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Oran :
Après l'achèvement des travaux de protection contre les risques d'effondrement: Lancement prochain d'une opération de restauration du Palais du Bey
par APS Et D.B. Le monument historique du
Palais du Bey Mohamed El Kébir, situé dans le vieux
quartier Sidi El Houari à Oran, va bénéficier d'une opération de restauration,
a-t-on appris, lundi, auprès de la direction locale de la culture et des arts.
L'opération, inscrite au titre de l'exercice financier 2026, concernera le palais classé au patrimoine national, ainsi que les remparts, les tours de défense, les écuries, les aménagements extérieurs et la mise en valeur du site, a indiqué à l'APS le chef du service du patrimoine, Djamel-Eddine Barka. La même direction a élaboré le cahier des charges et l'a déposé auprès de la commission des marchés, a fait savoir le même responsable, ajoutant que l'entreprise chargée de la réalisation sera ensuite sélectionnée afin de lancer les travaux de restauration dans les plus brefs délais. Compte tenu de l'ampleur du projet, il a été proposé de le fractionner en trois phases, selon la même source, qui a également précisé que le bureau d'études ayant supervisé les travaux d'urgence pour la protection du Palais du Bey sera chargé du suivi du projet de restauration de ce monument historique. Cette opération intervient après l'achèvement des travaux de protection contre les risques d'effondrement et de dégradation. Les actions engagées ont consisté en d'importants travaux techniques et d'ingénierie visant à consolider les parties fragilisées, stopper la détérioration structurelle du palais, renforcer le bâtiment, installer des colonnes en bois soutenues par des supports en fer dans les différentes ailes du palais, protéger les toitures contre les intempéries et traiter les fissures, souligne-t-on. Les travaux ont également concerné la protection des bâtiments annexes, tels que le hammam historique et le Donjon rouge (Bordj El Ahmar) mérinide, ainsi que l'élagage des racines d'un grand arbre qui menaçaient la structure du mur d'enceinte. Selon des sources historiques, le Palais du Bey a été construit à l'intérieur du fort espagnol «Rosalcazar» par le Bey Mohamed El Kébir Ben Othmane en 1792, qui en fit sa résidence. Ce monument comprend plusieurs ailes, dont le diwan, la chambre de la favorite, les tours de surveillance et d'autres dépendances. Il est également relié à plusieurs sites historiques voisins, dont la mosquée du Pacha et un réseau de tunnels d'Oran. Il y a lieu de rappeler que l'ex-wali d'Oran M. Saïd Sayoud avait annoncé la relance imminente de deux importants projets à l'arrêt depuis plus de deux décennies. Il s'agit du projet de réaménagement de l'hôtel Châteauneuf et la restauration du Palais du Bey. L'ex-wali avait révélé que l'hôtel Châteauneuf, qui devait abriter le nouveau siège de l'APC d'Oran, sera aménagé et exploité en tant qu'un hôtel 5 étoiles. L'ex-chef de l'exécutif a insisté sur le respect de l'aspect architectural qui doit être en adéquation avec l'environnement historique dans lequel il se trouve. M. Sayoud avait indiqué que des procédures de transfert de la propriété de Châteauneuf vont être lancées afin d'entamer sa réhabilitation. Ce projet qui traine depuis plusieurs années devait en principe être réaménagé en un siège pour la commune d'Oran. Un projet qui n'a jamais vu le jour. Quant au site historique du Palais du Bey, l'ex-wali a signalé que l'Etat a pris la décision de lever le gel du projet et de le restaurer. Le premier responsable a indiqué que la direction de la culture procédera à des travaux urgents pour une meilleure protection du site. A ce titre, la direction de la culture avait programmé une étude du projet de réhabilitation, mais avant cela, des mesures urgentes pour protéger cet édifice avaient été prises. Parmi les nombreux vestiges que recèle la wilaya d'Oran, bon nombre de sites et monuments de grande valeur culturelle et historique sont laissés à l'abandon. C'est tout un vestige porteur d'une importante charge historique qui périt aux yeux de tous, alors que le patrimoine culturel d'Oran constitue une fenêtre ouverte par excellence sur l'histoire du pays tout entier. Pour les chevronnés de l'histoire et de la recherche archéologique, le Vieil Oran abrite plusieurs sites archéologiques attirant des touristes dont 70 monuments non classés, 14 autres classés monuments nationaux témoignent de plusieurs époques historiques qu'a connues la capitale de l'Ouest algérien. Des joyaux architecturaux du XIXe siècle s'effritent et risquent de s'effondrer à tout moment, des écoles, l'hôpital Baudens complètement abandonné et pillé, la place de la Perle (ex-place la Blanca) à partir de laquelle Sidi El Houari a été construit, se trouvent dans une situation déplorable. Un état de fait qui devrait inciter les pouvoirs publics à donner plus d'importance à ces anciens édifices. |
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