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Agression américano-sioniste: Plus de 1.000 martyrs en Iran

par Mohamed Mehdi

Mercredi, 4 mars 2026, l'agression américano-sioniste contre l'Iran est à son 5e jour consécutif, et pourrait s'étendre à « plusieurs semaines », selon le président Trump. Jusqu'à hier, les attaques contre l'Iran ont fait au moins 1.045 martyrs et des dizaines de blessés, selon les médias officiels.

La riposte des forces armées iraniennes se poursuit avec la même intensité sur plusieurs fronts. L'Iran annonce qu'il «contrôle totalement le détroit d'Ormuz». Le Hezbollah continue également ses attaques. La situation globale dans la région du Moyen-Orient semble se diriger vers davantage d'escalade. Des «explosions massives à Tel-Aviv, Al-Qods et Ramallah», a rapporté le correspondant d'Al Jazeera, ajoutant que «le commandement du Front intérieur israélien a indiqué que les sirènes retentissaient également à Beit Shemesh et Herzliya». Des médias israéliens ont rapporté que des missiles avaient été lancés simultanément depuis le Liban et l'Iran visait Tel-Aviv, le sud de Haïfa et Ashkelon. Cette «double attaque» s'est produite à «trois reprises en deux heures», selon la 12e chaine israélienne.

Le Hezbollah a affirmé avoir ciblé un véhicule blindé de transport de troupes israélien dans le village de Houla, ainsi que «des radars du Dôme de fer sur le site de Kiryat Eliezer, dans la ville occupée de Haïfa, à l'aide de drones».

Israël a mené une série de bombardements sur différentes régions du sud Liban. Alors que l'armée américaine a ciblé un navire de guerre de la marine iranienne au large des côtes du Sri Lanka.

L'attaque de l'école de filles en Iran était «probablement délibérée»

Samedi 28 février 2026 au matin, parmi les premières cibles des bombardements américano-sionistes menés contre l'Iran figurait une école de filles située dans la ville de Minab, dans le sud du pays.

Une enquête d'Al Jazeera n'exclut pas que l'attaque, qui a coûté la vie à au moins 165 écolières (âgées de 7 à 12 ans) et des membres du personnel de l'école « Shajareh Tayyebeh » (Le Bon Arbre) de la ville de Minab, ainsi que 95 autres personnes ont été blessées, était «probablement délibérée».

Malgré les tentatives de «distanciation» de la part aussi bien des Américains que de leurs protégés sionistes, affirmant qu' «ils n'étaient pas au courant qu'une école avait été touchée», «une analyse menée par l'unité d'investigation numérique d'Al Jazeera, portant sur des images satellites compilées sur plus d'une décennie, ainsi que sur des extraits vidéo récents, des articles de presse et des déclarations de sources officielles iraniennes, révèle une tout autre réalité».

«Les conclusions de l'enquête montrent que l'école était clairement distincte d'un site militaire adjacent depuis au moins dix ans», rapporte Al Jazeera English (AJE). «Cela pourrait même soulever des questions quant à savoir si la frappe visait délibérément l'école», ajoute la même source.

L'enquête, qui se base sur des images satellites étalées sur une dizaine d'années jusqu'au jour de l'attaque, montre que «lorsque l'attaque américano-israélienne a débuté le matin du 28 février 2026, l'analyse des frappes a révélé une anomalie : les missiles ont touché la base militaire et l'école, mais ont épargné le complexe clinique spécialisé situé entre les deux».

«Cette exclusion ne peut être attribuée au hasard ; elle indique fortement que les responsables de l'attaque disposaient de coordonnées et de cartes permettant de distinguer les différentes installations du complexe (militaire)», ajoute AJE.

Pour les enquêteurs, «si les renseignements étaient suffisamment à jour pour épargner une clinique ouverte depuis seulement un an, comment expliquer qu'ils n'aient pas permis d'identifier une école primaire séparée du complexe militaire et devenue une institution civile clairement définie depuis plus de dix ans ?»

«Cette contradiction ne laisse place qu'à deux explications : soit le bombardement de l'école résulte d'une grave défaillance des renseignements due à l'utilisation de bases de données obsolètes qui n'ont pas reflété l'évolution du complexe, soit il s'agit d'une frappe délibérée, fondée sur une conception qui assimile l'école au système militaire», ajoute Al Jazeera English.

QatarEnergy invoque la situation de «force majeure»

QatarEnergy a affirmé, mercredi, avoir «invoqué la force majeure» pour ses clients affectés après avoir précédemment annoncé l'arrêt de sa production de GNL et de produits dérivés.

La décision de lundi de cesser la production de gaz naturel liquéfié (GNL) et des produits dérivés a eu un effet quasi immédiat provoquant, en quelques heures, une hausse de près de 50% des prix de gros de référence du gaz aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, tandis que les prix de référence du GNL en Asie ont grimpé de près de 39%.

Les répercussions économiques de l'agression américano-israélienne s'étendent aussi aux compagnies américaines et autres multinationales basées dans la région qui s'apprêtent à évacuer leurs employés dans la région, a indiqué hier The Wall Street Journal.

«Nvidia et Amazon ferment temporairement leurs bureaux à Dubaï, des employés de Google bloqués en raison de la guerre entre les États-Unis et l'Iran», a annoncé la chaîne américaine CNBC. «JPMorgan, Goldman Sachs et Citigroup ont demandé à leurs employés de la région de travailler à domicile», rapporte Business Insider.

Quant aux pertes économiques pour Israël dues à son agression contre l'Iran, elles «pourraient atteindre 2,9 milliards de dollars par semaine», rapporte Al Jazeera English qui cite le ministère des Finances de l'entité sioniste.

Après les menaces de Trump : Le président du Conseil de l'UE exprime sa solidarité avec l'Espagne

Lors d'un entretien avec le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, le président du Conseil européen, António Costa, a exprimé la «pleine solidarité» de l'UE face aux menaces proférées la veille par le président des États-Unis de couper tout le commerce avec l'Espagne après le refus de cette dernière d'autoriser l'armée américaine à utiliser ses bases pour des missions liées aux frappes contre l'Iran.

« Je viens de m'entretenir par téléphone avec M. Sánchez pour lui exprimer la pleine solidarité de l'UE avec l'Espagne », a écrit M. Costa sur X. « L'UE veillera toujours à ce que les intérêts de ses États membres soient pleinement protégés », a-t-il ajouté, réaffirmant le « ferme attachement de l'UE aux principes du droit international et à l'ordre international fondé sur des règles, partout dans le monde».