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ES Mostaganem: Quand la gestion et l'anarchie mènent l'Espérance vers la dérive

par M. Zeggai

L'Espérance de Mostaganem se trouve dans une trajectoire quasi irréversible vers le purgatoire en raison d'une gestion défaillante. Entre problèmes de gestion, manque de stabilité et résultats décevants, la relégation se profile à l'horizon. La direction, jugée incapable d'assurer une gestion efficace, est pointée du doigt au même titre d'ailleurs que les joueurs dont l'insuffisance technique a été préjudiciable aux ‘Vert et Blanc'. Le club ne sombre pas uniquement sur le plan des résultats. Il s'enfonce surtout à cause d'un manque criant de gestion, de vision et de stratégie à long terme. Les résultats catastrophiques sont venus parachever une saison désastreuse à tous les niveaux. Le constat est sans appel : une saison sans repères, sans résultats et sans la moindre lueur capable de satisfaire le public d'un club au riche passé. Le recrutement, perçu par de nombreux observateurs comme davantage dicté par une logique populiste que par un véritable projet sportif, soulève de sérieuses interrogations. Au fait, qu'ont-ils apporté les Belamri, M'bolhi et Zeffane à l'Espérance ? A-t-on remplacé les Aoudjène, Hitala et Boulkaboul ? Les nouveaux joueurs du mercato hivernal possèdent-ils le niveau technique requis pour s'intégrer dans un collectif qui lutte pour le maintien et de répondre aux exigences d'un championnat où chaque point vaut son pesant d'or ? On est en droit de se demander sur quels critères les dirigeants se sont réellement appuyés pour engager de tels joueurs. Ont-ils tenu compte des besoins réels de l'équipe, de son style de jeu, de l'équilibre ou simplement des noms et du passé des joueurs ? En football, la réussite d'un transfert ne se mesure pas uniquement à la réputation ou aux statistiques passées d'un joueur. Ce qui compte avant tout, c'est sa capacité à renforcer l'équipe et à compléter les forces existantes. Une mauvaise évaluation peut compromettre la performance globale. Car au final, ce n'est pas la notoriété d'un joueur qui fait gagner des matches. La gestion administrative, elle aussi, apparaît approximative. Que signifie le limogeage du coach Nadir Leknaoui et son retour quelques semaines après ? Cela illustre un manque de vision et de stabilité préjudiciable à l'équilibre de l'équipe. A cela s'ajoute un déficit de rigueur dans le traitement de certains écarts disciplinaires. Aussi, l'absence de sanctions fermes face à des comportements contestés alimente un sentiment d'impunité chez certains joueurs qui semblent se croire intouchables malgré une contribution limitée aux performances de l'équipe. Les humiliations se multiplient et entachent la réputation d'un club historique. Dans un climat de grande inquiétude, le public exprime sa profonde frustration face à la situation actuelle de l'équipe. C'est ce qui arrive quand le populisme et les intérêts personnels priment sur ceux du club sans pour autant oublier l'ingérence de pseudo-managers, comme nous l'a souligné un ancien joueur. Une chose est sûre : l'ESM ne mérite, en aucun cas, ces mascarades qui ont nui à son image. Ne joue pas qui veut à l'Espérance. Endosser le maillot des Ould El Bey, Ould Moussa, Zidane, les frères Kheirat et les autres figures emblématiques, est un honneur qui exige discipline, mérite et respect pour ceux qui ont construit sa légende et sa grandeur.