», rapporte AJE, ajoutant que la 12e chaîne israélienne a rapporté cinq attaques iraniennes durant la nuit, tandis que le Hezbollah a lancé quatre salves de missiles vers Israël au cours de la même période. L'armée iranienne affirme avoir ciblé «l'unité de police Lahav 433 et le centre de communications par satellite de Gilad Defense en Israël à l'aide de drones», alors que les Gardiens de la révolution annoncent avoir bombardé «le commandement des opérations aériennes israéliennes» en utilisant «pour la première fois le missile stratégique Sejjil à propergol solide». Pour sa part, le Hezbollah dit «avoir frappé la base aérienne de Palmachim, au sud de Tel-Aviv, à 140 km de la frontière, à l'aide d'un missile sophistiqué», ainsi qu'un «rassemblement de véhicules ennemis près de la ville frontalière d'Adaysseh avec des drones». «Nous avons ciblé le complexe militaro-industriel israélien de Rafael Nord Kiryat avec un barrage de missiles», a également déclaré le Hezbollah. Des rapports de médias israéliens ont fait état de chutes de missiles iraniens et de la résistance libanaise, à «plusieurs endroits à Tel-Aviv, dont Bnei Brak, et dans le centre de la Palestine occupée». Comme d'habitude, et compte tenu de la censure, les médias israéliens ne font état que de quelques blessés. Selon Al Jazeera, le Fonds israélien d'indemnisation a annoncé avoir reçu 11.000 demandes d'indemnisation depuis le début de l'agression sioniste contre l'Iran et le Liban, dont 7.648 pour des dommages matériels. OMS : bombarder un hôpital ou une école n'est pas une «erreur de calcul» Dans une publication sur la plateforme X, le Directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a dénoncé, samedi, le ciblage des civils en Iran et au Liban, ainsi que la politique sioniste de famine à Ghaza, sans toutefois nommer Israël et ni les Etats-Unis. Il a qualifié ces actes de «crimes de guerre». Tedros Adhanom Ghebreyesus écrit : «bombarder un hôpital ou une école n'est pas une «erreur de calcul». Tuer un ambulancier n'est pas un «dommage collatéral». Affamer des civils n'est pas une «tactique de négociation». Ce sont des crimes de guerre. Point final. Appelons un chat un chat». Le jour même, un communiqué de l'OMS a condamné les bombardements visant les personnels de santé et de secours survenus vendredi au Liban. «Les meurtres, au cours des dernières 24 heures, de 14 agents de santé dans le Sud-Liban marquent un développement tragique dans la crise croissante du Moyen-Orient», affirme l'Organisation, confirmant «la mort de 12 médecins, ambulanciers et infirmiers lors d'une attaque survenue tard hier soir (vendredi, ndlr) contre le centre de soins de santé primaires de Bourj Qalaouiyeh». «Quelques heures auparavant, deux ambulanciers avaient perdu la vie dans des attaques contre un établissement de santé à Al Sowana», précise le communiqué. L'OMS a recensé, depuis le 2 mars, «27 attaques contre des établissements de santé au Liban, ayant fait 30 morts et 35 blessés, dont les événements tragiques de vendredi». Le communiqué rappelle que «conformément au droit international humanitaire, le personnel et les infrastructures médicales ne doivent jamais être attaqués ni militarisés». |
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