Envoyer à un ami | Version à imprimer | Version en PDF

Agression israélo-américaine contre l'Iran: Une guerre très coûteuse pour les Occidentaux

par Mohamed Mehdi

Vendredi, 14e jour de l'agression américano-sioniste contre l'Iran. La riposte iranienne se poursuit et provoque des dégâts en Israël et sur les intérêts américains dans la région.

Au Liban, les bombardements sionistes visent carrément des civils, y compris dans le centre de Beyrouth. Le Hezbollah met en application ses menaces de cibler les colonies du nord des territoires palestiniens occupés.

D'intenses bombardements ont touché tôt vendredi les environs de Téhéran, la capitale iranienne, ainsi que des zones périphériques.

L'agence de presse iranienne Mehr a rapporté qu'une attaque américano-israélienne visant un commissariat de police dans le quartier de Fashafouyeh, au sud de Téhéran, a fait 2 martyrs et 9 blessés.

La même source a fait état de 2 martyrs et 10 blessés lors de bombardements dans le quartier Haft Chenar dans la capitale iranienne, précisant que 100 logements ont été endommagés, dont 30 entièrement détruits.

Toujours à Téhéran, la coalition américano-israélienne a bombardé à proximité (un kilomètre, selon Al Jazeera) du passage de la manifestation célébrant la Journée mondiale d'Al Qods, qui a lieu le dernier vendredi du Ramadan, provoquant le martyr d'une femme.

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré, hier, le président iranien et le ministre des Affaires étrangères participant séparément à la manifestation dans les rues de Téhéran.

Un avion ravitailleur américain s'écrase en Irak

Un avion ravitailleur américain s'est écrasé, jeudi, à l'ouest de l'Irak, tuant quatre des six membres d'équipage à bord, a annoncé le Commandement central des États-Unis (CENTCOM), précisant que la perte du KC-135 n'était pas due à des tirs ennemis ou amis, rapporte Al Jazeera English (AJE).

Selon AJE, le communiqué du CENTCOM laissait entendre que l'accident impliquait deux avions, possiblement entrés en collision ou effectuant des manœuvres rapprochées. Le second avion, a-t-il ajouté, a atterri sans encombre.

La même source rapporte également que « la Résistance islamique en Irak a revendiqué la destruction de l'appareil, affirmant avoir abattu un KC-135 de l'armée américaine dans l'ouest de l'Irak «avec l'arme appropriée» ».

Liban : 687 martyrs, dont 98 enfants et 62 femmes

Le bilan des victimes des bombardements israéliens contre le Liban est passé, jeudi, à 687 martyrs, dont 98 enfants et 62 femmes, a indiqué le ministère de la Santé libanais. Les frappes israéliennes ont également tué 18 secouristes et blessé 1774 personnes, indique la même source.

L'entité sioniste a bombardé le village d'Erkay, dans le district de Sidon, faisant 9 martyrs, dont 5 enfants, a annoncé, jeudi, le ministère libanais de la Santé, précisant que 7 autres personnes ont été blessées.

Selon AP News, un photographe de l'agence, « présent sur les lieux, a constaté que plusieurs bâtiments étaient rasés et que les dégâts étaient considérables ».

Des frappes aériennes visant des villes du sud du Liban ont fait 6 autres martyrs, a également indiqué le ministère.

Par ailleurs, une attaque de missiles du Hezbollah visant Zarzir, une ville située à une centaine de kilomètres au nord d'Al Qods, près de la frontière libanaise, a fait 58 blessés, selon AP News qui cite le service d'ambulances israélien. « Des images diffusées par le service d'ambulances, prises sur le lieu de l'impact, montrent des voitures endommagées et des débris éparpillés », précise AP News.

Le Hezbollah a revendiqué, tôt vendredi matin, avoir tiré plusieurs salves de missiles en direction du nord de l'entité sioniste et des troupes israéliennes stationnées au sud du Liban.

L'entité sioniste continue de censurer les informations relatives aux dégâts provoqués par les attaques de l'Iran et du Hezbollah, et n'annonce que des blessés. Des images impressionnantes de l'attaque simultanée, menée dans la nuit de mercredi à jeudi par l'Iran et le Hezbollah, qui ont pu échapper à la censure, montrent les déluges de feu sur de nombreuses villes et d'importants dégâts sur les bâtiments visés, notamment à Tel-Aviv.

Le baril de brut repasse la barre des 100 dollars

Les répercussions économiques de cette agression se font de plus en plus sentir. Au-delà du marché énergétique, la décision iranienne de fermer et de filtrer le passage des navires commerciaux via le détroit d'Ormuz commence à impacter plusieurs secteurs industriels.

Le pétrole repasse au-dessus des 100 dollars, malgré la décision des 32 pays membres de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) de libérer une importante partie de leurs réserves stratégiques et celle de Trump d'assouplir les sanctions imposées au pétrole russe.

La décision prise, le 11 mars, par l'AIE de «mettre à disposition du marché 400 millions de barils de pétrole», un volume considéré comme le «plus important déblocage de réserves stratégiques de pétrole» de l'histoire de l'Agence. «Les pays membres de l'AIE détiennent des stocks d'urgence de plus de 1,2 milliard de barils, auxquels s'ajoutent 600 millions de barils de stocks industriels détenus en vertu d'obligations gouvernementales», explique un communiqué de l'Agence. Craignant une forte crise énergétique, certains pays européens ont entamé des négociations avec l'Iran pour faciliter le passage de leurs navires via le détroit d'Ormuz.

Le Financial Times a rapporté, vendredi après-midi, que « la France et l'Italie entament des pourparlers avec l'Iran dans l'espoir de garantir le passage sûr du détroit d'Ormuz». Ajoutant que «les Européens cherchent des solutions pour relancer leurs exportations d'énergie, tandis que le nouveau guide suprême iranien s'engage à maintenir la fermeture du détroit». Sur le sol américain, la hausse des carburants a atteint 21,8% depuis le début de l'agression contre l'Iran. Le prix du gallon (3,78 litres) a grimpé de plus de 50% passant de 2,30 à 3,60 dollars (une moyenne nationale), selon AP News. Dans une interview sur Sky News, Scott Bessent, Secrétaire d'Etat au Trésor, a mentionné que l'agression contre l'Iran «avait jusqu'à présent coûté aux États-Unis environ 11 milliards de dollars».